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Les Idées de Lauréa Posts

Quizz des 4 ans

Je m’étais presque promis de ne pas écrire sur le sujet mais rien n’y fait c’est 1 an de plus que tu as aujourd’hui et ça je crois que je ne m’y ferai jamais.

Est ce qu’un jour un parent se fait à l’idée que son enfant grandisse ?

Je pourrai revenir sur ces 4 années passées ensemble mais bizarrement j’ai du mal à me replonger dedans, plus j’y pense, plus je ne vois que toi, et non l’année qui vient de s’écouler alors j’ai eu envie pour cette 4ème année de noter toutes ces choses qui font qui tu es, ce que tu aimes, ce que tu détestes, ce que tu préfères, ce que tu veux, ce que tu aimerais faire :

Ta couleur préférée :
Tu n’as aucune préférence, tu les aimes toutes, même le noir comme tu dis.

Le métier que tu souhaiterais faire quand « tu seras grande comme moi » :
Depuis plus d’un an maintenant tu souhaites devenir pompier

L’expression que tu dis le plus :
« Bien sur »

L’expression que je préfère :
« si tu veux »

L’expression que ton père préfère :
« Mais si tu sais »

Ta dernière expression « rigolote » :
« Pendant que tu es debout » que tu m’as sorti ce matin pendant ton petit déjeuner

Ta dernière bêtise :
Le verre Simpsons que tu as cassé ce week-end.

Ta dernière négociation :
Ce matin avant d’aller à l’école, tu souhaitais avoir des gâteaux au chocolat alors qu’on allait partir, « tu avais très faim et sans tu n’arriverais pas à marcher jusqu’à l’école »
(Non elle n’a pas eu ses gâteaux, Oui elle a marché jusqu’à l’école sans soucis)

La qualité que je préfère :
Ta tendresse, surtout quand tu fais des câlins à ta sœur

La qualité que ton père préfère :
Ta répartie qui nous fait beaucoup rire on doit bien l’avouer.

Le défaut que je déteste le plus :
Ton entêtement, je ne supporte pas quand tu nous soutiens de quelque chose alors que tu sais pertinemment que ce n’est pas vrai.

Le défaut que ton père déteste le plus :
Exactement le même que le mien, ce qui est plutôt comique quand on sait que je lui ai posé la question bien après avoir écris ma réponse.

Ce que tu détestes le plus :
Le bruit, dès que c’est au dessus de ce que tu supportes tu t’enfermes ou tu demandes de baisser le son quand c’est possible.

L’aliment que tu préfères :
Les épinards de Nounou, Les brocolis de Maman et les Frites de Papa

L’aliment que tu détestes :
Le chorizo ou les olives

Ton caprice du moment :
Le carré de chocolat avant de te coucher

Ta lubie du moment :
Voir les étoiles

L’activité que tu préfères :
Faire de La peinture pour dessiner du gribouillage

Ton jeu de société préféré :
J’hésite entre créer des mots avec les cartons ou le jeu 3 p’tits cochons que tu réclames souvent

Ton dessert préféré :
Les petits Louis

Le mot qui me fait fondre lorsque tu le prononces :
« Raroute »

Le mot qui fait fondre ton père lorsque tu le prononces :
« Okayou »

Ta boisson préférée :
L’eau et ça, ça n’a pas changé depuis que tu sais parler

Ce qui t’agace le plus :
Quand tu veux nous demander quelque chose et qu’on ne t’écoute pas ou qu’on fait les idiots

Ton sport préféré :
L’escalade, la vraie révélation de cette 4ème année, même si tu aimes aussi faire du foot avec nous, du patin à roulettes le week-end ou nager quand on va à la piscine.

Ton vêtement préféré :
Les robes, mais tu as horreur de porter des collants avec

Ta peluche préférée :
Celle qui ne te quitte jamais depuis tes 3 mois, Doudou

Ton livre préféré :
Le kididoc des pourquoi et Devine combien je t’aime

Ton dessin animé préféré :
Tom et Jerry

Me souvenir de toutes ces choses qui font de toi une petite fille qui ne cesse de nous étonner, ma grande qui restera éternellement mon bébé, aujourd’hui, tu as 4 ans, 4 années de toi, 4 années de souvenirs déjà passés, 4 années à te découvrir, à te regarder vivre, à te voir sourire, à t’aimer.

4 ans et beaucoup plus encore

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Je ne vous parlerai pas

En ce moment comme vous avez pu le remarquer on parle beaucoup course, sport, bien-être alors qu’à son départ ce blog parlait beaucoup plus de maternité, il a pris un virage différent (Merci le nom pris à la base qui ne fait pas consonance blog maman) que j’apprécie de plus en plus, j’ai l’impression de me retrouver.

Il y a des sujets que je n’arrive pas à aborder sur le blog, comme une impression de ne pas être légitime pour en parler, comme si ce n’était pas moi. Alors Non, je ne vous parlerai pas de comment on réussit à faire dormir un bébé, Non je ne vous donnerai pas d’astuces sur notre quotidien, Non je ne vous dirai pas comment j’arrive à jongler entre ma vie de femme active, de sportive et de maman, Non je ne vous vanterai pas ma méthode pour arriver à faire pipi toute seule, pas que je ne souhaite aborder les sujets car si on me demande je répondrais avec plaisir mais je ne suis pas tellement à l’aise, on va dire que ce ne sont pas mes sujets favoris et que niveau conseils je ne suis pas très douée.

Je pense qu’on a chacun ses méthodes et que certaines astuces ne fonctionnent pas forcément avec les autres.

Alors Oui en effet, Mini ne fait pas de crise de colère mais elle négocie TOUT, tout le temps et c’est usant.

Oui les filles dorment depuis leur premier mois mais on n’échappe pas à certains levés à 6H30.

Oui les filles s’entendent relativement bien, même si parfois Mini ne comprend pas bien le mot partage.

Oui elles n’ont pas fais toutes les 2 leur crise de la séparation, et pourtant les deux sont des glus lorsqu’on est dans les parages.

Oui elles sont jalouses l’une de l’autre surtout quand on en a une plus souvent que l’autre dans les bras, et Fleur tellement plus que Mini alors qu’on nous avait dit que ça serait l’inverse à la naissance de la petite.

Oui les couchés se font dans le calme avec un instant lecture et un câlin chacune mais il arrive parfois qu’il y ait un loupé car on a oublié de donner de l’eau à Mini.

Oui il nous est arrivé de punir Mini mais ça ne lui faisait rien du tout et elle passait son temps à nous demander quand est ce que c’était fini alors on a arrêté.

Oui j’ai déjà pleuré lorsque Mini était bébé car je trouvais ça dur, mais pas une seule fois je n’ai craqué depuis l’arrivée de Fleur et je ne sais pas pourquoi ni comment c’est possible.

Oui j’aime mes filles à égalité et pourtant ça n’a pas été facile d’y croire quand j’étais enceinte.

Oui j’ai détesté la période bébé pour les deux mais je le vis bien et je suis tellement contente que Fleur devienne de plus en plus autonome.

Oui je me suis sentie déprimé à la maternité pour Mini où j’ai haïs l’homme de m’avoir laissé seule (et parfois je lui en veux encore). Et Non ça n’a pas été du tout pareil avec Fleur, je n’ai pas versé une larme avec elle et j’ai même savouré chaque nuit alors qu’elle était avec sa nounou (qui est aide puéricultrice à la clinique où j’ai accouché) alors que Mini n’a jamais quitté la chambre malgré les douleurs de la césarienne et Oui je le vis toujours bien.

Oui j’ai eu un accouchement en voie basse après une césarienne, Oui j’ai même subis une amniocentèse pour Mini, Et Non, je n’ai pas d’histoire là dessus à part que tout c’est bien passé, que ça a été bien sur des épreuves mais rien d’insurmontable.

Oui, j’ai allaité les 2, 1 mois pour Mini, 3 semaines pour Fleur et en mixte, Non je ne regrette pas de leur avoir donné des biberons aussi, Non je ne m’en veux pas du tout d’avoir arrêté si tôt. Non je n’ai pas fais ça pour montrer quoi que ce soit, Oui je l’ai fais car je m’en sentais capable, et Oui chacun fait comme il peut/veut, et Non je n’ai aucun conseil à donner là dessus j’en ai reçu tellement de différents que j’ai fais comme MOI je le sentais avec MES bébés.

Oui, je suis aussi une maman poule, cool, relou, avec ses manies, Oui je suis une Maman, même si j’ai encore du mal avec ce mot qui ne me définit pas (complètement) mais je me soigne.

Oui il m’arrive d’en avoir plein le cul (oups pardon) car je suis fatiguée par la journée au travail et que depuis 8H20 je croise des incompétents en pagaille que ça soit sur la route ou à mon travail, que ça m’agace qu’aucune solution ne soit trouvé, et que Oui moi aussi, j’ai envie de rentrer dans le calme alors que je sais pertinemment que ce n’est pas possible avec deux enfants en bas âge.

Oui nos matins sont un marathon mais que voulez vous j’adore sortir les affaires de Mini, lui demander de s’habiller, négocier la robe et les collants alors que c’est préférable de mettre un pantalon, habiller Fleur alors qu’elle déteste être allongé, ranger les pyjamas, jeter la couche, demander à Mini de mettre ses chaussures, Négocier pour les bottines violettes au lieu des baskets roses, mettre celles de Fleur, partir avec la poussette, revenir sur nos pas car on a oublié le sac de Mini, Chercher doudou, emmener Mini à l’école, déposer Fleur chez la nounou et repartir pour le travail. TOUT ça, l’ensemble, le package et pas un truc de moins, je prend chaque minute avec le sourire et je ne m’en lasse pas (Non je ne suis pas maso). Et Oui lorsque mon cul est enfin posé dans la voiture je suis déjà fatiguée par la journée alors qu’elle n’a pas encore commencé. Et Oui, comme chaque matin, je serais soit en retard soit à l’heure de justesse au travail.

Oui, j’en peux plus d’aller au parc (même si il s’agit du parc de la tête d’or et qu’il est très beau) car ça fait 15 815 fois qu’on y va depuis la naissance de Mini. Non je n’aime pas les aires de jeux pour enfants, Oui je suis une maman qui reste assise sur le banc car j’estime que Mini est en âge de se débrouiller seule et qu’elle se fait ses histoires à elle, Oui il m’arrive de regarder mon téléphone, Oui je la surveille aussi, Oui je suis la maman qui pense à la pom pote pour le goûter mais je suis aussi celle qui l’oublie. Oui je suis aussi la maman qui doit gérer la petite, Oui je la laisse se salir dans le sable, la boue, les feuilles. Oui, j’ai oublié les mouchoirs, Oui elle a le nez qui coule et Oui j’utilise sa manche pour la nettoyer. Oui c’est sale.

Ne jamais oublié que RIEN n’est grave et que TOUT est possible.

Alors Oui je suis devenue experte dans l’art de négocier, de prendre sur moi alors que vraiment non pour la douzième fois ce n’est pas le moment de manger des gâteaux au chocolat même si il n’est que 17H30 et que le repas est loin, de sourire alors que je suis épuisée, de jouer à Tomate-Ketchup alors que je veux m’affaler dans le canapé et savourer, de faire Moustache à Mini alors qu’elle boude et que je la laisserais bien bouder pour être tranquille, d’être une maman en carton, pas parfaite, pas géniale, pas super et qui gère comme elle peut.

Oui j’ai appris à aimer chacun de leurs défauts, de leurs pleurs, de leurs crises, de leurs soupirs, de leurs ras le bol. Oui j’ai découvert que gérer des petits êtres humains c’était très dur, Oui on passe par beaucoup d’épreuves avec eux. Oui il m’est arrivé d’aller me coucher sans manger tellement elles m’avaient poussé à bout. Oui, j’en ai eu marre.

Oui sans elles, ce n’est plus vraiment pareil. Oui sans elles, ce n’est plus nous. Oui sans elles, ça ne vaut pas le coup.

Oui avec elles, c’est tellement le bordel. Oui avec elles c’est beaucoup de cris, de soufflements, de sourires, de rires, de souvenirs. Oui avec elles, c’est de l’amour en barre de 10 chaque jour. Oui avec elles, c’est apprendre à relativiser, sur elles, sur eux, sur nous, sur le plaisir, sur le bonheur, sur la vie.

Oui être parent, c’est dur mais en même temps, personne n’a dit que ça serait facile.

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La Courzapat 2016

Oui on va encore parler course sur le blog aujourd’hui, je sais que les articles sur le sujet s’accumulent mais que voulez vous le thème m’inspire (et puis bon j’ai commencé au moins une dizaine d’articles sur d’autres choses mais je n’arrive pas à les finir).

Lundi 31 Octobre, nous avons donc testé avec des collègues la Courzapat, 3ème édition. Cette course se trouve à Courzieu (à 45 minutes de Lyon), là où se trouve le parc animalier avec les loups. Elle se décline en 3 courses : Une rando et un trail de 11 kms (avec 500mD+) et un trail de 21 kms (Avec 1100mD+), deux tracés bien différents. L’une est avec une grande et belle ascension, l’autre avec 3 ascensions aux profils variés. Les trois courses partent à 21 heures, Lundi il y avait donc 500 personnes (environ) en frontales à côté de la salle Polyvalente de Courzieu (sympa l’ambiance). Niveau température, on était plutôt bien, pas trop froid, ni trop chaud, et il n’a pas plu (OUF !) mais je ne regrette pas de mettre habillé en long quand même, les orties et les fougères ça agrippe !

C’était une première nocturne pour moi, du coup j’en ai profité pour essayer la frontale reçue le matin même (vive la livraison rapide).

C‘est la boule au ventre que je me suis dirigée (avec mes collègues) sur la ligne de départ.

En plus d’être une première de nuit, c’est aussi la première fois que je fais autant de dénivelé. J’ai vu le tracé de la course, je sais que ça va être dur et intense et qu’il ne faudra rien lâcher jusqu’au 16ème kilomètres, je n’ai que lui en tête, après ça descend, je pourrais me détendre.

tdr Le départ est dans la bonne humeur, on serait presque bien d’être là à 21H dans le froid, le soir d’Halloween. La séparation avec le 11 kilomètres se fait rapidement, environ au 2ème kilomètres (si je me souviens bien). La première « vraie » montée arrive (même si ça grimpait légèrement déjà jusque là), un bouchon se crée mais ça sera le seul et l’unique et ça ne durera pas vraiment, juste le temps de faire un tri naturel, les autres devant, moi derrière en train de mourir (est ce que je vous ai déjà dis que le dénivelé ce n’était pas DU TOUT mon fort ?!) mais qui le vis plutôt bien pour une première montée.

Je me souviens l’avoir détesté à première vue, et puis aimé après avoir enchainé les deux autres.

On ne s’arrête jamais de monter jusqu’au 4ème kilomètres pour enfin finalement descendre jusqu’au 6ème et repartir de plus belle derrière (j’aurai pas dis non à 1 ou 2 kilomètres de plus). Je n’ai pas l’impression de m’être « reposée » avec la descente, et je sens que cette deuxième difficulté aura peut être bien raison de moi. Lors de cette montée, j’essaye de me motiver, j’ai le cerveau qui cogite sur la douleur et c’est loin de n’être que du bonheur, la difficulté est là, je la sens, et je m’en voudrais presque d’être là.

  A partir du 7ème kms, je souffre, j’ai mal, je subis et je n’arrive pas à décrocher de cette douleur.

La deuxième descente arrive, celle-ci est indiqué comme dangereuse, qu’il faut faire attention, et hop ça sera une glissade au ralentie pour moi avec le cul posé sur un caillou, rien de grave, je repars aussi vite (même si je me serai bien éternisée là, assise). J’essaye de rester concentrer sur la pose de mes pieds, je ne lâche rien, hop j’évite un caillou, Hop j’essaye de ne pas glisser, Hop je reste sur mes appuis, ça glisse plutôt bien, mais je tiens.

Et là, BIM, Miracle, le ravito !

Je n’ai pas très faim mais je ne me sens pas non plus au meilleur de ma forme, je me force et pars sur des valeurs sures pour mon corps : Banane/abricot sec. Mes collègues de course profitent pour taper la discute, et manger Tucs et saucissons. Le mode zombie a déjà commencé, je ne me sens pas autant en forme qu’eux mais j’en profite pour enfin me reposer.

12 kilomètres sont passés, on a fait plus de la moitié, mais je ne me sens pas soulagée car je sais la difficulté qu’il reste encore à accomplir.

On repart pour la dernière ascension. A peine quelques pas d’effectués que j’ai le cerveau qui déconnecte complètement, les deux autres montées ont eu raison de mon dos et de mes cuisses. J’active le mode Robot : »plus tu avances, plus tu approches de la descente, et plus vite c’est fini » en boucle, avec de temps en temps à voix haute des « Allez on y va ».

Cette dernière montée est un vrai calvaire.

Et je me dis que finalement la première était plus abordable que celle-ci alors qu’à la vision du tracée j’avais cru l’inverse. Elle me manquerait presque. Un coureur est devant nous, je reste fixée sur lui, en espérant qu’à chacun de ses pas, il se mette à descendre, mais plus le temps passe, plus il monte, et moins je le vois descendre, je me demande même si à un moment ça sera le cas.

Enfin la délivrance tant attendue arrive. Et ce n’est pas du tout ce que je croyais, je n’ai pas le temps de récupérer, ni de me reposer. Une deuxième descente difficile est annoncée, et c’est du terrain sablé, des énormes cailloux (et des plus petits), des feuilles, et de la boue qui nous accueillent. Le tout avec du brouillard qui ne nous permet pas de voir grand chose.

Cette pente sur 5 kilomètres sera aussi technique que la montée.

Je fais attention où je pose les pieds surtout que je ne suis pas douée naturellement, j’essaye de ne pas trop glisser (pas de deuxième gamelle pour moi), et surtout je me déteste très fort de ne pas avoir pris le temps d’aller chercher mes chaussures de Trail. On croise un panneau 4 kilomètres sur le côté, et j’attends patiemment le panneau 3 kms qui mettra trois plombes à arriver, comme celui du deux d’ailleurs. Le cerveau n’est plus là, trop de brouillard, trop de cailloux, trop de boue, trop de fatigue, j’ai perdu la notion du temps. Seules, les jambes sont toujours là et continuent de courir pour moi.

20,5 kms, on touche ENFIN du bitume.

La fin est là, une légère montée qu’on a pris pour du faux plat (ah ah) nous motive et on file vers l’arrivée qui est à l’intérieur de la salle polyvalente. A ce moment là, c’est l’euphorie qui gagne, et le plaisir d’avoir terminé. Heureusement, une bière de fin nous attends, et là, ce n’est que du bonheur !

imageLe tracé de la course

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Nouvel objectif activé : A nous la Saintexpress

Il y a quelques temps on m’a demandé si cette année je souhaitais faire la Saintélyon (Raid Nocturne entre Saint-Étienne et Lyon), ayant le marathon en tête, je ne me sentais pas prête pour aller faire 72 kms dans la nuit et le froid de Décembre. On m’a donc conseillé de faire la Saintexpress (44 kms sur les 72) et je me souviens avoir dit que JAMAIS je ne ferai que les 44 kms de la Saintélyon, pour moi c’était la VRAIE sortie ou rien. L’idée était de la faire une bonne fois pour toute et je ne voyais pas l’intérêt de faire qu’un ersatz de cette course (oui oui vous pouvez préparer les p’tits cailloux je l’ai bien mérité !). Et puis j’ai fais le marathon, et l’envie de faire la Saintélyon c’est fait ressentir, sauf que voilà c’est 72 kms et qu’il faut s’entrainer et que VRAIMENT je ne me sentais toujours pas prête à la faire, même après le marathon, alors au final je me suis dis pourquoi pas partir sur ce 44 qui aidera pour l’année prochaine (vous savez ce qu’on dit sur les cons HEIN ?)(pas trop fort les cailloux, merci).

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Alors voilà vous allez encore manger de l’article sur des entrainements (mais pas de plan en tête cette fois-ci je vais juste faire de la côte (beaucoup)) pour cette magnifique course de 44 kilomètres avec 950m D+ et 1500m D- qui sera le 3 décembre à 23 heures (que du bonheur !)(non promis je ne me drogue pas et je le vis bien !).

Le plus dur sur cette course sera pour moi ce dénivelé positif qui picote car je suis bien plus à l’aise sur du plat. Le dénivelé reste une pratique différente de la course, et va falloir beaucoup s’entraîner pour bien le vivre.

Lundi déjà je suis partie sur une première sortie vers Fourvière et ses x marches. C’était rude mais pas impossible, ça m’a permis d’entrevoir l’ampleur du travail qui reste à faire. Et Mercredi soir, nous avons fait un mont Cindre entre collègues avec 433m de D+ qui s’est relativement bien passé, dans le rire et la bonne humeur. Je vous parlerai bien pas de la sortie de Dimanche qui a été catastrophique vers la Croix Rousse mais je sens qu’il va y en avoir beaucoup des comme ça alors au temps déjà aborder le sujet : Les escaliers et moi on est VRAIMENT pas amis. C’était donc trois sorties bien différente pour cette première semaine. J’attends de voir si je tiens la route sur la suite.

Émotionnellement parlant, je suis flippée. J’arrive pas à détailler plus, je suis excitée par l’idée de le faire et j’ai la boule au ventre de me dire qu’on recommence 40 bornes mais dans des conditions pas du tout Runner Friendly.

On se fait un compte rendu à mi-parcours ?

img_20161013_114128P’tite photo prise hier soir discrètement pendant une pause vers le Mont Cindre.

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42 kms avec moi

Après ces 10 semaines de préparation en raison de 3 entrainements par semaine, je reviens sur le blog pour vous parler du Jour J et de ce fameux premier marathon. Nous sommes donc à J+1, le moral toujours là avec de nouveaux objectifs en tête : le refaire, en mieux, et pousser encore plus loin le nombre de kilomètres au compteur.

Réveil à 7H00, je commence à me préparer doucement, ma tenue n’a pas bougé depuis la veille. Je fais un rapide tour de mon état, je me sens bien et le moral est là. A 5 minutes de partir, je me force à manger une banane et une barre à la figue. Je remplis ma gourde d’eau et je mets dans ma ceinture 2 barres de plus, des tickets de métro et toute ma motivation.

8H00, Bellecour m’ouvre les bras, et Fourvière me regarde du coin « de l’oeil ».

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Je retrouve mon binôme à 8H30 à l’entrée du sas, à peine le temps de discuter que 9H00 arrive.

10,9,8,7,6,5,4,3,2,1… Clic, on enclenche les montres et c’est parti !

On ne voit pas passer les 10 premiers Kilomètres qui sont plutôt roulants comme dirait l’autre. On croise beaucoup de monde motivé, on check pas mal de mains d’enfants qui nous transmettent leur bonne humeur, et la première heure passe toute seule. Dix heures sonne à l’abbaye, on entend une douce musique en sortir, mon binôme se met à chantonner. On savoure ce début agréable et l’ensemble se passe bien, on apprécie même la petite montée vers Coullonges au mont d’or. Après avoir traversé le pont, on entame le retour qui nous dirige vers le tunnel de la croix rousse en mode doux. A force de le voir et de m’entraîner dedans, je ne le crains même plus.

L’ambiance est là.

Plusieurs groupes de musiciens nous font profiter de leur savoir faire, certains coureurs font des blagues, d’autres commencent à lâcher l’affaire, beaucoup moins en forme, ils sont sûrement partis trop vite. Mon binôme commence à râler (et râlera souvent sur la course (en même temps son travail était de me faire tenir l’objectif)) qu’on va trop vite et qu’à cette vitesse on ne finira pas la course.

Vers le 14ème kilomètres, je commence à avoir légèrement faim, ce qui me fait penser qu’un autre collègue m’avait prévenu de manger avant le 15ème pour profiter du bien fait de la nourriture alors j’en profite pour entamer ma première barre à la figue que j’avais glissé dans ma ceinture.

Je profite d’un moment de calme pour raconter une blague !

A peine fini de manger que le tunnel de la croix rousse que j’ai détesté les autres années est là. Les semi-marathoniens se décalent à droite et nous à gauche. Des coureurs se mettent à chanter « On est pas fatigué, On est pas fatigué » en boucle, ça en fait sourire certains, et en rire d’autres, en tout cas la bonne humeur est là et ça fait du bien au moral. J’espère au fond de moi que la même ambiance sera là au 30ème Kms, là où j’en aurai le plus besoin. Le tunnel est une vraie bouffée d’air frais, je le savoure à chaque kilomètre, et cela me fait une fois de plus aller trop vite (*instant ralage du binôme*). A la sortie, on retrouve les coureurs du semi le temps de traverser le pont pour de nouveau se séparer, les marathoniens se dirigent vers le Parc de la tête d’or alors que les autres vont vers Bellecour pour entamer la fin de leur parcours. Je n’ai même pas envie de les suivre, je suis là, je reste là et je vais jusqu’au bout.

Pour la première fois depuis le début de la prépa, je sais que je finirais ce marathon !

montre

Je refais le parcours dans ma tête, je me souviens qu’on rentre dans le Parc au 20ème Kilomètres et qu’on y ressort au 23ème, là où m’attende les filles. Je n’ai que ça en tête sur tout le parcours du parc : « voir les filles ». Je sais qu’elles sont là, au bout du chemin, on accélère légèrement (*râlage*), et on en vient à rattraper le meneur d’allure qui est censé gérer sa course avec les ravitos. On en profite pour le coller. La sortie du parc est là, les « allez maman » de la grande me motivent plus que jamais et me réchauffent le cœur.

On arrive au 25ème sans aucun soucis, et je mange ma deuxième barre, je finis donc la course avec rien d’autre dans le ventre et ça ne me vient même pas à l’idée que je pourrais avoir besoin d’un boost. A la cité internationale, on profite pour doubler notre lièvre que l’on suit depuis le milieu du parc. Je sais qu’à partir de là, je n’ai jamais été aussi loin

L’inconnu s’offre à moi, et je le prend avec plaisir.

28ème Kilomètres, ma montre me lâche, j’ai complètement zappé de prendre le nécessaire pour la recharger la veille, je n’en tiens pas compte car mon binôme a la sienne, un gpx ça se récupère vite.On ne voit pas passer la ligne droite du quai de Rhône, on regarde les péniches, on profite du paysage et de la douceur du fleuve.

Je sais que Gerland n’est plus trop loin et c’est le panneau 30 kilomètres qui me nargue. Le « mur » ne devrait pas tarder, je l’attends de pieds fermes et rien ne se passe. Je remarque que je n’ai plus d’eau dans ma gourde, je profite donc pour m’arrêter quelques secondes pour la remplir au ravito, un bénévole m’aide. Mon binôme est presque étonné de me voir repartir aussi vite. Et on file vers le Parc des Berges du Rhône.

A ce niveau du parcours c’est le calme plat, je réclame une blague à mon binôme, la première.

34ème kilomètres, je sens que quelque chose cloche, comme une légère faiblesse dans les jambes, je préfère donc m’arrêter au ravito qui est là avant que ça me tombe dessus. Je prends une bouteille d’eau et la boit en marchant rapidement. 200 mètres, le temps de réclamer une autre blague à mon collègue et on repart direction le stade de Gerland qu’on traverse.

J’engage mon mode Zombie en voyant le panneau 35 kilomètres. Je calcule sans cesse dans ma tête, comme un disque rayé je boucle : « 36 kms, 4 pour arriver à 40 et 2 pour finir, 6 kilomètres donc, c’est rien ça je sais faire, 37 kms, 3 pour arriver à 40, 2 pour finir ». Je laisse mes jambes courir toutes seules, comme un mécanisme, je ne suis plus là, je tiens juste. Les marcheurs se font de plus en plus fréquents, et ma motivation ne prend pas une seule égratignure.

Je commence à réaliser que je vais finir mon premier Marathon.

Le 39 ème Kilomètres est là, et je sens mes jambes qui me lâchent d’un coup, elles n’ont plus envie d’avancer. Je préviens mon binôme qu’il va falloir marcher, juste un peu, pour que mes jambes reprennent le pli de la course. Je me mets à trottiner pour ralentir la cadence, puis je marche vite pour m’étirer les jambes en faisant des montées genoux. 200 mètres plus loin, je reprends la course, les jambes ont l’air de vouloir en finir rapidement. Les 40 arrivent tout seul, comme inespéré mon moral est encore là.

Je cherche le panneau 41 des yeux sauf que je ne le vois pas. Les mètres continuent de passer, et toujours rien, alors je me mets à chercher le 42 que je n’aperçois pas non plus, à croire que mon cerveau me joue des tours.

Je vois les coureurs tourner pour aller vers Bellecour, et j’entends mon binôme me dire : « ça y est, c’est fini ». J’en conclus qu’il doit rester environ 300 mètres. On tourne à notre tour, il y a beaucoup de bruits, des applaudissements, des cris et de cette explosion de motivation, on en fait un sprint. On passe les photographes et la barrière de fin avec soulagement.

Sourire jusqu’aux oreilles, je ne réalise pas et je savoure ces kilomètres engloutis.

3 heures 56 minutes et 32 secondes de pure bonheur.

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Je finis cette course avec qu’une idée en tête : recommencer dès que possible !

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E-crire au féminin : Le marché

J’ai décidé comme l’année dernière de participer au concours d’écriture écrire au féminin. Il s’agit d’écrire un texte sur un des 4 thèmes présentés. Cette année il y avait : tout a commencé sur Snapchat, Voilà un an que j’ai semé cette grain, rien ne sera plus jamais comme avant et celui que j’ai choisi c’était la photo parfaite.  Une des règles du concours c’est de ne pas dépasser les 3000 signes, malheureusement ma nouvelle de base en faisait plus de 5000, c’est pour cela que j’ai décidé de la publier ici, histoire de vous montrer ce qu’elle donne en intégralité.
Bien sur si vous le souhaitez vous pouvez aller voir sa version concours sur le site .Et même cliquer sur J’aime si vous l’aimez (promis ce n’est pas obligatoire).
Je vous laisse donc avec mon texte original Bonne lecture à vous :

-« Vous vous souvenez de cette photo ? »

– « oui Bien sûr »

En même temps qui ne se souvenait pas de cette photo ? Lui, peut-être ? Eux, sûrement ? Moi je m’en souviens.

-« Vous aviez quel âge dessus ? »

-« Je ne sais pas je dirais 6, peut-être 7 ans »

Oui c’est ça 7 ans, l’année où tout a commencé, la première année, celle où les souvenirs sont vacillants où on ne sait plus très bien ce qui s’est passé, cette longue année qui en a fait suivre des dizaines d’autres.

« Maintenant, respirez, et dites-moi ce dont vous vous souvenez ? »

-« Je me souviens des pleurs, et de la peur aussi. Je crois que j’avais mal au ventre, j’avais tellement mal… Je me souviens.. Je »

-« Doucement, respirez calmement. Reprenons au tout début, il faisait quel temps ce jour-là ? »

Il faisait beau ce jour-là, il faisait même très chaud. Il y avait un grand soleil, c’était un de ces jours où il faisait bon dans le sud, où on passait notre journée allongée au bord de la piscine, à rire, à créer de bons souvenirs. C’était le matin, le soleil ne tapait pas encore trop, mais on savait que ça n’allait pas durer. Maman avait sorti la crème solaire et les chapeaux, on se préparait pour partir sur le marché, il fallait trouver quelque chose à manger pour le midi, papa avait envie d’un Barbecue avec une salade d’été, maman pensait plus à un bon melon avec un peu de charcuterie, les deux m’allaient très bien.

Maman cherchait désespérément son panier alors que papa était déjà dans la voiture, prêt à partir, il nous attendait.

-« Partez sans nous, je gère Sophie, ne vous inquiétez pas, vous irez plus vite, et puis ça sera long pour elle, elle va s’ennuyer. »

Maman a acquiescé, c’est vrai que ce genre de sortie c’était long pour Sophie, mais bon ça l’embêtait de la laisser toute seule avec son frère, elle est vite ingérable, et puis ça serait la première fois qu’elle les laisse seuls tous les deux. Elle se retourna vers Papa pour voir ce qu’il pensait de cette idée. Il a haussé ses épaules comme à son habitude. Il était plutôt content de pouvoir faire une sortie à deux, sans les enfants, maintenant qu’ils sont grands, il se dit qu’ils peuvent se gérer tous les deux.

Maman sourit, pourquoi pas les laisser seuls, et puis si ça se passe bien, ils pourront recommencer et profiter à nouveau d’un moment à deux. Elle retrouva son panier posé en évidence sur la table du salon et fila vite vers la voiture.

-« Soyez sages, on revient vite. Sophie ne fait pas de bêtises, c’est ton frère qui te garde. »

La porte se referma pour laisser place à la pénombre, les volets étaient presque tous fermés pour garder un peu de fraicheur.

-« Viens on va jouer dans la chambre de papa et maman»

J’étais contente pour une fois, il voulait jouer avec moi. J‘aurais cru qu’il allait me laisser devant la télé pour qu’il puisse aller s’amuser avec ses amis. Lui qui aspirait à un peu de tranquillité sans moi, pour une fois, il me réclamait.

-« N’allume pas la lumière Sophie, rejoins moi on va jouer à cache-cache sous la couette »

Il était en sous vêtement sur le lit, il devait avoir trop chaud, pas étonnant de cette chaleur sous une couette. Il était bizarre, pour une fois il ne disait rien, il a commencé par me toucher le ventre, comme si il cherchait quelque chose, j’ai cru qu’il voulait qu’on se chamaille sauf que cette fois-ci il me faisait mal. J’ai senti ses mains descendre plus bas, j’ai commencé à me mettre à pleurer, je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça et surtout ce qu’il me voulait, j’avais juste envie de jouer, qu’on rigole ensemble. Dans ce lit au milieu de cette chambre, il n’y avait rien de drôle dans ce qu’il se passait, ses gestes et sa manière de faire me faisaient peur, j’avais l’impression d’avoir en face de moi une autre personne. Plus il continuait, plus je pleurais, je n’avais qu’une envie c’est qu’il s’arrête.

-« Chut tais-toi, arrête de faire du bruit, tu m’embêtes.»

Se taire, ne plus bouger, c’était le mieux à faire alors je me suis arrêtée et j’ai attendu que ça passe. Ça piquait, ça brûlait, alors j’ai essayé de m’imaginer Maman et Papa sur le marché en train de flâner sur les étals, entre le saucisson et les légumes. J’ai vu leurs sourires, ils se rappelaient de bons souvenirs, ils rigolaient, Maman était rayonnante, Papa était content de pouvoir se promener sans s’inquiéter.

J’espère qu’ils me prendront des abricots, et qu’ils penseront aux sablés de la dame au chapeau. Ils sont si bons, aux pépites de chocolat, j’aime bien cette dame, elle est si douce, et si gentille, elle nous offre toujours  un chocolat, même si maman et papa ne prennent rien chez elle.

L’horloge de la cuisine sonna onze heures.

-« Tu ne diras rien à Maman et papa, on est d’accord ? »

Acquiesçant un oui de la tête, je retournais dans le salon pour m’asseoir sur le canapé. Maman et Papa étaient en train de revenir du marché. On entendait la voiture qui passait la porte de la cour, les graviers glissaient sous les pneus. Maman était radieuse, un large sourire aux lèvres, Papa en profita pour se glisser discrètement vers la terrasse. Ils ont dû passer un bon moment, Maman chantonnait.

-« Alors Sophie tu as été sage ? »

-« Oui maman ».

La réponse la satisfaisant, je fila voir Papa qui profitait encore un peu du soleil sous le pommier.

-« Je peux m’assoir sur tes jambes papa ? »

-« Bien sur Sophie, ça a été avec ton frère ? »

-« Oui papa, j’avais hâte que vous reveniez »

-« Moi aussi Sophie »

On profita à deux, du calme de cette maison dans les montagnes, l’un regardant les nuages, l’autre profitant d’un peu de réconfort.

Un craquement derrière, nous sortit de cette bulle de silence, je vis maman, l’appareil photo dans les mains, prête à dégainer, toujours les yeux pétillant de bonheur.

-« Allez Sophie, fais-moi un sourire, ça fera un beau souvenir » 

Comme c’est la première fois que je publie un de mes textes ici, j’aurai bien aimé votre avis (sans obligation toujours), j’accepte toutes critiques constructives (promiiiiiis bon en vrai ça m’angoisse d’écrire ça mais j’aimerai tellement avoir des avis extérieurs), en espérant que cela vous ait plu.

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Marathon J-7

La prépa marathon est en train de toucher à sa fin (Ayééééé c’est finiiii ! Youhouuuu c’est la fêteeeeuh), je me suis dis que c’était le bon moment pour revenir sur ces 4 dernières semaines avant le grand Jour. Un dernier compte rendu avant le retour sur expérience du Marathon (The one !).

s6e3Petit retour sur la Semaine 6 séance 3

Ces 4 dernières semaines ont donc donné ça niveau entrainement :

Semaine 7
Séance 1 : 45’ de footing à 8,5 km/h.
Séance 2 : 1 heure de footing à 9,5 km/h
Séance 3 : 1h15 de footing à 9,5 km/h

Semaine 8
Séance 1 :
30’ d’échauffement + 12 x 500m (2’10 par 500m – Récup de 1’30)+ 10’ retour au calme
Séance 2 : 1h de footing à 8,5 km/h.
Séance 3 : 2 heures de footing à 10,55km/h.

Semaine 9
Séance 1 : 30’ d’échauffement + 10 x 400m (1’42 par 400m – Récup’ 50’’) + 15’ retour au calme
Séance 2 : 1h30 de footing à 9,5 km/h
Séance 3 : 30’ d’échauffement + 2 x 4000m à allure marathon (soit 22’44 par 4000m – Récup 3’) + 2 x 1000m (4’23 par 1000m – Récup= 3’ ) + 15’ retour au calme

s9e1
Semaine 9 Séance 1

Semaine 10
Séance 1 (aujourd’hui) : 20’ d’échauffement + 10 x 200m (49 » par 200m – Récup 200m) + 15’ retour au calme
Séance 2 (mercredi) : 45’ de footing à 9,5 km/h + 5 lignes droites de 100m à 10,55km/h

Séance 3: MARATHON (La sentence !)

J’ai vraiment savouré la 7ème semaine qui m’a permise de me détendre après les 25 kms du vendredi d’avant, même si ça a été très dur de se cantonner à une vitesse qui n’est pas la mienne. Les séances d’endurance m’ont vraiment permis de calmer mon cardio et ça c’est vraiment top surtout pour la suite du run après le marathon (oui oui je ne compte pas m’arrêter j’ai un saintélyon qui m’attend l’année prochaine).

J’ai beaucoup souffert lors des séances de fractionnés long et j’ai même abandonné en pleine séance 1 dans la 8ème semaine avec en guest les pleurs et tout le tatouin (Promis la prépa marathon ce n’est que du bonheur !). Je me suis sentie dépassé, fatigué, moralement au plus bas (mais pour ma défense je sortais d’un gros weekend copines), j’ai préféré arrêter le massacre. Pas d’excuse, j’en paierai les conséquences si il le faut.

Physiquement les 10 semaines m’ont filé une faim de fou (pour ne pas dire une faim de loup), et j’ai hâte de reprendre ma routine et d’arrêter de manger comme 3. Je ne suis pas cassée (à part si on met de côté la S1 de la semaine 8), et j’ai plutôt la pêche en mode happy toute la journée (et moins happy la nuit car je reste fatiguée quand même).

Moralement ? Pour l’instant je n’ai pas encore trouvé la réponse, pourtant ce n’est pas faute qu’on me demande (au moins 5 fois aujourd’hui pour savoir si j’étais prête). En vrai, je me sens bien, je me sens motivée, mais la distance et les conséquences sur le corps me font peur. Je ne sais pas si j’aurai la motivation pour les tenir, en résumé je flippe grave ! J’ai tenu le coup dans le plan malgré quelques couacs j’ai fais comme je fais d’habitude je me suis adaptée.

J-7 c’est ça ? Plus possible de reculer on est bien d’accord ?

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Semaine 9 Séance 3

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Les 5 bonnes raisons d’avoir un lit « Montessori »

Les filles dorment dans la même chambre depuis que Fleur a 1 mois (cf l’allaitement + cododo sur le canapé dans le salon), au tout début nous l’avions mise dans son lit bébé à côté du lit de Mini qu’on avait acheté à ses 2 ans et demi en prévision de l’arrivée de sa sœur. Avant de le choisir, on avait bien réfléchi à ce qu’on souhaitait : Un lit qui ne prend pas trop de place et dans lequel on pouvait caler les 2 : On a donc pris le Kura de chez Ikea.

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C’est celui là (non je ne fais pas de la pub pour Ikea c’est juste pour vous montrer)

Depuis que Fleur a 4/5 mois, on a rangé le lit bébé à la cave (celui que Mini a eu jusqu’à ses 2 ans et demi et avec lequel on a eu le droit au passage enlèvement des barreaux et tout ce qui s’en suit (coucou les gamelles dans la nuit)), et elle dort donc dans un lit dit « Montessori » ‘(oui oui tout ça pour en arriver là).  Fleur dort en bas sur un matelas de taille normal entouré d’un traversin et du coussin d’allaitement qui sont calés sous un drap.

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Sa veilleuse et son doudou en guest ainsi que le téléphone Fisher Price qu’elle a du ramener pendant la sieste

Non promis ce n’est pas très compliqué à faire, et je pense que ça doit coûter largement moins chère qu’un lit bébé (coucou le marketing de la puériculture). Fleur a maintenant dépassé les 1 an et on est content qu’elle se soit habitué à ce lit car nous mêmes on y trouve des avantages (et pas qu’un peu).

Déjà, (bon je vais me répéter mais vous n’avez rien vu) le gain de place !

Un lit pour 2 enfants lorsqu’on a qu’une seule chambre, c’est quand même le top. En plus, elle est relativement petite et nous voulions un coin lit, un coin lecture, et un coin jeu (coucou le casse tête), nous y sommes plus ou moins arrivé (bon sauf que parfois le coin jeu empiète toute la chambre) avec quelques astuces. Et puis les filles sont relativement contentes (bon surtout Mini) de dormir l’une au dessus de l’autre (j’envie tellement la période de la pré-adolescence vous ne pouvez pas savoir à quel point avec ce lit).

En tant que Parents, tu peux t’allonger dedans

Lorsque c’est la fin de journée et que tu es fatigué, tu n’as envie que d’une seule chose : t’allonger. C’est sans compter sur ton enfant qui n’a lui qu’une envie : de te retrouver pour jouer ensemble. Avec ce lit, tu peux faire les deux, jouer avec lui (ou faire vachement bien semblant) et te reposer confortablement.
Le bonus non négligeable dans cette histoire c’est que tu n’es pas obligé de te plier dans tous les sens pour te coucher dedans, tu peux déplier les jambes et te détendre (et piquer une sieste avant le repas sans te faire griller !).

L’autonomie mon gars !

Adieu, les « Mamaaaaaaaaaaaaaaan, papaaaaaaaaaa je suis réveilléééééééééé » à 6H du matin pour sortir l’enfant du lit (on compatit Mini le faisait lorsqu’elle était petite). Là, Fleur sort de son lit quand elle a envie, du coup la plupart du temps, elle joue dans sa chambre en attendant qu’on vienne la chercher ou que sa sœur se réveille pour lui ouvrir la porte (oui on fera moins les malins quand Fleur pourra le faire elle même). C’est même arrivé quelques fois de retrouver les 2 en train de jouer tranquillement en attendant qu’on se lève (le retour des dimanches sous la couette (ou presque)).

L’autonomie bis mon gars ! (la suite)

Lorsqu’elle est fatiguée elle va dans son lit toute seule (ouai ça j’avoue c’est plutôt cool). Elle se cale le doudou dans la bouche, et hop elle file dans son lit en mode « je suis trop chou je vais me coucher toute seule » (yeux qui pétillent et oooooh avec la tête sur le côté) (oui cette enfant a un level de choupitude plutôt élevé).

Tu peux dormir avec ton enfant (oui ça fait redondant mais c’est pas grave, ça passe !)

Parfois il y a certains couchés qui sont plus durs que d’autres que ça soit pour l’enfant ou pour toi (l’un est souvent lié avec l’autre). Du coup, pour se rassurer à deux tu peux te caler à côté de lui en mode papouilles, câlins, et ronronrons (Oui je sors de ma semaine de vacance avec Fleur j’ai donc le cerveau un poil déconnecté). Bon et c’est quand même le must de pouvoir lire l’histoire du soir en étant allongée comme une grosse loque dans le lit de Fleur.

Et hop un p’tit câlin en mode instant chou !

Non, je ne citerai pas les inconvénients vu qu’il y en a pas (Ou presque !).

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La maison du bonheur

Ce week-end, je les ai regardé jouer ensemble, j’ai pris le temps de me poser 5 minutes, et je les ai observés. Longuement pour une fois, pour de vrai, je les ai vu, là en plein milieu du salon, entre la chaise et la table basse, l’une instable, debout, mettant en suspense sa future gamelle, l’autre assise, en tailleur, le regard ailleurs.  Les deux, les filles, ensemble comme une évidence, en train de jouer, en train de se chercher, en train d’être eux, comme un tout.

Ce Week-end, Ça rigolait sec, la grande forcée, un peu, la petite naturelle, pour l’instant, et puis les deux ensemble. Ça rigole souvent, ça se marre même plutôt bien. Surtout pour faire des bêtises, celles qui font sourire, celles qui font dire que ce n’est pas grave, celles qu’on apprécierait presque. Ça arrache le papier peint, la petite mais la grande aussi, ça saute dans le lit, la grande surtout, ça essaye de grimper dedans, la petite en majorité. Ça joue dans les DVD, ça les sort, puis les remets, les balance, les machouilles. Ça mange les croquettes du chat, la petite seulement. Ça écrit sur les murs avec de la craie, la grande pour une fois. Ça joue dans le bol du chat, la petite, again, ça se mouille, ça se lave, ça glisse dedans, ça s’amuse et ça tombe.

La grande et la petite, ça sonne un peu comme Laurel et Hardy, ensemble, deux êtres si différents, et qui pourtant rigolent à l’unisson. Ce double rire, ce « HEY » qui sonne comme un « attends moi, j’arrive », ces jambes qui galopent les unes derrière les autres, ce duo qui va nous en faire baver. Ce 4 pattes qui va presque aussi vite que les 2 de devant.

Avec elles, la maison n’est jamais parfaitement rangée, beaucoup de choses trainent, les jouets, les papiers à ranger, les papiers passés du stade à ranger à presque mis dans les pochettes, les dessins de l’école, ceux de chez la nounou, ceux fait à la maison. Les dessins, les peintures, les montages de bric et de broc, le bazar, leur bordel.

Leur bordel qui fait sourire comme leurs cris qui font râler, leurs larmes, leurs bleus, le ras le bol, les raaaaaaaaaaah, les lâches ta sœur, les ‘yen a marre », les remises en question, les saturations, les dodos tristes et les complications. Le stress de ne pas arriver à les comprendre, de trop en vouloir, les analyses constantes, les angoisses de ne pas bien faire, de vouloir trop en faire. Ce bric et broc d’émotions. Cette instabilité qui fait de nous des experts du chat perché.

Ce chat qui au milieu des 2 se cache, se méfie, file entre les jambes et vit à l’heure des 2.

Dans cette maison qui n’en n’est pas totalement une, on sourit, on rit, on pleure, on s’interroge, on se questionne, on se câline, mais surtout on s’aime.

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Et déjà 1 an de toi

Si on m’avait dit il y a 1 an que j’aimerai un deuxième enfant, je ne l’aurai pas cru. Si on m’avait dit que tu prendrais au temps de place dans mon cœur que ta sœur, je l’aurai nié. Si on m’avait dit, il y a des années qu’aimer ses enfants était comme des tremblements de terre, j’aurai rigolé.

Aimer ses enfants, quelle idée !

Fleur, la deuxième, la petite, celle qui est censé être cachée dans l’ombre de sa sœur, la bonne blague. Tu es rentré dans nos vies, il y a maintenant 1 an, l’année la plus importante, l’année où tu apprends pleins de choses. Cette année aura vu passer ton premier sourire, ton premier rire, ta première dent, tes premiers bravo, tes premiers Maman, papa, tellement de premier qu’on redécouvre avec toi, si différents de ceux de ta sœur.

Et maintenant cette année aura vu ta première bougie, ton premier gâteau.

1 an, ma Fleur, j’ai envie de dire Déjà, car au fond c’est vrai que cette première année avec toi est passée à une vitesse de fou. Bien plus qu’avec ta sœur. Tu es là, et j’ai l’impression que tu l’as toujours été. Cette place de deuxième tu la tiens à la perfection.

Souriante avec tes 5 dents, tu sais y faire, mener le monde à la baguette, amadouer les gens avec tes yeux bleus. Clown de première, tu te marres pour un rien, un papier sur une table te fait rire pendant bien 5 minutes. Fripouille, tu n’es surtout pas la dernière à faire des bêtises et pas loin d’être la première.

Ma peureuse de l’extrême qui passe ta vie debout mais jamais trop loin d’une chaise ou d’un mur. Mon Taz qui nous fait l’immense honneur de parfois lâcher ses « deubeubeu » pour prononcer un « maman » voir un « nanenane » pour appeler ta sœur.

Ma crevette, tu es gourmande un jour et puis le lendemain tu boudes tout tes repas.  Mon bébé sourire, toi qui a appris si vite que tu n’aurais pas le droit qu’à ta maman pour toi toute seule. Petite fille déjà au grand cœur avec tes câlins en mode catch, et tes bisous-nez.

Tu es si différente de ta sœur, et pourtant comme deux gouttes, tu lui ressembles.

Ma Fleur, si unique et tellement Toi.

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