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Les Idées de Lauréa Posts

La maison du bonheur

Ce week-end, je les ai regardé jouer ensemble, j’ai pris le temps de me poser 5 minutes, et je les ai observés. Longuement pour une fois, pour de vrai, je les ai vu, là en plein milieu du salon, entre la chaise et la table basse, l’une instable, debout, mettant en suspense sa future gamelle, l’autre assise, en tailleur, le regard ailleurs.  Les deux, les filles, ensemble comme une évidence, en train de jouer, en train de se chercher, en train d’être eux, comme un tout.

Ce Week-end, Ça rigolait sec, la grande forcée, un peu, la petite naturelle, pour l’instant, et puis les deux ensemble. Ça rigole souvent, ça se marre même plutôt bien. Surtout pour faire des bêtises, celles qui font sourire, celles qui font dire que ce n’est pas grave, celles qu’on apprécierait presque. Ça arrache le papier peint, la petite mais la grande aussi, ça saute dans le lit, la grande surtout, ça essaye de grimper dedans, la petite en majorité. Ça joue dans les DVD, ça les sort, puis les remets, les balance, les machouilles. Ça mange les croquettes du chat, la petite seulement. Ça écrit sur les murs avec de la craie, la grande pour une fois. Ça joue dans le bol du chat, la petite, again, ça se mouille, ça se lave, ça glisse dedans, ça s’amuse et ça tombe.

La grande et la petite, ça sonne un peu comme Laurel et Hardy, ensemble, deux êtres si différents, et qui pourtant rigolent à l’unisson. Ce double rire, ce « HEY » qui sonne comme un « attends moi, j’arrive », ces jambes qui galopent les unes derrière les autres, ce duo qui va nous en faire baver. Ce 4 pattes qui va presque aussi vite que les 2 de devant.

Avec elles, la maison n’est jamais parfaitement rangée, beaucoup de choses trainent, les jouets, les papiers à ranger, les papiers passés du stade à ranger à presque mis dans les pochettes, les dessins de l’école, ceux de chez la nounou, ceux fait à la maison. Les dessins, les peintures, les montages de bric et de broc, le bazar, leur bordel.

Leur bordel qui fait sourire comme leurs cris qui font râler, leurs larmes, leurs bleus, le ras le bol, les raaaaaaaaaaah, les lâches ta sœur, les ‘yen a marre », les remises en question, les saturations, les dodos tristes et les complications. Le stress de ne pas arriver à les comprendre, de trop en vouloir, les analyses constantes, les angoisses de ne pas bien faire, de vouloir trop en faire. Ce bric et broc d’émotions. Cette instabilité qui fait de nous des experts du chat perché.

Ce chat qui au milieu des 2 se cache, se méfie, file entre les jambes et vit à l’heure des 2.

Dans cette maison qui n’en n’est pas totalement une, on sourit, on rit, on pleure, on s’interroge, on se questionne, on se câline, mais surtout on s’aime.

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Et déjà 1 an de toi

Si on m’avait dit il y a 1 an que j’aimerai un deuxième enfant, je ne l’aurai pas cru. Si on m’avait dit que tu prendrais au temps de place dans mon cœur que ta sœur, je l’aurai nié. Si on m’avait dit, il y a des années qu’aimer ses enfants était comme des tremblements de terre, j’aurai rigolé.

Aimer ses enfants, quelle idée !

Fleur, la deuxième, la petite, celle qui est censé être cachée dans l’ombre de sa sœur, la bonne blague. Tu es rentré dans nos vies, il y a maintenant 1 an, l’année la plus importante, l’année où tu apprends pleins de choses. Cette année aura vu passer ton premier sourire, ton premier rire, ta première dent, tes premiers bravo, tes premiers Maman, papa, tellement de premier qu’on redécouvre avec toi, si différents de ceux de ta sœur.

Et maintenant cette année aura vu ta première bougie, ton premier gâteau.

1 an, ma Fleur, j’ai envie de dire Déjà, car au fond c’est vrai que cette première année avec toi est passée à une vitesse de fou. Bien plus qu’avec ta sœur. Tu es là, et j’ai l’impression que tu l’as toujours été. Cette place de deuxième tu la tiens à la perfection.

Souriante avec tes 5 dents, tu sais y faire, mener le monde à la baguette, amadouer les gens avec tes yeux bleus. Clown de première, tu te marres pour un rien, un papier sur une table te fait rire pendant bien 5 minutes. Fripouille, tu n’es surtout pas la dernière à faire des bêtises et pas loin d’être la première.

Ma peureuse de l’extrême qui passe ta vie debout mais jamais trop loin d’une chaise ou d’un mur. Mon Taz qui nous fait l’immense honneur de parfois lâcher ses « deubeubeu » pour prononcer un « maman » voir un « nanenane » pour appeler ta sœur.

Ma crevette, tu es gourmande un jour et puis le lendemain tu boudes tout tes repas.  Mon bébé sourire, toi qui a appris si vite que tu n’aurais pas le droit qu’à ta maman pour toi toute seule. Petite fille déjà au grand cœur avec tes câlins en mode catch, et tes bisous-nez.

Tu es si différente de ta sœur, et pourtant comme deux gouttes, tu lui ressembles.

Ma Fleur, si unique et tellement Toi.

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Le mythe des Martine

-« Dis maman pourquoi ma maitresse elle ne s’appelle pas Martine ?
-« Bah parce que c’est une autre Maitresse »
-« Ouai mais je ne la connais pas moi, alors je vais l’appeler Martine, comme Martine, ça sera mieux »

Après une rentrée catastrophique : Grosse crise de larmes, angoisses et tout le tintouin. Ce matin, Mini était plutôt contente de retourner à l’école, comme une nouvelle rentrée, elle a retrouvé ses copains/copines, sa nouvelle atsem, sa nouvelle classe et sa nouvelle Maitresse qui a récupéré le doux nom de celle de l’année dernière : Martine. Ce qui pourrait être drôle dans cette histoire c’est qu’elle s’est bien faite à sa nouvelle atsem qui l’a consolée hier et n’a pas cherché à l’appeler Marie-Hélène (nom de celle de l’année dernière).

Mini n’a jamais fais de crises pour aller à l’école, ça a toujours été un bisous, un Check et hop on y va. Toujours contente d’apprendre et de voir de nouvelles choses. Pourtant cette année, ça a été catastrophique, une rentrée horrible, j’ai du laisser une Mini en larmes, accrochée à la porte. On lui avait pourtant bien expliquer qu’elle allait changer de Maitresse, de classe, et de copains/copines, tout ça elle l’avait bien saisi, elle était rempli de questions sur le chemin, tout sourire, elle n’avait qu’une envie c’était de rentrer. Le drame a été en arrivant comme un tilt dans sa tête, ce n’était pas Martine qui était devant sa classe. Elle voulait voir « sa maitresse préférée », et cette fois-ci ça a été un tilt pour moi, on ne l’avait pas vu venir mais au final Mini s’est prise d’affection pour son ancienne maitresse. Elle avait su la comprendre, lui faire aimer pleins de nouvelles choses, elle avait été là pour elle pendant 1 an, et elle s’est accroché à sa maitresse comme avec sa nounou. Mini, accro aux personnes qu’elle apprécie.

Mini, les sentiments en vrac a vécu son premier vrai chagrin et a découvert à son plus grand désarroi que toutes les maitresses ne s’appellaient pas Martine.

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A mi-chemin de la prépa Marathon

Cette semaine, j’entame la 6ème semaine du plan de préparation pour le marathon. J’avais envie de faire un petit retour à mi-parcours, histoire de mettre à plat toutes ces émotions. C’est compliqué de sortir la tête de l’eau lorsqu’on est en plein dedans et qu’il ne faut rien lâcher.

Au niveau du plan en général, je crois que je tiens bon, plus que 4 semaines et demi, et ça sera le grand saut. Je me suis faites à l’idée de suivre des exercices et je pense même que je vais garder quelques exos sous le coude pour après, histoire de faire 1 fois par semaine une course « technique ».

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Sur cette deuxième partie de l’entrainement les exercices ont donnés ça  :

Semaine 3 (suite) :

Séance 2 : 1 heure 15 de footing à 9,5 km/h

Séance 3 : Sortie de 2 heures en allure progressive avec au moins 1 heures à une allure proche de 10,55km/h

Semaine 4 :

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 15 x 300 m (1’15 sur 300 m – Récup de 1’) + 10′ retour au calme

Séance 2 : 1h30 de footing à 9,5 km/h

Séance 3 : 30′ d’échauffement + 3 à 4x2000m (4’28 par 1000m – récup 30′30) + 15′ retour au calme (Non effectué)

Semaine 5

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 2 séries de 8x200m (49’’ sur 200 m – Récup de 1’ entre chaque 200m et 3′ entre les séries) + 10′ retour au calme

Séance 2 : 1h30 de footing à 8,5 km/h

Séance 3 : 45′ d’échauffement + 3 x1000m (4’33 par 1000m – récup 4′) + 15′ retour au calme

Semaine 6

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 12 x 400 m (1’42 sur 400 m – Récup de 1’) + 10′ retour au calme

Séance 2 (demain) : 1h de footing à allure calme (8,5 km/h).

Séance 3 (Jeudi): Semi marathon en 2 heure ou SL de 20 à 25 km en allure marathon.

La semaine 3 a été mitigée un peu comme les 2 autres avant, j’ai fais les exercices comme il le fallait (ou presque), mais j’avais comme une impression de me trainer, comme si je n’évoluais pas. Du coup, lors de la semaine 4, j’ai préféré mettre de côté la séance 3 pour effectuer une course officielle (pas cool mais bon j’en avais besoin): un 10 km. Je m’étais mise en tête de le faire en 50 minutes, et l’objectif a été presque rempli. Au final le chrono a affiché 50 minutes et 17 secondes, une petite victoire dans le méandre de ces entrainements. Et pour tout vous dire ça a fait du bien à ma motivation, ça m’a donné un p’tit coup de pouce au moral.

Les entrainements ont continué mais la chaleur n’a presque jamais baissé. Et y’a pas à dire faire du fractionné sous une chaleur étouffante ce n’est pas hyper agréable, du coup la plupart du temps j’ai préféré réduire les exercices histoire de ne pas m’effondrer. Par exemple, au lieu de faire x12, je faisais x10 (ouai je sais boooouh re pas bien).

Le but est de se faire plaisir et non d’être dans la souffrance.

Au niveau du mental, si je voulais résumer je dirai que c’est comme les entrainements je suis mitigée. Toujours motivée, mais je ne sais pas si ça va le faire. J’aime l’idée de faire des exercices et j’ai bien ressenti que c’était nécessaire pour m’améliorer. On va dire que le verre est à moitié rempli histoire de rester sur du positif.

En parfaite débutante de plan, je le conseille vivement, et oui moi la grande fan du bordélique « Runnesque », j’apprécie le faite de faire du « technique » et surtout d’y arriver. Je pense que de temps en temps ça ne peut qu’aider après à savoir quel plan il faut choisir pour du quotidien (améliorer sa vitesse/cardio/distance), je ne saurai vous dire alors je vous laisse entre les mains de mon ami Google. En tout cas, après le marathon, j’y retournerai plutôt deux fois qu’une.

On reparle de tout ça le 2 octobre ?

jdbLe 10 kms (avec le gros beug de la montre qui a oublié de partir…)

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Sa particularité

On sait qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez Mini, on sait qu’elle est différente. Pas la différence prétentieuse que pourrait croire certaines personnes, on sait juste qu’elle n’est pas comme les autres. Elle a ce petit truc en plus qui fait tilt au quotidien, ce comportement déstabilisant, cette façon d’être qui dérange. Vous allez me dire qu’on ne peut être sur de rien tant qu’elle n’aura pas été évalué par un spécialiste, et vous auriez tellement raison, pourtant on ne peut m’enlever cette idée.

Le soucis c’est qu’on ne sait juste pas quoi.

Lorsque j’étais petite, il y avait aussi quelque chose qui n’allait pas chez moi, certaines personnes en ont parlé à mes parents, des maitresses plus particulièrement, ils ont écouté, ils ont acquiescé mais ils ont toujours refusé de faire quoi que ce soit.

Je n’avais que la différence d’être chiante.

Ils ont préféré couper court en me mettant la belle étiquette d’hyperactive et n’ont jamais cherché plus loin. Les choses ont été que rien ne s’est arrangé, qu’on ne me passait rien et que de toute façon je n’étais qu’une hyperactive, capricieuse et gamine trop chiante pour être supportable.

Maintenant je suis adulte (du moins je crois) et j’en suis aujourd’hui à me demander ce qui cloche avec moi, c’est hyper joyeux je vous le conseille (et pas du tout nombriliste en plus). Ne pas savoir quel pète j’ai aux casques, c’est déstabilisant, désagréable, et très compliqué. Surtout dans mon travail, surtout dans ma vie de famille, surtout dans ma vie tout court.

Je ne ferai pas la même erreur.

J’ai fais le choix de ne pas laisser Mini comme ça, je veux qu’elle sache, je veux la comprendre. J’aimerai qu’on nous donne des informations sur comment apprivoiser sa particularité, avoir des billes de notre côté pour la soulager, et pour l’aider à se sentir bien.

Sa particularité qui sonne comme la mienne.

A vivre au quotidien, c’est assez dur à gérer, j’essaye de ne pas me projeter et je tente de faire ma route à côté d’elle, main dans la main, sans mélanger mon soucis d’adulte à ses complications d’enfants. J’essaye de la gérer, de me gérer, à l’unisson, on est en désaccord. Je tente de ne pas me voir en elle, et de simplement la comprendre avec mon expérience personnelle, la faire grandir comme il se doit, et qu’elle soit elle même.

Apprivoiser sa façon de penser.

Pour l’instant le pire étant de ne pas savoir, on ne peut qu’imaginer ce qui ne va pas, et tant qu’on n’aura pas mis de mots sur ce que nous avons, elle et moi, nous ne pourrons jouer qu’avec des peut être. Il parait que le temps aidera, alors laissons faire le temps pour trouver des réponses à nos questions.

Savoir, comprendre, avancer, et la faire devenir un enfant et une adulte épanouie.

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Ma Prépa marathon : Plan Objectif 4 heures

Cette année je me suis mise en tête de faire un Marathon, la première étape de mon objectif personnel. Pour réussir ce challenge, j’ai décidé de suivre une préparation, une grande première pour moi qui a toujours favorisé le plaisir à la discipline (et pas que dans le running).

Sur internet on trouve un peu de tout, des plans de toutes sortes avec de la fréquence cardiaque, de la vitesse, des kms, en 4 ou 3 séances, en 8 ou 10 semaines, du coup j’ai tenté de coller au mieux à mes habitudes et surtout à ce que je pouvais faire. Je suis (du verbe suivre donc) un plan sur 10 semaines avec 3 exercices de running par semaine (à côté de ça j’ai rajouté une séance de renfo de 30 minutes + 1 séance de piscine par semaine). Ce plan est pour finir le marathon en 4 heures mais vu que c’est mon premier, je préfère me dire que l’objectif sera déjà de le finir tout court. 3 entrainements par semaine sur 10 semaines, c’est ce qui me paraissait le mieux pour gérer le travail, la vie de famille et cette addiction à la course. La plupart du temps je cours entre midi et deux à mon travail, sinon pour les sorties plus longues, je cours le soir. Je suis réglée pire qu’un coucou suisse : Lundi/Mercredi/Vendredi pour la course, et repos le week-end pour profiter un peu de la tribu.

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Les entrainements pour vous faire une idée de ce que j’endure :

Semaine 1 :

Séance 1 : 1 heure de footing à 9,5 km/h

Séance 2 : 1 h de footing à 9,5 km/H + 5 x 100 m à allure marathon (10,55km/h)

Séance 3 : 30′ d’échauffement + 4×1000 m (4’23 par 1000 m – Récup de 2′) + 15′ retour au calme

Semaine 2 :

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 10 x 400 m (1’42 sur 400 m – Récup de 1’15) + 10′ retour au calme

Séance 2 : 1h15 de footing à 9,5 km/h

Séance 3 : 30′ d’échauffement + 6 x1000m (4’23 par 1000m – récup 2′) + 15′ retour au calme

Semaine 3

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 10 x 500 m (2’10 sur 500 m – Récup de 1’30) + 10′ retour au calme

Je n’arrive pas encore à savoir ce que je déteste le plus entre le fractionné qui me déguenille à chaque coup, et les sorties à allure modérée où je passe mon temps à contrôler ma vitesse (en vrai j’adore les sensations après une sortie fractionnée).

Cette préparation me permet de fournir la concentration et la rigueur qui me manque sûrement à mon quotidien de runneuse du dimanche (ça se sent là que j’essaye de me convaincre que ça me fait du bien ?).

En fait, j’ai l’impression d’être tout le temps mitigée, j’aime bien courir, je suis contente de réussir les exercices (ou presque) mais purée qu’est ce que c’est chiant de devoir se tenir à quelque chose.

Avoir De la discipline, suivre un entrainement, être obliger de faire, en gros tout ce que je déteste.

En terme d’entrainement, j’ai vraiment hâte de faire mes sorties longues qui sont plus flexibles, un peu de lâché prise ne fera pas de mal. Et au final, j’ai plus que hâte de pouvoir faire le marathon, savoir si les entrainements aident, et surtout voir si j’en suis capable. Finir cette première étape pour pouvoir m’entrainer plus pour réaliser mon vrai objectif.

On en reparle en Octobre ?

Sans titreSemaine 2, Entrainement 2.

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Ces enfants-là

Souvent lorsqu’on se promène, je les vois ces enfants-là, ceux qui se reculent légèrement à la vue d’un simple geste, presque invisibles, attentifs aux moindres signes, en alertes constantes. Ceux qui n’ont peur de rien, juste peur d’eux. Ces enfants-là qu’on dénigre, ces enfants-là qu’on pointe du doigt parce qu’on ne les comprend pas, de l’extérieur comme de l’intérieur. Ces enfants-là qui ont le sourire, la bêtise facile, la larme difficile et l’enfance discrète. Ces enfants-là qui grandissent trop vite, qui apprennent trop vite. Ces enfants-là qui ne le sont déjà plus.

Ces enfants-là qui reconnaissent le bruit de la porte qui claque, de la colère qui monte, du verre de trop qui pousse à. Ces enfants-là qui savent ce qui va leur arriver rien qu’au son du pas qui approche. Ces enfants-là qui ont appris bien trop tôt à savoir survivre, à savoir quoi dire, à savoir comment réagir. Ces enfants-là qui ne connaissent pas le mot confiance. Ces enfants-là qui ont cessé de crier, qui ont cessé de penser. Ces enfants-là qui ne sont plus là. Ces enfants-là dont l’entourage se fou.

Ces enfants-là, je les reconnais presque trop bien. Les habitudes qu’ils ont, les gestes de repli, leurs colères grandissants, leurs haines pour survivre, leurs yeux presque vides, leurs sourires faux. Ces enfants-là qui n’ont jamais cru aux mains tendus. Ces enfants-là qui sont là malgré eux, qui attendent le prochain cri, la prochaine colère, le prochain coup. Ces enfants-là qui pensent encore que c’est de leurs fautes, qui s’excusent d’être là, qui veulent simplement que ça se finisse. Ces enfants-là qui ont appris à se modeler, à être autrement, à faire comme il faut ou presque. Ces enfants-là, à la coquille vide et aux murs immenses.

Ces enfants-là qui ne comprennent pas pourquoi. Ces enfants-là qui pleurent loin des regards, ces enfants-là qui n’ont aucune faiblesse. Ces enfants-là qui grandissent malgré tout. Ces enfants-là qui ne savent pas comment. Ces enfants-là qui ne s’étonnent plus. Ces enfants-là qui savent que la seule chose qui peut les protéger, c’est eux-même, et encore parfois ils doutent. Ces enfants-là qui ne voient pas le bout du tunnel. Ces enfants-là qui ne connaissent que ça.

Ces enfants-là qui deviennent des adultes. Ces adultes qui savent. Ces adultes qui se sont construits comme ils pouvaient, avec des fondations faussées, des murs branlants. Ces adultes qui ont une partie en moins. Ces adultes qui ne sont pas vraiment des adultes et qui n’ont jamais été vraiment des enfants. Ces adultes qui ne comprennent toujours pas pourquoi, ni comment.

Cet enfant-là, cet adulte-là.

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Rêver

Depuis toute petite j’adore rêver, j’aime me glisser dans ce monde qui n’est pas réel, cet endroit où je peux être ce que je suis, où je peux contrôler ce que je veux, où je me sens bien, où je me sens moi.

Je ne sais pas si en grandissant je me suis mise plus de barrières, je ne sais pas si elles ont toujours été là, ces barrières. Ce manque de confiance pour sauter le pas, ce pas qui me ferait rêver pour de vrai.

J’aimerai savoir danser et le faire sur la muraille de Chine ou en haut de la Tour Eiffel.

J’adorerai Voyager au bout du monde

Apprendre plusieurs langues comme le Japonais ou la langue des signes

J’aimerai savoir coder pour de vrai

J’aimerai ne plus me soucier de rien

J’aimerai refaire le monde

J’aimerai que chaque Hommes et Femmes se sentent égaux, aimés, heureux dans leurs vies.

J’aimerai être en paix à l’intérieur de mon cœur

J’aimerai que cette colère cesse.

J’aimerai arrêter d’être tirailler entre la joie et la tristesse

J’aimerai plus de simplicité dans les relations

J’aimerai, je souhaiterai, je voudrai

Arrêter d’utiliser ce Je.

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Vouloir retrouver son âme d’enfant

Qui n’a jamais rêvé de retrouver un bout de son enfance ? Cette innocence que nous avions lorsque nous étions tout petit ? Nos yeux qui s’écarquillent le lendemain de Noël devant les cadeaux ? Notre cœur qui se gonfle parce que nos parents ont pensé à nous en revenant du travail en nous prenant quelque chose qu’on aime ? Le plaisir de jouer à chat avec nos copains d’école ? Faire d’une montagne une petite bosse ? Notre âme d’enfant donc, où est-elle partie ? Et si chaque jour nous voulions la retrouver ?

Depuis quelques semaines, avec l’homme nous jouons à PokemonGo (oooooh mooon dieu quelle horreur), comme certains pourraient nous le reprocher nous avons un travail tous les deux, des enfants plus ou moins bien éduqués (nous n’avons pas la prétention de dire qu’ils le sont bien mais Mini dit bonjour, au revoir, merci, pardon), et nous nous inquiétons pour l’avenir.

En fait, on est bien assez inquiet pour l’avenir, pour le notre, pour celui des filles, pour notre travail, pour notre quotidien que nous chérissons, pour nos parents, notre famille. Oui nous sommes inquiets, Oui nous voyons aussi la montée du terrorisme, Oui nous pleurons les morts, les attentats, Oui on a le cœur au fond de l’estomac lorsque nous voyons les infos, Oui ça craint car nous voyons la haine gagner. Oui se faire taxer par l’état on connait, Oui on a peur de perdre notre travail nous aussi. Oui tout ça on le sait, on nous le rabâche, on le vit au quotidien. Et Merci de nous rappeler chaque jour que la vie ça craint, merci vraiment, on oublie tellement vite.

Oui, il se passe des choses graves dehors, oui il serait temps de réagir, d’arrêter d’être devant nos écrans, bouger, crier, faire entendre nos choix, notre voix, Oui je comprend votre colère, votre énervement devant cette génération qui pour vous n’en a que faire des autres, qui pour vous ne pense qu’à eux, qui pour vous sont égoïstes (si vous pouviez apprendre à les connaître avant de les juger, ça vous aiderait à arrêter de dire des conneries).

Oui mais voilà l’espace d’un instant, 10/20 minutes, le temps que Mini aille s’éclater au parc, le temps que Fleur fasse un tour en poussette, nous on est là comme deux gamins à jouer aux Pokémons, à les chercher, à se défier, à savoir lequel en a le plus. Oui c’est Puéril, Oui ça ne sert à rien, Oui ça ne va pas nous sauver du Terrorisme, ni faire baisser le chômage. Oui, Nous sommes bien d’accord la dessus, mais sachez que l’espace d’un instant, l’espace d’une sortie, on oublie l’horreur, on oublie l’angoisse, on oublie ce qui ne va pas.

Un Jeu n’a jamais eu la prétention de faire des miracles.  Un jeu comme le nom l’indique est fait pour jouer, pour passer du bon temps, pour se distraire, pour arrêter de penser à ce putin de quotidien qui commence à faire chier (pardon pour ma vulgarité mais merde quand même).

Les jeux vidéos, nous sommes nés dedans avec l’homme, des consoles on en a vu passer dans nos mains, et pourtant nous ne sommes pas devenu totalement abrutis, nous n’avons (encore) tué personne(s), nous sommes (presque) des adultes responsables. Avec le temps, nous avons vu la haine monter contre ce phénomène qui est le gaming, à croire qu’il fallait trouver un fautif. On a bien trop souvent pointé les jeux vidéos car ce jeune homme était mal dans sa peau, qu’il ne sort plus; car le voisin a pris son fusil et est allé tuer une dizaine de personnes, car cette fille qui était si souriante avant c’est suicidée. Sachez que ce jeune homme qui se sent mal dans sa peau, c’est peut être lié au faite qu’on se raille de lui à l’école, que ses parents divorcent, qu’il n’a pas confiance en lui, que personne ne fait attention à lui. Sachez que peut être ce voisin si il est si mal c’est qu’il a perdu sa femme, ses enfants, qu’il n’en peut plus de la vie. Sachez que cette fille si elle s’est tuée, c’est peut être parce qu’elle s’est faite agresser. En fait, les gens n’ont pas attendu les jeux vidéos pour être mal, c’est juste un passe temps comme un autre (sacré révélation, hein ?). Si ils avaient tous joué au bilboquet, on l’aurait accusé d’être lié à tous ces malheurs ?

Et là, je vois encore que le jeu vidéo est un bouc émissaire, une fois de plus, on le pointe du doigt. Il faut bien accuser quelque chose, on s’ennuyait tellement entre deux attentats, entre deux morts. Je vais vous avouer quelque chose (oui encore j’avoue beaucoup de choses ce matin), les gens n’ont pas attendu les jeux vidéos pour être con, ils n’ont pas attendu de jouer à Pokémon pour se tuer en voiture, pour aller faire chier les voisins, pour ne pas faire attention à eux.

Alors si vous pouviez laisser notre madeleine tranquille, si vous pouviez arrêter de pointer du doigt ce léger besoin de décrocher de ces horreurs, ça nous soulagerait, légèrement.

Et vous savez quoi ? Tout ça, ça ne changera pas du jour au lendemain. Comme disait George : « quand on est con, on est con ».

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Quelques infos sur les p’tits pots

Fleur a maintenant 10 mois, avec la diversification qui a commencé à 5 mois, on découvre petit par petit ses goûts et ses envies, et au temps dire que c’est plus compliqué qu’avec Mini. Du coup, à la maison c’est couci couça, un coup du fait maison, un coup des p’tits pots, même si au début je n’étais pas trop pour mais que voulez vous, j’ai appris à les apprivoiser.

J’ai profité de faire partie de la Team Bledifamily pour me renseigner (en retirant tout mes aprioris (si si on en a tous plus ou moins selon le sujet)) et en savoir plus sur Blédina (je vous vois venir en lisant la marque en mode oooooh naaaaan pas eux) (mais je comprend car moi aussi j’étais comme vous, blindée d’aprioris).

J’ai participé à plusieurs tables rondes, à la visite de l’entreprise à côté de Lyon, et même récemment d’un verger, j’ai écouté, j’ai posé des questions (même celles qui fâchent), et j’ai regardé d’un œil différent le sujet des petits pots.

Grâce à ce projet j’ai pu apprendre pleins de chose sur Blédina (aaaaaaah Oooh aaaah)(chut) et leurs façons de faire les produits et surtout sur la réglementation mise en place et leurs envies de faire toujours au plus proche de l’agriculture locale (pour info: 95% des matières premières utilisées par Blédina proviennent d’Europe). Ce sujet me touche particulièrement, c’est pour cela qu’en Juin, j’ai accepté d’aller visiter un verger à côté de Lyon avec d’autres blogueuses mais aussi avec des lectrices et mamans.

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A Lyon, la personne que nous avons rencontré nous a parlé de son exploitation et de son envie de produire en agriculture raisonnée c’est à dire qu’il prend en compte la nature et ses besoins : moins de pesticides, plus de solutions adaptés à la nature…

Nous avons découvert que le contrat entre les agriculteurs et Blédina était très exigeants, ainsi les agriculteurs doivent tenir un cahier des charges assez costaud afin que les produits soient au top niveau qualité pour les futurs petits pots de nos loulous.

Et si les légumes qu’on utilise pour faire du fait maison possédaient plus de pesticide que les petits pots ? En effet, la norme européenne exige que le petit pot bébé contienne moins de 0.01 mg de pesticide par kilo (c’est peu, hein ?). Les contrôles sont très strictes côté alimentation infantile ainsi une matière première se verra contrôlé après la récolte.

Blédina à l’écoute des consommateurs propose des produits originaux et qu’on ne voit pas partout. Ils font attention à vos remarques afin de proposer des produits qui conviennent à tous ainsi ils ont préféré sortir une gamme où il y a très peu de mélange afin que ça soit meilleur, vous pouvez donc retrouver du purée Artichauts cabillaud ou même purée panais dinde.

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Les petits pots c’est toujours pas glop pour vous ?

Pas de soucis, si vous êtes disponible le 27 et 28 septembre et que vous souhaitez participer au programme  « Parents Témoins » de Blédina, il suffit de vous inscrire à cette adresse  : http://goo.gl/forms/6m3NU1GC0vM4YMun2. Vous serez contactés dès que la liste des participants sera bouclée.

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