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Catégorie : Ma vie de maman

Le deuil de ce corps là

Adolescente, j’étais « ronde », « enrobée », « bien en chair », et même « costaude » comme dirait l’autre. Je ne subissais pas plus de critique que ça, et comme à mon habitude, la tête ailleurs, je ne faisais pas attention au dictat de la minceur qui commençait doucement (mais sûrement) à arriver.

J’étais ronde mais bien dans mon corps.

Pendant mes études et étant loin de tout, je n’ai pas cherché à maigrir, ni à manger correctement. Je ne faisais pas attention à mes repas, je prenais parfois le temps et parfois non. Il m’est arrivé d’oublier de manger, et à l’inverse de manger 3 fois trop. Après quelques temps, on m’a gentiment mise dans la catégorie de ce qu’on appelle Mince, voir très mince. J’avais le ventre plat et les cuissots légers (coucou le graal (ou pas)).

J’étais tout aussi bien dans ce corps amincit.

Et puis j’ai rencontré l’homme, et je me suis remise à gouter au plaisir de la vie (à manger donc) sans moindre mesure. Je n’ai pas plus grossis que ça mais d’un très mince, je suis passé à mince, rien de catastrophique, j’étais heureuse et amoureuse (ooooh que c’est joliment dit !)(et ça veut donc dire que tu ne l’es plus ?).

De fil en aiguille, je suis tombé enceinte de Mini, et j’ai fais un poids que je n’aurai jamais imaginé faire (On taira le chiffre pour le bien de tous). J’ai quasiment perdu tout les kilos de la grossesse de Mini, 3 étant toujours solidement accrochés.

Au Deuxième chapitre du « massacre de mon corps » est arrivé Fleur. J’ai réussi à me contrôler et les kilos ne se sont pas autant accumulés que la première fois. Je les ai vite perdu pour retrouver ces 3 kilos restants (encore et toujours bien présent).

A ce jour je n’ai toujours pas retrouvé mon poids avant l’homme, et malgré de nombreuses heures de sport, de nombreuses retenus sur mes envies, et de nombreux repas équilibrés, ils sont toujours là c’est quelques kilos de rien du tout « en trop ».

Des kilos restants sur un corps post grossesse.

Sur la balance, je les vois, sur mon corps je sais où ils sont, plus ou moins cachés, plus ou moins encrés, plus ou moins là. Au delà des kilos superflu, mon corps a changé, il est devenu différent, comme une impression qu’il ne m’appartient plus.

En 5 ans mon corps c’est pris 2 grossesses et un flux excessif de confiance en soi à travers l’amour de l’homme. J’ai subis les changements du temps sans y prêter attention, et je me retrouve maintenant comme une « con » à redécouvrir un corps qui n’est plus le mien. J’ai l’impression d’être sans cesse devant une glace déformante, reflétant mon corps d’aujourd’hui avec le regard d’hier.

Je suis à la recherche d’un corps perdu il y a plus de 5 ans avec en option : ventre plat, sans dégâts, sans cicatrice de césarienne, sans rainures. Si quelqu’un la trouvé et qu’il souhaite me le rendre, je suis joignable par mail, et promis je ne lui en voudrais pas pour l’emprunt.

Faire le deuil de mon corps d’avant, Faire le deuil du « avant » pour se fixer sur le présent, plus que jamais ré-apprendre à vivre avec.

IMG_20160323_162110Mon corps, mes angoisses, mon deuil.

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Look du jour avec Smafolk

Depuis quelques temps maintenant, il m ‘arrive de vous partager sur Instagram les looks du jour de Mini et depuis 5 mois ceux de Fleur avec le hashtag #lookdujour (tiens ça me fait penser qu’il faudrait que j’en fasse un pour Mini et un pour Fleur). Au gré de mes envies, et de celles des filles (surtout celles des filles), j’arrive plus ou moins à faire découvrir leurs looks.

Courant de l’été dernier (je n’ai presque pas honte de mon retard)Småfolk m’a contacté pour découvrir leur marque et pour participer à un look du jour. Depuis vous avez pu apercevoir sur mon Instagram, des pommes et des petits chats par ci, par là.

smalfolk2(Oui il faisait encore beau et chaud, et j’étais même encore enceinte de Fleur)

Småfolk est une société Danoise crée en 2004. Il propose des vêtements et des accessoires de 0 à 12 ans. La marque fait des vêtements qui change de l’ordinaire. Leurs produits s’inspirent des tendances des années 70 donnant un côté rétro et moderne aux habits.

Je vous laisse aller fouiner dans leur catalogue, mais ne soyez pas étonner d’y retrouver du chat violet, du panda, du camion multicolore, des imprimés chevaux et hiboux,des animaux en tout genre mais surtout des vêtements très colorés et très originaux :

smafolk3Source

Smafolk se veut décalée et ça marche plutôt bien. Ils font des vêtements d’une choupitude extrême (je suis un poil en train de craquer en même temps que je fais l’article).

Au début, je me demandais avec quoi ça pouvait s’accorder car les vêtements sont vraiment différents de ce qu’on peut trouver ici en France. Il y a un côté décalé, coloré, imprimé qu’on ne retrouve pas à tout les coins de rues. Et finalement, avec un simple Jean ou même avec pantalon de la même couleur que l’imprimé ça passe tout seul et ça donne des looks très pétillants.

smalfolkL’ensemble du colis reçu

Les vêtements taillent plutôt grand, ce qui est un plus surtout lorsque vous avez des grands modèles. Mini qui porte du 5/6 ans dans les autres marques, arrive à porter encore du 4/5 ans chez Smafolk.

Le petit hic c’est que les prix sont en DKK (couronne danoise) mais un rapide tour sur google et vous pouvez vite faire une conversion.

Plus je regarde cette photo, et plus je me dis que l’armoire de Mini est vraiment rempli de pep’s !

On se retrouve sur Instagram pour des looks haut en couleur ?

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L’idéologie de la mère parfaite

Lorsque nous sommes enfants, que l’on soit homme ou femme, on nous donne une image à tenir, une idée des choses qu’il faut qu’on fasse ou non, cela fait partie de l’éducation, cette chose divisée en plusieurs chapitres, catégories, sous catégories, et qui est un sujet tout aussi bouillant que la religion, la politique, le temps de cuisson de l’œuf à la coque, et du nom à donner au pain au chocolat. De la génération de nos parents, on nous a donné une image de la mère, de la femme qu’on devait tenir, entretenir. La liste peut changer selon les parents que vous avez eu, mais on vous a plus ou moins donné une conduite à tenir selon les thèmes abordés. Ce qui peut donner des choses catastrophique ou parfois des petites perles, de ces perles j’en apprendrai tellement, des choses que j’aurai aimé savoir plus tôt.

On croit que nous ne sommes pas touchés par le syndrome de la mère « parfaite » (Qu’en est-il de celui du père parfait ? ). Cette personne qui a suivi à la lettre le summum de tout les sujets qui touchent aux enfants, son objectif dans la vie est d’atteindre tout les High level du jeu de la vie de maman. Niveau 100 en cuisine, Niveau 100 en papier cadeau, Niveau 100 en création de gâteaux, Niveau 100 en activités pour enfants, Niveau 100 en coiffure d’enfants.

Votre « mèreparfaite » a atteint le niveau 100.

Au début, ce pokémon sorti de nulle part ne vous touche pas car vous ne le connaissez pas tellement, et puis un jour une « mèreparfaite » sauvage apparait avec un « QUOI ? Tu ne fais pas toi même le gâteau d’anniversaire de ta fille ?’ Et là, vous vous dites que vous avez peut être manqué quelque chose. Pourquoi cette personne vous dit ça ? Pourquoi est-elle interpellé à ce point là ? Il n’y a pourtant rien d’anormal pour vous. Et au final, vous vous retrouvez la veille de l’évènement à tenter un fraisier avec une décoration en pâte à sucre Reine des Neiges alors que vous n’avez jamais touché un fouet de votre vie.

De ces quoi, il en existe une liste longue comme le corps d’une femme de taille moyenne, on peut trouver du : « quoi tu ne repasses pas », « Quoi c’est ton homme qui fait la vaisselle », »et à manger », ou encore du « quoi tu ne connais pas la recette de la pâte à crêpes ? » « Quoi tu n’as pas de moule cœur pour tes gâteaux? » « Quoi tu n’as pas de cocotte minute? », « Quoi tu ne connais pas la dernière technique au monde pour faire des blancs en neige ? ». Je caricature à peine.

Pour tout vous dire, Je ne suis pas fan des expressions mère parfaite, mère imparfaite, et tout ce qui dénigre les deux. Je trouve que cela engendre une pression sociale de plus. Et si on essayait tout simplement de se donner aucune image ? Ou du moins de se donner celle que vous êtes ? Je n’aime pas non plus le terme mère pour décrire quelqu’un car pour moi  on est avant tout des femmes. Plus qu’une mère, une personne mais ceci est un autre sujet.

J’aime entendre que nous sommes une génération qui secoue les dictâtes qu’on a essayé de nous inculquer, ces codes qu’on passe de parents à enfants, de femmes à femmes, de génération d’oppressée à génération pressée. J’aime savoir qu’on se remet en cause (ou pas), qu’on essaye tout simplement d’être bien, ce bien être qui a été mis trop longtemps de côté.

Se recentrer sur les bases.

Je suis de celles qui pensent que les codes ont changés. En fait, ce n’est pas que je n’ai pas envie d’atteindre le level 100, c’est juste que je ne veux pas participer à ce concours qui a été crée de toutes pièces par la société. Ce n’est pas important pour moi, c’est tellement loin de mon schéma de vie, et dans celui que je veux donner aux filles.

Pas de pression, Pas de regrets, non ?

Le code des mères, ce fil rouge qu’on m’a donné, et que je ne donnerai en aucun cas à mes filles, cette pression sociale que je n’ai pas envie de voir dans les futures générations, par choix. Pour une fois, je choisis de faire, de dire, de ne pas suivre, « je fais ce que je veux chez moi ».

Je donnerai à mes filles des souvenirs, des sourires, des astuces de la vie de tout les jours qui font que je gagne 30 minutes de plus de câlins, 10 minutes de savoir à partager, 20 Minutes de lectures du soir, 5 minutes de « on joue à chat », plus qu’un code de mère, un code de vie. Qu’elle puisse vivre leurs vies comme elles le souhaitent.

Je pense tout simplement que l’essentiel est ailleurs.

Mon essentiel c’est un câlin le matin. C’est Mini qui vient nous réveiller parce que bon « il ne fait plus tout noir dehors ». C’est le bisou avant de partir au travail le matin. C’est le sourire qu’elle a lorsqu’elle me dit ce qu’elle a fait à l’école ou qu’elle m’épèle son prénom. L’essentiel est dans la simplicité, dans la vie, dans chaque petite chose qui fait aujourd’hui.

Et si l’essentiel était tellement plus qu’une vaisselle propre ? Qu’un bon repas engloutit par la famille ? Et si l’essentiel de chacun était différent de celui du voisin ? Et si on tentait d’améliorer nos vies à nous, au lieu de tenter d’améliorer celle de la voisine ? Et si on n’avait pas de voisins ? Et si on arrêtait de suivre un chemin tout tracé ?

Vous culpabilisez parce que la vaisselle n’est pas faite ? Que le repassage traine ? Que le linge n’est pas propre ? Et si vous commenciez par simplement vivre, le reste peut attendre, si si je vous assure.

Il n’y a pas de mère parfaite, il y a seulement celles que vous souhaitez être.

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La diversification alimentaire, le retour

Fleur a eu 5 mois Jeudi, nous avons donc eu le feu vert du pédiatre pour commencer la diversification alimentaire. Mini avait commencé à peu près au même âge (à 1 mois près) et vu qu’on a pas changé de pédiatre on se doutait un peu des événements qui allaient arriver.

Et là de nouveau la grande question, Petits pots industriels ou maison ?

Comme pour Mini, j’ai décidé de faire moi même mes petits pots (promis je reviens très vite dessus pour vous expliquer le pourquoi (rien de pro ni de anti je vous rassure de suite)), je me suis donc ré-armée de mes casseroles, de mon mixeur (oui j’ai rangé le babycook au placard (même si très pratique, il n’a pas assez de capacités)) et de mes p’tits pots pour le plaisir (ou pas) de Fleur.

Pour l’instant, je ne fais que la partie légume moi même, pour la simple et bonne raison que Mini détestait mes compotes (à ma plus grande déception (ou pas)), et que celles qui sont proposées en commerce me suffisent largement (je me vois mal faire une compote pomme, banane, Myrtille je vous avouerai). Après ça ne veut pas dire que je ne fais pas de simples compotes maison, le basique pomme/poire se fait très bien et le duo Mini/l’homme a l’air de plutôt apprécier (ouf tout n’est pas perdu).

Pour les premiers légumes je ne savais pas trop par quoi commencer, heureusement le pédiatre a sorti sa liste de favoris : Haricot, épinard, courgette, potiron, carottes sont de la partie pour ce début. Pour la quantité, il conseille la moitié d’un p’tit pot (oui mon pédiatre n’impose rien, tant que l’enfant est en bonne santé, tout lui va), on a été voir en commerce les pots font environ 80g, ce qui fait donc 40 gr de produit fini pour commencer.

Bon et sinon pourquoi du maison ?

Non ce n’est pas par fierté, ni par conviction que je fais les p’tits pots de Fleur. Non ce n’est pas pour « crâner » non plus.

Et étonnement, depuis que je fais partie de la blédifamily , j’ai même eu envie de faire un pas vers les produits dits industriels comme ceux proposés par Blédina (Oui Mini en a déjà mangé, souvenez vous mon avis sur les idées de Maman (article non modifié et non truqué et je dirai même plus la blédifamily n’existait pas encore lorsque je l’ai écris/publié)) et j’ai été plus qu’étonnée par leur transparence (ce qui va suivre n’est pas sponsorisé je vous assure), on sait ce qu’il y a dedans, et ils souhaitent/veulent que ça se sache, ils ne se cachent de rien. Ils produisent leurs produits dans cette optique de transparence. Vous avez une question ? mais n’hésitez pas, VRAIMENT, ils ont une hotline qui répondra à toutes vos questions. Je ne suis plus du tout réticente à l’idée d’en faire manger à Fleur (j’entends déjà vos sacrilèges et vos « booouuuh » de loin) en dépannage ou pour les vacances, au final je le vois un peu comme une alimentation mixte, moitié maison, moitié indus, les 2 se complétant à merveille

Mais alors pourquoi ? 

Tout simplement parce que j’ai la chance d’habiter dans une ville qui me propose de manger des produits locaux (c’est à dire qu’ils ont poussés quasi à côté de chez moi, plus ou moins 10 kms à la louche (j’habite en ville et il n’y a pas encore de jardins partagés là où se trouve mon domicile)) et SURTOUT parce que j’ai l’envie et les capacités de le faire.
Pour les légumes, soit je fais par le système de panier (j’ai craqué pour les paniers paysans il y a peu) soit je vais au marché en bas de chez moi.
Je PEUX, ET je VEUX (ça fait beaucoup de majuscules mais c’est important je trouve de le souligner, surtout le deuxième verbe) donc je ne vois pas pourquoi me priver même si je sais que je peux trouver en commerce des produits qui seront tout aussi bon pour Fleur.

Comme je le précisais au dessus, je ne suis ni pro, ni anti quoi que ce soit concernant les p’tits pots qu’ils soient maison ou industriels. Je sais que le sujet est très controversé et qu’avec cet article je tend au débat, mais je pense qu’il y a énormément de « on dit » et de préjugés sur cette sphère industrielle (que j’ai été première à penser hein). J’ai découvert beaucoup de choses avec la Blédifamily et j’aimerai tellement vous faire découvrir tout ce qu’englobe cet univers (même si j’ai déjà commencé un peu avec les 1000 jours).

Après mon grand-père avait un énorme jardin et on mangeait très souvent les légumes qui provenaient de sa terre, du coup, je suis un peu triste de ne pas montrer tout ce qui entoure ce domaine de la Terre à Mini, même si j’essaye d’en montrer un maximum déjà (Soit dit en passant en Bourgogne on peut visiter gratuitement une ferme de chèvres, elle est vraiment top, Mini adore y aller, il s’agit de la ferme de port aubry), c’est ma madeleine à moi en quelques sortes.

Après je ne cache pas qu’on mange aussi des produits industriels hein, c’est juste que c’est ma petite goutte d’eau qui me ramène à de très bons souvenirs d’enfance.

Et pour les recettes ?

La galère de TOUJOURS faire la même chose ou de peur que ça arrive, je sors mon portable avec le site de Blédina  qui a une jolie base de données niveau choix de recette et qui prend en compte pas mal de choses : Allergènes, âges, les ingrédients, le type de repas..

Bref, en route pour de nouvelles aventures pour Fleur !

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Mon rôle de maman

Ce soir j’ai enfin réussi à me poser sur mon ordinateur, ça tombe plutôt bien vu que j’avais un article à finir. J’ai commencé un bout de texte sur celle que je suis en tant que maman, et puis je ne sais pas, mais au moment de taper les mots j’ai eu comme une impression de fausseté, comme si je ne me reconnaissais pas dans ce que j’écrivais, alors j’ai cliqué sur ajouter un article.

Ce soir plus que jamais j’ai envie de me sentir femme. J’ai envie de m’oublier en tant que mère, j’ai envie de me plonger dans mon rôle, à moi, celui de base, celui que j’étais avant de devenir mère. Ce soir, mon âme de femme remonte plus que celle de maman. Ce soir quand je tape ces mots, mon +2 est relayé au second plan dans ma tête.

J’ai envie de me retrouver.

J’ai comme une envie de rien, comme un besoin d’être seule, avec moi même. J’ai envie de me prendre un bon bain, j’ai envie de me lire un bon livre, j’ai envie de m’enfermer dans ma bulle, seule. J’ai envie de me redécouvrir en tant que femme, j’ai envie que l’on me voit en tant que personne. J’ai besoin d’être. Comme une envie de crier « youhou, je suis là MOI aussi », ne m’oublier pas, j’existe !

Je me suis perdu.

J’ai l’impression d’être enfermé dans une chaîne où il manque un chaînon, j’ai le sentiment de boucler sur quelque chose qui ne pourra être résolu. J’ai l’impression d’étouffer, j’ai l’impression de ne pas être ce que je suis. J’ai l’impression de manquer quelque chose d’important. Avant d’être maman, je répondais un oui furtivement à la question « et sinon tu veux des enfants  ? » Mini est arrivé, et j’ai accepté ce rôle, j’ai plongé la tête la première dans cet emploi qui me plait à un point que je n’aurai jamais pu m’imaginer. Je suis maman, j’aime cette tâche, cette mission, ce statut, mais ..

J’ai l’impression de m’être oublié.

On m’a souvent dit de ne jamais avoir de regrets, au point où j’en suis je ne sais pas tellement si j’en ai ? Je ne sais même pas si c’est vraiment définissable. J’aime bien ma vie, j’aime bien mon rôle de maman, j’aime mon travail, j’aime tout ce qui complète ma vie, mais au fond de moi je sais que je suis tellement plus que ça. Je sais qui je suis, qui j’étais avant de devenir maman. Je serai me définir mais j’ai des traits de caractères qui sont passés au second plan, comme effacés. Je ne me reconnais plus. Faut-il que je tire un trait sur l’électron libre que je suis, que j’étais ? Faut-il que j’oublie ce moi « caché » ? Faut-il que je réapprenne à devenir quelqu’un ?

Mais au fond qui suis-je ?

J’ai comme un arrière gout de pas fini sur plusieurs sujets, j’ai l’impression de ne plus me reconnaître. Ma vie a changé avec les filles, mais ai-je vraiment pris le temps de me reconstruire ? Je me suis bousculé, et si j’avais loupé quelque chose dans ce virage à 180 degrés ? Et si j’oubliais un truc ? Et si, je me manquais ?

Une nouvelle famille, ça veut dire des nouvelles fondations ? Et si je n’avais jamais pris le temps de tout bien bâtir ? C’est bizarre comme habituellement tout est une évidence alors que là je ne sais pas par où aller.

Et si ma vie était ailleurs ?

Et si j’avais loupé quelque chose ?

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Fleur – 4 mois et demi

Au tout début du blog, je me souviens que je faisais des p’tits récapitulatifs de l’évolution de Mini, j’aimais beaucoup ces articles car ça me permettait de voir comment elle grandissait et puis replonger dedans me fait toujours un bien fou, même encore maintenant alors que Mini a plus de 3 ans.

Aujourd’hui, Fleur a plus de 4 mois, elle file même droit vers son cinquième mois qui est courant semaine prochaine. Déjà, 4 mois qu’elle est venu chambouler nos vies, qu’elle a complété notre bulle, qu’elle nous a permis de nous retrouver, comme jamais.

4 mois et elle discute à en faire peur au chat
(on s’est même demandé si Mini parlait autant à son âge.)

4 mois et elle fait ses dents
(vous ne m’aviez pas prévenu pour le coup des dents chez un bébé, c’est pas très très gentil ça (oui souvenez vous Mini a fait ses dents très tard)).

4 mois et déjà obnubilé par sa sœur
(ce qui est assez impressionnant à voir, elle n’a de yeux que pour elle).

4 mois et elle porte du 9 mois depuis bien 1 semaine maintenant
(9 mois que Mini portait à 6/7 mois).

4 mois et ce n’est déjà plus le bébé que j’ai rencontré en Septembre.

4 mois et elle sourit de plus en plus
(Et qu’on gagatise toujours autant devant).

4 mois et une première découverte gustative avec la purée de courge maison
(Le retour du mixeur en folie).

4 mois et elle adore être dans l’eau, toucher les objets avec ses pieds, s’éclabousser
(ce qui agace parfois Mini qui aimerait être tranquille dans le bain).

4 mois et on sent qu’elle n’a qu’une envie c’est de pouvoir se lever pour filer en douce.

4 mois et déjà malade deux fois
(alors que sa sœur a été malade pour la première fois à 13 mois).

4 mois et elle met tout ce qu’elle agrippe à la bouche
(Une grande préférence pour sa couverture).

4 mois et elle aimerait bien attraper ce foutu lapin qui est sur son tapis d’éveil
(Et les koalas de sa balancelle aussi si elle pouvait).

4 mois et toujours les yeux bleus
(alors que Mini au même âge perdait déjà de sa bleuté).

4 mois, ma si petite Fleur, mon si petit chat
(« Maaaais non maman, c’est pas un chat, c’est petite sœur »).
(Mon grand bébé que je n’oublie jamais même quand j’écris un article sur sa sœur).

4 mois, déjà.

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25 ans, 2 enfants

-« Vous avez déjà 2 enfants mais vous êtes jeune quand même »
-« Mais c’est bien hein, comme ça c’est fait »

-« Au vue de votre âge je ne vous demande pas si vous avez des enfants, je pense que c’est non »

-« 25 ans et déjà des enfants, mais pourquoi? »

Ces phrases, il m’arrive de les entendre, plus ou moins souvent, et j’y réagis plus ou moins gentiment, ça dépend toujours de mon humeur. Vous savez à 25 ans, l’humeur varie beaucoup, il parait que c’est la fin de l’adolescence qui fait ça.

La logique voudrait que je fasse quoi de ma vie à 25 ans ? Il faudrait que je sois encore en étude ? Que je profite de la vie ? Que je profite tout court ? Que je fasse pleins de choses ?

Je crois que les enfants ne sont pas des fardeaux à notre imagination, à notre envie de profiter, à notre envie d’être.

Je n’ai pas l’âge moyen des mères qui mettent au monde leur première enfant, pour Mini, j’en étais même assez loin. Je défie la logique de nombreux sondages en France, parfois j’ai même l’impression d’être une faille dans la société. Une faille, une brèche, qui une fois de plus n’est pas à sa place. C’est fou, mais quand j’y repense, je n’ai jamais su faire autrement que de ne pas rester à ma place.

Où est-ce la société qui fait que je ne me sens pas à ma place ? Ça se trouve je suis au bon endroit depuis le début.

Aujourd’hui, j’ai 25 ans, la moyenne d’âge de mes amis dépasse les 30 ans, mon plus vieux collègue avec qui je rigole et partage de nombreuses conversations s’approche des 50,  je suis la plus jeune de l’équipe et je dois me battre chaque jour pour que mon travail soit reconnu à juste titre.

Je pourrai vous étaler un nombre improbable de choses que je connais et « qui ne sont pas de mon âge » : Des titres de films que j’adore et qui pour certains sont sortis en noir et blanc. Des acteurs dont je suis fan et qui sont pour la plupart beaucoup plus vieux que mon père. Des paroles de chansons que je connais par cœur alors que je n’étais même pas dans la tête de mes parents lorsqu’elles sont sorties. Des spectacles comiques que je regardais en boucle étant petite et dont je connais les répliques à la virgule prêt.

Oui, j’ai 25 ans et la curiosité qui va avec.

Oui j’ai l’insouciance de mon âge, oui j’ai l’énergie d’une jeunette, oui j’ai l’humour bancal, oui je souris (et rigole fort dans ma tête) quand il y a un jeu de mots graveleux quelque part, oui j’idéalise encore beaucoup (trop), oui j’ai la tête rempli de féeries en Décembre, oui je pleure encore quand Mufasa meurt dans le Roi Lion, oui je suis curieuse, indépendante, ambitieuse, crédule, optimiste, rêveuse, oui je suis tout ça, mais je suis surtout comme n’importe quelle personne, qu’elle ait 25 ans, 40 ans ou même 70 ans.

J’ai 25 ans, et plus qu’un chiffre, je suis quelqu’un, une femme, une mère (deux fois en plus), une informaticienne, une geek, une nana, une qui fait 25 (et qui entamera bientôt son 26 dans quelques mois).

J’ai 25 ans, et oui l’école pour moi c’était comme si c’était hier, oui en 90 je naissais, oui je n’ai pas connu la première diffusion de nombreuses émissions/musiques cultes mais ça ne m’a jamais empêché de les découvrir, même maintenant. Oui, je n’étais pas née quand certaines choses se sont passées mais l’âge n’est qu’un chiffre qui ne prive pas de savoir. Oui, quand je suis née il y avait déjà la télévision en couleurs, l’ordinateur et l’appareil photo jetable.

Oui j’ai 25 enfants et 2 enfants, Oui je suis jeune mais il parait qu’on passe tous par là, il parait même que j’ai encore mille histoires à vivre, ça tombe bien, j’ai la vie devant moi.

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Source

Ps : Oui j’ai 25 ans et pourtant j’adorais aller sur mIRC (Ceux qui connaissent)

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P.E.A, j’écris ton nom

Je n’aime pas cet endroit, je n’y peux rien, c’est comme ça.Il me rappelle trop de mauvais souvenirs, cet endroit c’est les heures d’attentes pour la hanche de Mini, c’est la galère d’une amniocentèse, c’est l’angoisse d’une des (nombreuses) gastro de Mini, c’est les inquiétudes d’une mère, d’un père, d’une famille. Ce lieu si étranger et si commun à mes yeux, je ne l’aime pas. Cet hôpital qui voit défiler les enfants malades, abîmés par la vie, usés par les examens, par la maladie, cet endroit où une fois de plus je me retrouve coincé, avec mes émotions en vrac. Ce lieu anxiogène, ce lieu vide de sens, ce lieu si riche en sentiments.

Je me souviens de tout, mais surtout du chemin qu’il faut prendre, j’assume mes pas décidés, je reprend mes marques, je regarde autour de moi, rien n’a changé. On m’indique le service adéquat pour Fleur, pour faire le test auditif P.E.A. C’est drôle mais avec Mini, je m’engageais dans l’autre aile de l’hôpital. Je reconnais chaque recoin, les salles, les nombreux accueils, les jouets qui trainent partout, le sol si coloré et parmi tout ça les enfants qui rient, Fleur qui me réchauffe le cœur, et au fond sur la gauche, la réponse à ma question : Est ce que Fleur entend correctement ?

Je suis tout de suite prise en charge, pas d’attente pour les inquiétudes. On m’explique la démarche, j’acquiesce comme à mon habitude. Je me trouve gauche à retirer Fleur de l’Ergo. Je me trouve maladroite à tenir sa tête pour qu’on place les électrodes. Je me trouve à pleins d’endroits mais surtout pas sur ce fauteuil à bercer Fleur, à tenter de l’apaiser, de l’endormir dans cette pièce isolée, sans fenêtre, sans regard vers la vie, sans place pour ce trop plein d’émotions qui m’étouffe.

30 minutes d’examens, je respire enfin, je savoure le « c’est fini », je le met en boucle dans ma tête histoire de m’apaiser un peu. Fleur a réussi à s’endormir complètement sur moi, mon bébé si fort, ma si petite Fleur, je glisse mon nez dans ses cheveux histoire de sniffer un peu d’elle discrètement afin de remplir ma jauge d’apaisement, une dernière fois avant de passer à la suite. On m’envoie vers un Docteur pour qu’il me parle des résultats. Il prend le temps de m’expliquer chaque courbe, j’acquiesce encore et je me trouve enfin ici, le regardant droit dans les yeux, en espérant le meilleur des résultats. Fleur a réagit à tout les tests effectués, ma si grande, il faudra simplement la faire contrôler par le pédiatre, mais Fleur entend comme tout les bébés de son âge. Je souris enfin, libéré de ce poids. J’ai envie de faire une ola, de faire un marathon, de me rouler dans l’herbe, de crier, de chanter, de taper la bise au médecin, de checker les gens que je croise, d’un putin de Hip Hip Hip Ouai. J’ai l’impression d’avoir gagné un match de foot, c’est notre victoire à nous.

4 mois qu’on subit l’attente, les inquiétudes, les résultats des tests négatifs. 4 mois d’émotions compliquées. 4 mois à se dire que notre enfant n’est pas « normal », qu’il a quelque chose en lui qui ne tourne pas rond. 4 mois à s’en vouloir. 4 mois à tenter malgré tout de se rassurer. 4 mois à attendre un examen qui se veut éprouvant émotionnellement parlant, 4 mois d’angoisses.

4 mois aujourd’hui et enfin comme une évidence, Fleur n’a rien, Fleur va bien.

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La dernière ligne droite

Dans 1 semaine, je serai en train de préparer mes affaires pour retourner au travail (bon je vous avoue que je serai sûrement aussi déjà au lit en train de cogiter). Mon agenda, ma boite à goûter, ma carte de bus, mon badge, tout va reprendre sa place dans mon sac, je vais troquer les couches avec mon clavier, on y est, on y retourne, le congé maternité est fini. On va devoir retrouver une routine, reprendre le chemin des habitudes, ré-apprendre à profiter, à avancer, à vivre.

Avant que Mini aille à l’école, je la posais à 7H45 chez la nounou, puis je partais ensuite au travail. Normalement on aurait du retourner aux mêmes horaires avec Fleur sauf que là j’aurai posé les deux, et c’est la nounou qui aurait jonglé pour poser Mini à l’école. Mais voilà, je n’ai pas envie de ça, je me suis prise d’amour pour notre routine matinale. Le fait d’emmener Mini à l’école, de parler un peu avec la maitresse, de voir ses camarades de classe, les activités réalisées, la voir mettre sa photo dans les présents et aller s’amuser avec ses copains, ce n’est que du bonheur et je n’arrive pas à m’en défaire pour l’instant. J’aime ce moment hors du temps, où la vie reprend son cours dès qu’on a passé le pas de l’école. J’ai donc décidé de continuer cette routine et de poser Fleur seulement après avoir emmené Mini à l’école,  c’est à dire vers 8H30 (Aïe Aïe ça picote rien que de l’écrire, sachant que c’est l’heure à laquelle j’arrivais au travail avant).

Le soucis avec cet horaire, avec ce petit bonheur qui éblouira forcément ma journée (si si minimum), c’est l’arrivée à mon travail qui ne se fera pas avant 9H, c’est à dire qu’il faudra que je quitte plus tard, beaucoup plus tard, vraiment trop tard. Arriver vers 9H au travail, c’est repartir vers 18H, c’est ne pas aller chercher Mini et Fleur chez la nounou, c’est ne pas avoir le debriefing de l’école sur le retour, c’est ne pas avoir le biberon de 17H, c’est ne pas faire le bain des deux (Bon ça ce n’est pas grave), quitter plus tard c’est louper beaucoup de choses, trop de choses. Et je ne sais pas mais au fond je crois que ça me dérange, maintenant qu’on a une vie de famille à 4 (Maaan dieu qu’il est beau ce 4, vous ne pouvez pas savoir à quel point il me réchauffe le cœur), j’ai l’impression qu’il y a des choses qui vont me manquer, mes filles vont me manquer, leurs odeurs, leurs câlins, ces moments magiques qui ont fait ma vie pendant 3 mois (Si Si Fleur va avoir 3 mois (oui il passe trop vite ce fucking temps)) vont me manquer terriblement.

J’aime beaucoup mon travail, il me permet de faire pleins de trucs, de partir en vacances, de mettre à profit mes qualités (comme mes défauts namého), de calmer mon hyperactivité et surtout je ne suis pas faite pour m’occuper H24 de mes enfants (à moins que le job rapporte plus de 3000 euros net/mois, là peut être que je reviendrai sur la question), je les aime d’amour mais vraiment je ne pourrai pas m’occuper de mes filles TOUTE la journée (et j’admire les mamans/papas qui le font). Je me sens accomplie en tant que femme dans mon travail et non dans mon rôle de mère, bizarre hein ? Au final ma plus grosse fierté est d’être une maman active, réussir à jongler avec les deux sans me prendre le chou.

Depuis quelques jours, je veille, je n’arrête pas de penser, de tourner en boucle, de me demander ce qu’il faut que je fasse ou non. Je vais devoir reprendre le travail, faire voir que j’ai envie d’évoluer, poser les deux chez la nourrice, jongler pour aller à l’école, travailler tard, profiter de la vie, encore plus, les serrer fort doublement, leurs montrer que même si je travaille, je les aime plus que tout.

Bref, ma parenthèse maternelle est terminée et sans même m’en rendre compte j’ai déjà la tête au travail.

lyonmarcheHere we go again

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Ces moments si particuliers

Bientôt la reprise du travail, dans un p’tit mois maintenant. On me dit en boucle de profiter, on me le glisse à l’oreille, on me le dit même avant de me dire bonjour. Ça oui, je profite, je n’ai pas besoin qu’on me le dise, je savoure chaque instant même les plus bordéliques. J’aime ces moments magiques où rien n’est sous contrôle (du moins où pas grand chose l’est): quand la petite s’énerve sur le canapé pendant que la grande refuse de mettre ses chaussures car aujourd’hui elle a décidé qu’elle voulait mettre ses bottes parce que « Maman j’veux sauter dans les flaques moi ».

Je les aime ces moments car c’est mon envers du décor, c’est la réalité de chaque maison, c’est ma zone de confort, ça crie, ça pleure, ce n’est pas grave, tout est sous contrôle car elles sont là, mes filles, et pour rien au monde j’échangerai ma vie aujourd’hui contre celle de quelqu’un d’autre. C’est ça aussi la magie du quotidien, c’est pouvoir savourer tout les moments même ceux qui ne sont pas/plus contrôlable. Le bonheur d’être parent c’est aussi de savoir perdre le contrôle, de l’assumer, de le vivre à fond et de se dire que c’est bon de lâcher prise, de se détendre, de se dire que rien n’est grave, que ce n’est pas 5 minutes de retard qui vont changer la face du monde,  que ce n’est pas une culotte mise à l’envers qui changera la donne, que ce n’est pas un sac mal mis, un manteau non fermé qui sauvera la planète, de ces choses simples, j’en ai fais mon quotidien.

Mes matins n’ont rien d’extraordinaire, mes journées sont toutes aussi calmes mais aujourd’hui notre danse est rodée, notre bulle est comblée, notre vie tourne comme elle aurait toujours dû tourner.

Pour rien au monde, j’échangerais le câlin avant qu’elle rentre fière dans sa classe, je donnerais mon premier « Maman tu sais je t’aime très très fort » qui a eu lieu la semaine dernière, je troquerais ce sourire qu’elle a lorsqu’elle me voit au loin, je remplacerais ma vie contre celle du voisin.

Il pleut, tout le monde est trempé, rien de grave, on se sèche, on rigole, on saute dans les flaques d’eau, on vit.

Ma vie est comme ça en ce moment bordélique, chaotique, mais tellement magique.

matin

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