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Les Idées de Lauréa Posts

Hue anime l’imagination de vos enfants {concours}

Jour 7 – [The Dindes are Back]

15977957_1749681565057502_6827830128274211453_nC’est une première semaine de concours qui se termine aujourd’hui mais soyez rassurés une deuxième semaine arrive et on continue de vous gâter ! (OUF)

Aujourd’hui, C’est Hue qui vous gâte sur le blog avec les Dindes.

 

HUE_Blue_logo

Et de chez Hue je vais vous parler de leur station d’animation (maaaais késako ?).

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Hue a inventé une manière de créer vos propres animations pour satisfaire les plus petits comme les plus grands (coucou les grands enfants).
Rien de plus simple en 5 étapes vous avez votre propre animation personnalisée avec votre son ou en important des pistes audio et bien sur vos propres photos.
Vos enfants (avec votre aide bien sur si vous le souhaitez (je vous vois les fans d’animations hein) pourront créer des adaptations visuelles allant du texte simple au animation complète avec son et image. Ils pourront créer leurs propres histoires et personnages, ils concevront des bandes sons ainsi que des fonds. Grâce à cet outils ils monteront à eux seuls (oui oui avec votre aide je ne vous oublie pas) leurs projets comme des grands et ils seront fières de montrer leurs œuvres à tous !

Et comme une vidéo parle plus que des mots je vous laisse aller la voir sur youtube.

On n’oublie pas les règles :

 

15965802_1820352088219589_6131103221434153740_nHue en partenariat avec les dindes vous permet de gagner une station d’animation (celui qui est sur l’image plus haut), pour cela rien de plus simple, il vous suffit de répondre à ce questionnaire ci dessous :

Jeu ouvert du 22 Janvier 2017 au 29 Janvier 2017 Inclus.

Aujourd’hui vous pouvez aussi gagner un lot Nestlé du côté de la page facebook sur le nuage de Lexou.

Et bien sur n’hésitez pas à aller voir du côté des autres Dindes, il y a des concours tous les jours par chez elles aussi :

Un landau à talons Julie Ju de Framboise Hina Les Idees de Laurea
Mademoiselle Farfalle Dans la peau d'une fille Maeline nuage de lexou

EDIT : Le gagnant est Valérie Pascal, Bravo à Elle !!! Et Merci à tous !

 

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Laissez vous porter par Ergobaby {concours}

Jour 3 – The Dindes Are Back – 2017

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Aujourd’hui c’est la marque de portage Ergobaby qui vous gâte.

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Ergobaby & nous, c’est une grande histoire d’amour, souvenez vous ça a été un vrai coup de cœur lorsqu’on la acheté pour Mini, et la marque nous a bien sur suivi avec Fleur dès son plus jeune âge et encore maintenant lorsque nous faisons des sorties où il y a beaucoup de monde comme le marché de Noël, on dégaine l’ergo pour plus de tranquillité et Fleur est toujours ravie de se laisser porter (même si en ce moment elle préfère découvrir le monde à sa hauteur).
Nous on est de grands convaincus, rien de tel pour garder bébé au chaud et contre soi. Et même pour les grands c’est pratique lorsqu’ils ne sont pas de grands marcheurs (bon c’est loupé pour nous, Mini (et même Fleur) adore marcher).

Aujourd’hui je vais vous parler de celui-ci :

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L’ergobaby 360 °
(J’imagine que vous vous doutez pourquoi ce modèle en particulier sachant que nous avons le classique à la maison)

Cet Ergo permet 4 manières de porter :

  1. sur le ventre (celle où j’ai plus porté Fleur dès sa naissance avec le coussin nouveau né)
  2. sur le dos (celle où j’ai porté Mini quand elle a commencé à être grande)
  3. sur le coté (la favoris des filles)
  4. face au monde (Bon il faut que j’avoue que je ne suis pas fan de cette dernière mais je n’ai jamais essayé ça se trouve ça peut être bien.)

Il est conseillé jusqu’à 36 mois et 15 kgs. La marque Ergobaby fait ses produits pour que l’enfant soit porté en position physiologique c’est à dire que Le Porte-Bébé Ergobaby 360 et ses 4 Positions est reconnu comme sain pour les hanches de bébé par l’Institut International de la Dysplasie de la Hanche (c’est tout de même important de le souligner).
Ce nouvel ergobaby a une ceinture ventrale plus large pour que le dos de celui qui porte se porte bien (ah ah ah trop de jeux de mots d’un coup là), bien sur le bébé dedans est en position naturelle en « grenouille » avec leur colonne vertébrale qui forme un « C » et il permet toujours un bon maintien  (quand je vous dis qu’il déchire tout cet ergo).

Maintenant je vous laisse relire les règles avant de passer aux choses sérieuses bien sur :15965802_1820352088219589_6131103221434153740_nErgobaby en partenariat avec les dindes vous permet de gagner un ergobaby 360° (celui qui est sur l’image plus haut), pour cela rien de plus simple, il vous suffit de répondre à ce questionnaire ci dessous :

Jeu ouvert du 18 Janvier 2017 au 25 Janvier 217 Inclus.

Aujourd’hui vous pouvez aussi gagner un lot Rowenta du côté de la page facebook des Petits papiers D’Hina.

Et bien sur n’hésitez pas à aller voir du côté des autres Dindes, il y a des concours tous les jours par chez elles aussi :

Un landau à talons Julie Ju de Framboise Hina Les Idees de Laurea
Mademoiselle Farfalle Dans la peau d'une fille Maeline nuage de lexou

 
 
 

A demain pour d’autres aventures !

EDIT : C’est Amandine Saude qui gagne le lot ERGOBABY 360°. Bravo à toi et Merci à tous !! Regarde vite ta boite mail 😉

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Les Dindes Are Back {Teasing}

Non le blog n’a pas été complètement déserté (bon d’accord juste un peu mais c’est pour une (voir plusieurs) bonne raison (promis). Je reviens (nous revenons) pour une nouvelle saison des Dindes, nous sommes de retour pour vous jouer presque de mauvais tours mais ceux là sont remplis de cadeaux !

Et sous vos Olas, Veuillez accueillir le grand retour des Dindes :

2017 The Dindes ARE BACK !!

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Et pour cette nouvelle édition 2017, je vous présente sans attendre les marques qui nous suivent et qui vont vous gâter. Vous allez reconnaître certains noms qui sont là depuis un certain temps déjà et puis des p’tits nouveaux que nous sommes ravis d’accueillir. Eeeeet sans plus attendre :aK_rHdI515442321_1682832751742384_3995295551793830963_n15875603_1820390031549128_487718101717399942_ologo_Fleurus
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Merciiii à eux de nous faire confiance et de vous offrir ces superbes lots (que vous ne savez pas encore mais promis ils sont tous très chouettes !! )

Petit pic de rappel pour ceux qui ont l’habitude de nous suivre et pour les p’tits nouveaux, voici les règles de ces concours, à apprendre par cœur : 15965802_1820352088219589_6131103221434153740_nEt bien sur dans cette nouvelle aventure, je ne suis pas seule, voici les 7 autres blogueuses qui seront avec moi et qui vont vous gâter comme il se doit :

Un landau à talons Julie Ju de Framboise Hina Les Idees de Laurea
Mademoiselle Farfalle Dans la peau d'une fille Maeline nuage de lexou

 

Je vous dis à demain pour de nouvelles aventures pour cette édition 2017 !
Et pour ne rien perdre de cette nouvelle aventure n’oubliez pas la page facebook des dindes avec le récapitulatif des concours !

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Déconnexion

Je ne sais pas si vous avez vu mais ici c’est un peu le vide, voir le néant. On pourrait croire que c’est dû aux vacances et il est vrai que j’en ai bien profité mais au final il n’en n’est rien. J’ai fais une coupure blog, j’ai fais un arrêt sur ma vie, j’ai préféré dire stop. Trop de choses à gérer, trop d’émotions à supporter, trop d’eux, trop de monde, trop de bruits. J’avais besoin de me retrouver et de voir si je prenais le bon chemin.

J’ai mis en pause pas mal de projets, j’ai fais le ménage dans l’appartement et dans ma tête (surtout dans cette dernière pour vous dire même si en vrai j’ai cassé du meubles et donné beaucoup de choses). Et puis j’ai ouvert de nouvelles portes, j’ai commencé à me poser les bonnes questions et j’ai construits petit par petit de nouveaux horizons.

J’apprends à grandir. Je reprend le dessus. Je ne me cherche plus.

Je crois que je suis simplement en train d’assumer cette petite fille devenue femme. J’ai beau faire la maline, dire beaucoup de choses et avoir la tête haute aujourd’hui, je me suis laissé avoir par les mauvaises habitudes, par les mots, par ces années à subir. Je me suis laissé toucher. Je pourrai vous faire une auto-analyse maintenant mais ça ferait beaucoup trop à gérer pour chacun. Et puis il faut dire que je ne suis pas douée pour parler de moi comme pour beaucoup de choses d’ailleurs.

Encore aujourd’hui j’ai besoin de me laisser convaincre que ça vaut le coup.

Alors oui, plusieurs fois j’ai eu envie de lâcher l’affaire. Ça serait même vous mentir de dire que certains matins quand le blog était down je n’ai pas eu envie qu’il y reste. J’en ai eu marre de me regarder le nombril, en même temps il est loin d’être beau et je suis même pas sur qu’il vaille le coup.

Le temps passe et je vais bien, je vais mieux. Les choses ont justes changés. Le combat est différent, la petite fille a grandit, je ne me bats plus contre eux, je lutte contre ce qu’ils m’ont fait devenir.

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Ps : J’ai beaucoup hésité avant de publier cet article, si maussade soit-il mais au fond ça reste une partie de moi, et puis je reviens très vite vers vous pour plus de folie avec les Dindes.

Ps²: Un sujet sur grandir dans un cocon familial malsain ça vous tenterait ? (ah ah ah ah)

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SaintExpress 2016

Comme pour le marathon et la Courzapat, petit retour sur cette première SaintExpress.

img_20161206_122024On se donne rendez vous avec deux collègues à 19H30 à la Halle Tony Garnier à Lyon. Un p’tit coucou furtif à Runner mais pas que et c’est repos jusqu’au départ des navettes. Je prends le temps de me concentrer juste un peu une première fois. Le moral n’est pas très bon, je ne sais pas si ça va le faire, je suis plutôt inquiète et mes ongles s’en rappelleront.

parcourssainte45 minutes de car plus tard, on découvre Ste Catherine de nuit, on remarque qu’il n’y a qu’une seule tente pour l’attente, elle se remplie assez vite et on se retrouve dehors dans le froid alors que le départ n’est donné que dans 2 heures. On aperçoit un bâtiment à côté avec de la lumière, on en profite pour se glisser dedans avec d’autres coureurs, on apprendra quelques minutes plus tard que c’est le poste de secours et qu’il faut sortir. L’anecdote racontera qu’il aura fallu trois sommations par 3 personnes différentes, et l’ouverture des deux autres tentes réservées pour le ravito pour nous faire sortir de la maison (une trentaine de personnes c’était réfugiée dans cet endroit au chaud). En sortant, on constate que les moins chanceux attendent dans le froid sous les couvertures de survie.

img_20161206_121641Le départ est donné en 3 vagues à partir de 23heures, nous partons dans la dernière à 23H22. Le « chauffeur » fait le récapitulatif des difficultés en boucle, et je rêve qu’il se taise (alors qu’il m’aura été d’une grande aide sur la fin, grâce à lui je me suis souvenue de la dernière montée ce qui m’a permis de me « conserver » jusqu’au bout). Dernier instant pour se concentrer, j’essaye de me détendre, on va bientôt partir.

Décompte en partant de 10.

Contrairement au marathon, je n’ai pas le parcours en tête, je sais seulement où sont les ravitos. On atteint très vite la première difficulté, ce qui créera le premier bouchon. La descente du Bois d’Arfeuille nous accueille avec ses énormes cailloux, heureusement ils ne sont pas trop glissants. Aussitôt descendu, on voit arriver sur notre gauche, la montée du Mont des Rampeau, qui annonce la couleur de cette Saintepxress, ça grimpe et sur la fin je m’aide des arbres pour tenir le coup.

Les coureurs commencent à s’appeler entre eux pour ceux qui sont partis en groupe et j’avoue qu’à chaque prénoms entendus, je souris car naturellement j’appelle mes collègues aussi pour savoir si nous sommes toujours ensemble. Je profite d’un temps calme pour raconter une blague, la même que pour le marathon. Un bouchon se forme, je profite pour me détendre et récupérer du chemin parcouru. Un de mes collègues en profite pour faire une pause technique. On continue d’avancer pour l’attendre légèrement plus loin, et là devant nous, le fameux serpentin de lumière, je réalise qu’on y est, enfin, depuis le temps qu’on en parle.

On est plutôt bien servi en boue pour cette première partie, et certains coureurs prennent des pincettes pour avancer ce qui créera à plusieurs reprises des bouchons et des réflexions dans le peloton, pour le coup ça a été plutôt reposant, ils m’auront aidés à ne pas me griller dès le début. On aperçoit de temps en temps les étoiles, entre deux forêts sur le parcours, ce qui nous change des cailloux, de la boue et des arbres.

Cette nuit, le paysage s’illumine à la lumière des frontales.

On atteint enfin le premier ravito vers 1 heure du matin à Saint Genou, qui est uniquement liquide. Je profite de cette pause pour manger ma première barre de figue (les mêmes que pour le marathon). J‘hésite à prendre du liquide, de peur d’avoir envie de faire pipi (les priorités). J’opterai finalement pour la fin du thé d’un de mes collègues. Nous repartons assez rapidement, le temps de checker un peu notre corps. Cette première partie de parcours a été assez rude et j’espère que la suite sera plus douce.

Une belle montée nous tend les bras vers le 16ème kilomètre, comme pour la première je la fais en marchant, je m’écoute respirer, je me concentre, et j’évite de penser aux cuisses qui chauffent. Les kilomètres continuent de défiler, je ne remarque pas grand chose, je suis concentrée sur la course.

Mécaniquement je monte, je descends, j’aperçois de la forêt, des champs, du chemin et je savoure d’être là cette nuit.

Après une éternité, on atteint enfin le deuxième ravitaillement, il est 2h32 la fatigue ne se fait pas encore ressentir, étonnement. Cette fois-ci on a rendez-vous dans un gymnase à Soucieu-en-Jarrest, il fait chaud, on se détend et on resterait bien là. J’ai encore faim, j’opte pour des pim’s mis à disposition, un morceau de banane et le thé que j’avais finalement adoré au premier ravito.

img_20161206_121432Vers 3 heures du matin, je commence à sentir le froid et je me rappelle avoir vu qu’on descendrait pas loin des -4°C. J’ai rangé mes gants dès le premier ravito et je le regrette, heureusement que ma veste me permet de glisser une partie de mes mains au chaud. Du gel se crée sur la route et les chemins. Les cailloux deviennent glissants et j’essaye de me concentrer sur la pose de mes pieds pour éviter la gamelle. Le brouillard nous entoure. Je profite que ça ne soit que de la descente pour récupérer des kilomètres déjà effectués.

Le 30ème kilomètre nous offre une montée avant d’arriver sur Chaponost.

Le 3ème ravito arrive alors que j’ai l’impression d’avoir quitté le dernier il y a à peine 30 minutes. Je crois que j’ai déconnecté sur cette partie du parcours. Le moral est plutôt bon, le mélange d’endorphine et de fatigue joue très bien son rôle. J’opte pour un combo thé/figue. Je souris au Tweet de Maman de Crapaud qui m’encourage et j’en profite pour faire une photo. Je me répète en boucle dans ma tête qu’il ne reste plus que 10 kilomètres, 10 c’est rien, c’est la fin, on y est presque. La fraicheur de la nuit mélangée à l’étang me donne froid en sortant du gymnase.

La montée de l’Aqueduc de Beaunant est devant nous, c’est la dernière difficulté de ce parcours, je sais qu’après celle-ci ce n’est que de la descente, ouf. On a déjà 38 kilomètres dans les pattes, j’ai actionné le mode « on ne réfléchit plus, on avance, on ne s’arrête pas, plus vite cette montée sera finit, plus vite on sera arrivé ». La descente vers Lyon sur le bitume est une torture, je sens que ça tape dans les genoux et les hanches. Je sers des dents. Heureusement, la descente dans les escaliers me permet de récupérer et de filer vers les quais.

Le cerveau se remet en déconnexion et je n’ai qu’une seule idée en tête : arriver.

Le Pont Raymond Barre annonce la fin du parcours, la Halle n’est pas loin. A 300 mètres de la fin, on me propose un sprint que je refuse, je ne me sens pas en état. On passe la porte d’entrée, on reconnecte avec la réalité, le bruit et la chaleur du lieu nous enveloppe, l’arche est devant nous, on a commencé à 3 et on finira cette SaintExpress main dans la main à 3.
Doucement je laisse l’endorphine finir son travail, contente d’être arrivée, complètement usée, assise par terre et le sourire aux lèvres.

Heure à la montre 5H08 – Temps de course 5h46.

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Je m’étais dis que si ça se passait mal, je ne tenterai pas la grande, malheureusement pour mes jambes, l’année prochaine, j’empile pour le 72 kms.

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Je suis

Je suis Marie, Je suis Lucie, Je suis Mathilde. Je suis cette fille qui n’a pas pensé à la pilule du lendemain car il n’y avait pas de raison que ça arrive. Je suis cette adolescente qui ne connait pas très bien ses cycles et qui n’a pas remarqué qu’il y allait avoir un soucis. Je suis celle qui est en plein examen et qui ne remarque pas qu’elle n’a pas ses règles. Je suis celle qui a été parmi les 220 000 cette année là.

Je suis Fiona, Je suis Tony, Je suis Nahla, Je suis Thierry. Je suis cette enfant sur 10, je suis cette petite fille qui s’est cachée plus qu’elle n’a fait de partie de cache cache. Je suis celle qui sait ce que ça fait. Je suis celle qui se repli aux cris. Je suis celle qui a eu la chance que le coup de trop n’ait pas été donné et je la remercie pour ça. Je suis la petite fille souriante, chiante, avec un sacré caractère. Je suis celle qui refuse l’autorité des adultes, qui créée des conflits, et qui ne laisse rien paraître.

Je suis France, Je suis Isabelle, Je suis Anne, Je suis Jeanne. Je suis une parmi 4 millions en France, je suis l’adulte qui a toujours peur du noir. Je suis celle qui ne supporte pas son corps depuis longtemps. Je suis celle qui a longtemps cru que c’était de sa faute. Je suis celle qui vit avec comme une seconde peau. Je suis celle qui a refusé longtemps d’en parler. Je suis la culpabilité, la honte, l’amnésie.

Je suis la porte fermée pour ne plus entendre les cris, je suis la musique augmentée pour ne pas entendre les coups. Je suis le regard baissé devant les questions, je suis les larmes aux yeux devant une mauvaise nouvelle, je suis la porte qui claque, je suis le sourire inversé, je suis la coquille vide. Je suis la blessure qui ne se voit pas trop. Je suis les cernes d’un enfant. Je suis le geste de trop. Je suis la colère, je suis l’alcoolisme, je suis l’enfant qui apprend trop tôt. Je suis la vie entière qui fait semblant. Je suis celle qui fait comme avant, je suis celle qui connait par cœur la peur. Je suis le mur derrière la carapace, je suis tous les autres qui n’ont pas eu la chance de survivre, je suis ceux qui ont préféré oublier pour toujours. Je suis le jugement.

Je suis la personne qui n’ose pas en parler, je suis le voisin qui a été témoin mais qui ne dira rien, je suis vous qui tournez la tête pour ne pas voir. Je suis vous qui pensez que c’est un plaisir d’en parler. Je suis cet homme, la cinquantaine, père de 3 enfants qui pense qu’elle l’a fait exprès. Je suis ce chirurgien qui n’en peut plus de ces avortements à répétition. Je suis ce professeur qui en a ras le bol de cet adolescent colérique. Je suis cette femme, la trentaine, pas encore maman qui pense que ce n’est pas si grave, qu’il l’avait sûrement bien mérité. Je suis cette grand-mère qui a des doutes mais qui ne veut pas déranger et qui ne souhaite pas mettre dans l’embarras cette famille qui a l’air si gentille. Je suis l’ami qui ne veut pas en parler pour ne pas perdre une amitié. Je suis la copine qui ne comprend pas pourquoi sa meilleure amie boude. Je suis les mains devant les yeux. Je suis vos œillères. Je suis les mensonges que vous vous dites pour faire taire votre conscience. Je suis les autres. Je suis celle qui n’oublie jamais.

Je suis eux, Je suis elles, Je suis vous.

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On oublie jamais, on s’habitue.

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Ces choses qu’on ne vous dit pas sur le Run (et heureusement)

Souvent quand on me demande les effets du run (sur votre organisme), je parle du corps qui s’affine, des muscles qui se font ou se créent (Oh tiens un muscle !), du plaisir d’aller toujours plus loin, et bien évidemment de la sécrétion d’endorphine qui fait qu’on se sent super bien et zen après.

J’évite (avec plaisir) tous les côtés moins fun du running, toutes ces petites choses qui font que ce n’est pas forcément glamour de courir… Bah oui parce que courir c’est aussi :

 – Le mal de ventre d’après Run
Je vous l’écris en mode presque sympa mais en fait on appelle ça plus communément le caca d’après course. Oui courir ça fait valdinguer l’estomac et du coup il apprécie pas forcément, et si vous n’avez pas pensé à aller au WC avant il se peut que vous ayez mal au ventre à être plier après (et même si vous y pensez parfois ça arrive d’avoir mal quand même). C’est bien pour ça que la plupart du temps je préfère courir à jeun car je ressens beaucoup moins l’effet mal de ventre.
Comment lutter : A part aller aux wcs avant un run il n’y a pas grand chose à faire et ce n’est pas forcément efficace.

-Les ongles qui tombent
 C’est là qu’on dit Adieux aux Tongs et aux Chaussures ouvertes (bon ça tombe bien on est presque en hiver et je n’aime pas les chaussures à bout ouvert) ! Pour l’instant seulement deux de mes ongles se sont fait la malle et depuis ils sont redevenus presque normaux, mais c’est l’angoisse, le pied qui tape au fond malgré la taille de chaussures adaptée, l’ongle qui devient légèrement noir pour le devenir complètement et tomber quelques temps après pour laisser place à une espèce d’erzatz de on ne sait pas trop quoi.
L’arme contre ce fléau : Les pansements autour des ongles qui ont tendance à devenir noir OU couper très ras les ongles.

-Les pieds abimés
Outre les ongles qui deviennent tout moche, les pieds morflent autrement (en même temps c’est les premiers à subir la course) entre les ampoules qui durcissent pour faire de la corne et la peau qui s’assèche, c’est pas la fête tous les jours pour eux.
L’astuce pour de magnifique pieds de bébé (ou presque): c’est Running et Talons haut qui me l’a conseillé cet été: la Nok à mettre avant une course ET  je vous conseille d’utiliser une crème anti-sécheresse pour les pieds à mettre après la douche, j’ai découvert ça il y a peu et ça fait pas d’mal !

-Les tétons qui saignent
Bon ça pour le coup ça concerne majoritairement les mecs (mais on souffre avec eux), on a la chance en tant que nanas (si on choisit bien et si on en porte) de porter des brassières qui font que nos seins sont maintenus et que les tétons ne frottent pas sur le tissu du t-shirt. Par contre, pour certains gars c’est juste l’horreur, j’ai déjà vu des tshirts en sang, ça donnait 20% de tshirt 80% de sang, pas cool pour eux.
Contre le téton qui saigne: je dis NON (bon surtout pour les hommes) et je rajoute l’option pansements mais attention aux poils ça peut piquer !
(On me glisse à l’oreille que la Nok serait aussi efficace contre les tétons qui saignent !! Efficace cette Nok !)

–  Les vêtement qui frottent
Que ça soit au niveau des cuisses ou sous les aisselles, les vêtements qui frottent peuvent vite devenir gênant et faire mal. Pour le coup, j’ai de la chance, ils ne frottent pas trop mais j’ai déjà eu un cas sur une course avec les aiselles, et j’ai bien souffert, la sueur s’en était mêlée, ça avait bien piqué ! (Je vous raconte même pas la douche après, c’était brulure party !)
Le subterfuge contre le frottement: et là on redit merci à la Nok qui sauve encore et on se badigeonne les aisselles (sans oublier de chantonner) et les entres cuisses pour ceux qui sont concernés.

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Bon après à côté de ça, le run c’est top !

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Quizz des 4 ans

Je m’étais presque promis de ne pas écrire sur le sujet mais rien n’y fait c’est 1 an de plus que tu as aujourd’hui et ça je crois que je ne m’y ferai jamais.

Est ce qu’un jour un parent se fait à l’idée que son enfant grandisse ?

Je pourrai revenir sur ces 4 années passées ensemble mais bizarrement j’ai du mal à me replonger dedans, plus j’y pense, plus je ne vois que toi, et non l’année qui vient de s’écouler alors j’ai eu envie pour cette 4ème année de noter toutes ces choses qui font qui tu es, ce que tu aimes, ce que tu détestes, ce que tu préfères, ce que tu veux, ce que tu aimerais faire :

Ta couleur préférée :
Tu n’as aucune préférence, tu les aimes toutes, même le noir comme tu dis.

Le métier que tu souhaiterais faire quand « tu seras grande comme moi » :
Depuis plus d’un an maintenant tu souhaites devenir pompier

L’expression que tu dis le plus :
« Bien sur »

L’expression que je préfère :
« si tu veux »

L’expression que ton père préfère :
« Mais si tu sais »

Ta dernière expression « rigolote » :
« Pendant que tu es debout » que tu m’as sorti ce matin pendant ton petit déjeuner

Ta dernière bêtise :
Le verre Simpsons que tu as cassé ce week-end.

Ta dernière négociation :
Ce matin avant d’aller à l’école, tu souhaitais avoir des gâteaux au chocolat alors qu’on allait partir, « tu avais très faim et sans tu n’arriverais pas à marcher jusqu’à l’école »
(Non elle n’a pas eu ses gâteaux, Oui elle a marché jusqu’à l’école sans soucis)

La qualité que je préfère :
Ta tendresse, surtout quand tu fais des câlins à ta sœur

La qualité que ton père préfère :
Ta répartie qui nous fait beaucoup rire on doit bien l’avouer.

Le défaut que je déteste le plus :
Ton entêtement, je ne supporte pas quand tu nous soutiens de quelque chose alors que tu sais pertinemment que ce n’est pas vrai.

Le défaut que ton père déteste le plus :
Exactement le même que le mien, ce qui est plutôt comique quand on sait que je lui ai posé la question bien après avoir écris ma réponse.

Ce que tu détestes le plus :
Le bruit, dès que c’est au dessus de ce que tu supportes tu t’enfermes ou tu demandes de baisser le son quand c’est possible.

L’aliment que tu préfères :
Les épinards de Nounou, Les brocolis de Maman et les Frites de Papa

L’aliment que tu détestes :
Le chorizo ou les olives

Ton caprice du moment :
Le carré de chocolat avant de te coucher

Ta lubie du moment :
Voir les étoiles

L’activité que tu préfères :
Faire de La peinture pour dessiner du gribouillage

Ton jeu de société préféré :
J’hésite entre créer des mots avec les cartons ou le jeu 3 p’tits cochons que tu réclames souvent

Ton dessert préféré :
Les petits Louis

Le mot qui me fait fondre lorsque tu le prononces :
« Raroute »

Le mot qui fait fondre ton père lorsque tu le prononces :
« Okayou »

Ta boisson préférée :
L’eau et ça, ça n’a pas changé depuis que tu sais parler

Ce qui t’agace le plus :
Quand tu veux nous demander quelque chose et qu’on ne t’écoute pas ou qu’on fait les idiots

Ton sport préféré :
L’escalade, la vraie révélation de cette 4ème année, même si tu aimes aussi faire du foot avec nous, du patin à roulettes le week-end ou nager quand on va à la piscine.

Ton vêtement préféré :
Les robes, mais tu as horreur de porter des collants avec

Ta peluche préférée :
Celle qui ne te quitte jamais depuis tes 3 mois, Doudou

Ton livre préféré :
Le kididoc des pourquoi et Devine combien je t’aime

Ton dessin animé préféré :
Tom et Jerry

Me souvenir de toutes ces choses qui font de toi une petite fille qui ne cesse de nous étonner, ma grande qui restera éternellement mon bébé, aujourd’hui, tu as 4 ans, 4 années de toi, 4 années de souvenirs déjà passés, 4 années à te découvrir, à te regarder vivre, à te voir sourire, à t’aimer.

4 ans et beaucoup plus encore

picmonkey-collage

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Je ne vous parlerai pas

En ce moment comme vous avez pu le remarquer on parle beaucoup course, sport, bien-être alors qu’à son départ ce blog parlait beaucoup plus de maternité, il a pris un virage différent (Merci le nom pris à la base qui ne fait pas consonance blog maman) que j’apprécie de plus en plus, j’ai l’impression de me retrouver.

Il y a des sujets que je n’arrive pas à aborder sur le blog, comme une impression de ne pas être légitime pour en parler, comme si ce n’était pas moi. Alors Non, je ne vous parlerai pas de comment on réussit à faire dormir un bébé, Non je ne vous donnerai pas d’astuces sur notre quotidien, Non je ne vous dirai pas comment j’arrive à jongler entre ma vie de femme active, de sportive et de maman, Non je ne vous vanterai pas ma méthode pour arriver à faire pipi toute seule, pas que je ne souhaite aborder les sujets car si on me demande je répondrais avec plaisir mais je ne suis pas tellement à l’aise, on va dire que ce ne sont pas mes sujets favoris et que niveau conseils je ne suis pas très douée.

Je pense qu’on a chacun ses méthodes et que certaines astuces ne fonctionnent pas forcément avec les autres.

Alors Oui en effet, Mini ne fait pas de crise de colère mais elle négocie TOUT, tout le temps et c’est usant.

Oui les filles dorment depuis leur premier mois mais on n’échappe pas à certains levés à 6H30.

Oui les filles s’entendent relativement bien, même si parfois Mini ne comprend pas bien le mot partage.

Oui elles n’ont pas fais toutes les 2 leur crise de la séparation, et pourtant les deux sont des glus lorsqu’on est dans les parages.

Oui elles sont jalouses l’une de l’autre surtout quand on en a une plus souvent que l’autre dans les bras, et Fleur tellement plus que Mini alors qu’on nous avait dit que ça serait l’inverse à la naissance de la petite.

Oui les couchés se font dans le calme avec un instant lecture et un câlin chacune mais il arrive parfois qu’il y ait un loupé car on a oublié de donner de l’eau à Mini.

Oui il nous est arrivé de punir Mini mais ça ne lui faisait rien du tout et elle passait son temps à nous demander quand est ce que c’était fini alors on a arrêté.

Oui j’ai déjà pleuré lorsque Mini était bébé car je trouvais ça dur, mais pas une seule fois je n’ai craqué depuis l’arrivée de Fleur et je ne sais pas pourquoi ni comment c’est possible.

Oui j’aime mes filles à égalité et pourtant ça n’a pas été facile d’y croire quand j’étais enceinte.

Oui j’ai détesté la période bébé pour les deux mais je le vis bien et je suis tellement contente que Fleur devienne de plus en plus autonome.

Oui je me suis sentie déprimé à la maternité pour Mini où j’ai haïs l’homme de m’avoir laissé seule (et parfois je lui en veux encore). Et Non ça n’a pas été du tout pareil avec Fleur, je n’ai pas versé une larme avec elle et j’ai même savouré chaque nuit alors qu’elle était avec sa nounou (qui est aide puéricultrice à la clinique où j’ai accouché) alors que Mini n’a jamais quitté la chambre malgré les douleurs de la césarienne et Oui je le vis toujours bien.

Oui j’ai eu un accouchement en voie basse après une césarienne, Oui j’ai même subis une amniocentèse pour Mini, Et Non, je n’ai pas d’histoire là dessus à part que tout c’est bien passé, que ça a été bien sur des épreuves mais rien d’insurmontable.

Oui, j’ai allaité les 2, 1 mois pour Mini, 3 semaines pour Fleur et en mixte, Non je ne regrette pas de leur avoir donné des biberons aussi, Non je ne m’en veux pas du tout d’avoir arrêté si tôt. Non je n’ai pas fais ça pour montrer quoi que ce soit, Oui je l’ai fais car je m’en sentais capable, et Oui chacun fait comme il peut/veut, et Non je n’ai aucun conseil à donner là dessus j’en ai reçu tellement de différents que j’ai fais comme MOI je le sentais avec MES bébés.

Oui, je suis aussi une maman poule, cool, relou, avec ses manies, Oui je suis une Maman, même si j’ai encore du mal avec ce mot qui ne me définit pas (complètement) mais je me soigne.

Oui il m’arrive d’en avoir plein le cul (oups pardon) car je suis fatiguée par la journée au travail et que depuis 8H20 je croise des incompétents en pagaille que ça soit sur la route ou à mon travail, que ça m’agace qu’aucune solution ne soit trouvé, et que Oui moi aussi, j’ai envie de rentrer dans le calme alors que je sais pertinemment que ce n’est pas possible avec deux enfants en bas âge.

Oui nos matins sont un marathon mais que voulez vous j’adore sortir les affaires de Mini, lui demander de s’habiller, négocier la robe et les collants alors que c’est préférable de mettre un pantalon, habiller Fleur alors qu’elle déteste être allongé, ranger les pyjamas, jeter la couche, demander à Mini de mettre ses chaussures, Négocier pour les bottines violettes au lieu des baskets roses, mettre celles de Fleur, partir avec la poussette, revenir sur nos pas car on a oublié le sac de Mini, Chercher doudou, emmener Mini à l’école, déposer Fleur chez la nounou et repartir pour le travail. TOUT ça, l’ensemble, le package et pas un truc de moins, je prend chaque minute avec le sourire et je ne m’en lasse pas (Non je ne suis pas maso). Et Oui lorsque mon cul est enfin posé dans la voiture je suis déjà fatiguée par la journée alors qu’elle n’a pas encore commencé. Et Oui, comme chaque matin, je serais soit en retard soit à l’heure de justesse au travail.

Oui, j’en peux plus d’aller au parc (même si il s’agit du parc de la tête d’or et qu’il est très beau) car ça fait 15 815 fois qu’on y va depuis la naissance de Mini. Non je n’aime pas les aires de jeux pour enfants, Oui je suis une maman qui reste assise sur le banc car j’estime que Mini est en âge de se débrouiller seule et qu’elle se fait ses histoires à elle, Oui il m’arrive de regarder mon téléphone, Oui je la surveille aussi, Oui je suis la maman qui pense à la pom pote pour le goûter mais je suis aussi celle qui l’oublie. Oui je suis aussi la maman qui doit gérer la petite, Oui je la laisse se salir dans le sable, la boue, les feuilles. Oui, j’ai oublié les mouchoirs, Oui elle a le nez qui coule et Oui j’utilise sa manche pour la nettoyer. Oui c’est sale.

Ne jamais oublié que RIEN n’est grave et que TOUT est possible.

Alors Oui je suis devenue experte dans l’art de négocier, de prendre sur moi alors que vraiment non pour la douzième fois ce n’est pas le moment de manger des gâteaux au chocolat même si il n’est que 17H30 et que le repas est loin, de sourire alors que je suis épuisée, de jouer à Tomate-Ketchup alors que je veux m’affaler dans le canapé et savourer, de faire Moustache à Mini alors qu’elle boude et que je la laisserais bien bouder pour être tranquille, d’être une maman en carton, pas parfaite, pas géniale, pas super et qui gère comme elle peut.

Oui j’ai appris à aimer chacun de leurs défauts, de leurs pleurs, de leurs crises, de leurs soupirs, de leurs ras le bol. Oui j’ai découvert que gérer des petits êtres humains c’était très dur, Oui on passe par beaucoup d’épreuves avec eux. Oui il m’est arrivé d’aller me coucher sans manger tellement elles m’avaient poussé à bout. Oui, j’en ai eu marre.

Oui sans elles, ce n’est plus vraiment pareil. Oui sans elles, ce n’est plus nous. Oui sans elles, ça ne vaut pas le coup.

Oui avec elles, c’est tellement le bordel. Oui avec elles c’est beaucoup de cris, de soufflements, de sourires, de rires, de souvenirs. Oui avec elles, c’est de l’amour en barre de 10 chaque jour. Oui avec elles, c’est apprendre à relativiser, sur elles, sur eux, sur nous, sur le plaisir, sur le bonheur, sur la vie.

Oui être parent, c’est dur mais en même temps, personne n’a dit que ça serait facile.

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La Courzapat 2016

Oui on va encore parler course sur le blog aujourd’hui, je sais que les articles sur le sujet s’accumulent mais que voulez vous le thème m’inspire (et puis bon j’ai commencé au moins une dizaine d’articles sur d’autres choses mais je n’arrive pas à les finir).

Lundi 31 Octobre, nous avons donc testé avec des collègues la Courzapat, 3ème édition. Cette course se trouve à Courzieu (à 45 minutes de Lyon), là où se trouve le parc animalier avec les loups. Elle se décline en 3 courses : Une rando et un trail de 11 kms (avec 500mD+) et un trail de 21 kms (Avec 1100mD+), deux tracés bien différents. L’une est avec une grande et belle ascension, l’autre avec 3 ascensions aux profils variés. Les trois courses partent à 21 heures, Lundi il y avait donc 500 personnes (environ) en frontales à côté de la salle Polyvalente de Courzieu (sympa l’ambiance). Niveau température, on était plutôt bien, pas trop froid, ni trop chaud, et il n’a pas plu (OUF !) mais je ne regrette pas de mettre habillé en long quand même, les orties et les fougères ça agrippe !

C’était une première nocturne pour moi, du coup j’en ai profité pour essayer la frontale reçue le matin même (vive la livraison rapide).

C‘est la boule au ventre que je me suis dirigée (avec mes collègues) sur la ligne de départ.

En plus d’être une première de nuit, c’est aussi la première fois que je fais autant de dénivelé. J’ai vu le tracé de la course, je sais que ça va être dur et intense et qu’il ne faudra rien lâcher jusqu’au 16ème kilomètres, je n’ai que lui en tête, après ça descend, je pourrais me détendre.

tdr Le départ est dans la bonne humeur, on serait presque bien d’être là à 21H dans le froid, le soir d’Halloween. La séparation avec le 11 kilomètres se fait rapidement, environ au 2ème kilomètres (si je me souviens bien). La première « vraie » montée arrive (même si ça grimpait légèrement déjà jusque là), un bouchon se crée mais ça sera le seul et l’unique et ça ne durera pas vraiment, juste le temps de faire un tri naturel, les autres devant, moi derrière en train de mourir (est ce que je vous ai déjà dis que le dénivelé ce n’était pas DU TOUT mon fort ?!) mais qui le vis plutôt bien pour une première montée.

Je me souviens l’avoir détesté à première vue, et puis aimé après avoir enchainé les deux autres.

On ne s’arrête jamais de monter jusqu’au 4ème kilomètres pour enfin finalement descendre jusqu’au 6ème et repartir de plus belle derrière (j’aurai pas dis non à 1 ou 2 kilomètres de plus). Je n’ai pas l’impression de m’être « reposée » avec la descente, et je sens que cette deuxième difficulté aura peut être bien raison de moi. Lors de cette montée, j’essaye de me motiver, j’ai le cerveau qui cogite sur la douleur et c’est loin de n’être que du bonheur, la difficulté est là, je la sens, et je m’en voudrais presque d’être là.

  A partir du 7ème kms, je souffre, j’ai mal, je subis et je n’arrive pas à décrocher de cette douleur.

La deuxième descente arrive, celle-ci est indiqué comme dangereuse, qu’il faut faire attention, et hop ça sera une glissade au ralentie pour moi avec le cul posé sur un caillou, rien de grave, je repars aussi vite (même si je me serai bien éternisée là, assise). J’essaye de rester concentrer sur la pose de mes pieds, je ne lâche rien, hop j’évite un caillou, Hop j’essaye de ne pas glisser, Hop je reste sur mes appuis, ça glisse plutôt bien, mais je tiens.

Et là, BIM, Miracle, le ravito !

Je n’ai pas très faim mais je ne me sens pas non plus au meilleur de ma forme, je me force et pars sur des valeurs sures pour mon corps : Banane/abricot sec. Mes collègues de course profitent pour taper la discute, et manger Tucs et saucissons. Le mode zombie a déjà commencé, je ne me sens pas autant en forme qu’eux mais j’en profite pour enfin me reposer.

12 kilomètres sont passés, on a fait plus de la moitié, mais je ne me sens pas soulagée car je sais la difficulté qu’il reste encore à accomplir.

On repart pour la dernière ascension. A peine quelques pas d’effectués que j’ai le cerveau qui déconnecte complètement, les deux autres montées ont eu raison de mon dos et de mes cuisses. J’active le mode Robot : »plus tu avances, plus tu approches de la descente, et plus vite c’est fini » en boucle, avec de temps en temps à voix haute des « Allez on y va ».

Cette dernière montée est un vrai calvaire.

Et je me dis que finalement la première était plus abordable que celle-ci alors qu’à la vision du tracée j’avais cru l’inverse. Elle me manquerait presque. Un coureur est devant nous, je reste fixée sur lui, en espérant qu’à chacun de ses pas, il se mette à descendre, mais plus le temps passe, plus il monte, et moins je le vois descendre, je me demande même si à un moment ça sera le cas.

Enfin la délivrance tant attendue arrive. Et ce n’est pas du tout ce que je croyais, je n’ai pas le temps de récupérer, ni de me reposer. Une deuxième descente difficile est annoncée, et c’est du terrain sablé, des énormes cailloux (et des plus petits), des feuilles, et de la boue qui nous accueillent. Le tout avec du brouillard qui ne nous permet pas de voir grand chose.

Cette pente sur 5 kilomètres sera aussi technique que la montée.

Je fais attention où je pose les pieds surtout que je ne suis pas douée naturellement, j’essaye de ne pas trop glisser (pas de deuxième gamelle pour moi), et surtout je me déteste très fort de ne pas avoir pris le temps d’aller chercher mes chaussures de Trail. On croise un panneau 4 kilomètres sur le côté, et j’attends patiemment le panneau 3 kms qui mettra trois plombes à arriver, comme celui du deux d’ailleurs. Le cerveau n’est plus là, trop de brouillard, trop de cailloux, trop de boue, trop de fatigue, j’ai perdu la notion du temps. Seules, les jambes sont toujours là et continuent de courir pour moi.

20,5 kms, on touche ENFIN du bitume.

La fin est là, une légère montée qu’on a pris pour du faux plat (ah ah) nous motive et on file vers l’arrivée qui est à l’intérieur de la salle polyvalente. A ce moment là, c’est l’euphorie qui gagne, et le plaisir d’avoir terminé. Heureusement, une bière de fin nous attends, et là, ce n’est que du bonheur !

imageLe tracé de la course

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