Aller le contenu

Catégorie : Sport & Running

Top 10 Des plus belles montées de Lyon

En pleine préparation pour le Lyon Urban Trail, j’ai eu envie de vous faire partager mon amour pour les escaliers et les montées de Lyon parce que bon ça serait dommage de vous cacher ce beau terrain de jeux qui s’offre à nous.

Déjà il faut que je vous avoue que j’ai du faire du tri pour en avoir que 10 car de la montée il y en a à la pelle alors ne soyez pas trop déçu si vous ne voyez pas votre chouchou (par contre n’hésitez pas à me dire si j’en ai zappé une que j’aille la tester, je crois que je suis devenu accro au montée de cardio). 

10. Montée de la grande côte
Je la mets en dernière car je déteste cette montée mais je ne peux décemment pas passer à côté. C’est un classique et si je l’oubli je vais me faire taper sur les doigts par les Lyonnais. A monter, elle est juste insupportable. Je ne sais pas vraiment comment la prendre, si je fais 2 pas, je casse mon allure, si je n’en fais qu’un seul je dois faire des grandes enjambées et donc je me fatigue plus vite. Dès que je l’aperçois j’ai des bouffées d’angoisse.

P1030811

9.Les escaliers de l’amphithéâtre
Dans le genre casse pattes, elles ne sont pas mal non plus celles-là ! Pour le coup je n’ai jamais réussi à les finir en courant mais pour ma défense elles font la moitié de ma taille, c’est un peu l’escalade pour moi de les monter.

8. La montée de la Sarra
Je n’arrive pas à me décider entre la version escalier et la version montée pour savoir celle que j’aime le moins, on va dire qu’en descendant j’apprécie les deux. Si vous l’aimez d’amour, il existe une course qui s’appelle l’Ultra boucle de la Sarra (pour info on est tout de même sur une pente moyenne de 20%.)
IMG_20170322_133555_455Vous voyez le truc vert au fond ? Je vous présente Sarra la douce, la belle, la piquante.

7. La montée Des Coquillats + Rue Magneval (surnommée la montée des Fantasques)
Située du côté de Croix Rousse, c’est une montée de type « quand il y en a plus, il y en a encore ». Lorsqu’on pense que la série d’escaliers est terminée, on relève la tête en espérant que la souffrance soit finie et en fait ce n’est que de le début de la douleur. Surtout lorsqu’on on voit les collègues partir en face et se diriger vers d’autres escaliers (Hashtag Mourir).

escaliers
La fin de la montée ou le début de la descente: Rue Magneval

6. Le bois de la caille
J’aime beaucoup cette montée car elle ne fait pas aussi mal que les autres (coucou la maso). Elle est toute douce, elle se prend assez facilement en zig zag et puis elle est dans un bois donc il y fait souvent frais, ça permet de moins souffrir lorsque les chaleurs reviennent. Bon le seul hic, c’est que la fin n’est pas si sympa que ça, et qu’il ne faut pas être épais pour passer à travers la barrière en métal.
Point conseil rapide : On surveille bien ces pieds pour ne pas trébucher sur les branches et les cailloux par terre (ce n’est pas du tout du vécu !)

5. La montée de la Rochette
Encore une belle montée située du côté de Caluire, lorsqu’on habite pas loin et qu’on est fan de dénivelé, ce n’est que du bonheur (je vous envierai presque). Elle est du genre difficulté ++ (pour moi en tout cas)(un « petit » 18% quand même), on dirait qu’elle grimpe gentiment au début, sauf qu’elle ne fait QUE monter par paliers. On se dit que c’est fini alors l’espoir grimpe en nous, on imagine déjà le cardio redescendre et le cuissot se reposer et puis BIM palier et ça continue de monter ! (encore et encore)(C’est que le début d’accord, d’accord)(de rien).

4. La montée de Vauzelle (Surnommé la Soulary Bis)
Elle parait presque mignonne à côte de la vraie, mais ne vous fiez pas à sa douceur, elle fait bien travailler le cardio aussi. L’avantage c’est qu’elle est moins connue que l’autre, du coup elle est moins pratiqué, et est plus praticable (CQFD).

3. La montée à côté de l’école après le tunnel de la Croix rousse
Si quelqu’un a le vrai nom ça pourrait aider. Sur Strava ils appellent ça la montée Tassigny. Il s’agit d’escaliers qui collent une école, si vous y allez entre midi et deux les enfants se font souvent un plaisir de vous encourager.
Petit conseil : ne commencez pas à tout donner au début car si vous êtes en équipe vous pouvez tomber sur des petits blagueurs qui vous font continuer en face par la Rue Adamoli constituée (je vous le donne dans le mille) d’escaliers (ou par la gauche par la Rue Grognard qui n’est pas en reste non plus).

2. La soulary de son prénom Joseph
J’ai mis longtemps avant d’y aller mais ces escaliers c’est mon deuxième coup de cœur à Lyon question montée. Elles sont juste parfaites pour s’entrainer, on peut les prendre soit par 1 soit par 2 selon l’effort qu’on veut faire (ou même passer par la partie « pas escaliers » sur la deuxième partie). Dès la première rencontre, ça a été un vrai coup de foudre mais dommage pour elles, mon cœur était déjà pris.

1.Nicolas des Langes
Qui ne connait pas ces escaliers ?! Certains diront que la montée commence à côté de la gare, les autres plutôt après les premières marches. Dans les deux cas, ils piquent bien les cuissots et font bien monter le cardio ! Je ne me lasse pas d’y aller et de les faire surtout pour aller chercher une des vues les plus belles de Lyon.
Petit repère personnel : Quand on voit le portail blanc c’est que c’est bientôt la fin

NicolasdeslangesAu printemps
Nicolasdeslanges2En automne

Ps : J’aurai pu en mettre tellement d’autres mais j’ai du faire un choix mais sinon vous avez aussi :
– La montée des lilas (moitié escaliers/moitié montée)
– La montée de l’église (situé à Caluire, elle monte pas mal aussi)
– La montée du Greillon (j’ai pas mal hésité pour celle ci car niveau escaliers je la trouve sympa)
– La montée du petit Versaille (on est pas trop amie toutes les deux)
– La montée de la Rosaire (qui permet aussi d’aller voir la belle vue de Fourvière)
– La montée du Télégraphe (testée une seule fois on passe rarement par là).
– Le Tunnel routier de la rue de Terme (testé sur l’édition 2014 du LUT)(si ma mémoire ne fait pas défaut)
– La Montée Hoche (escaliers encore et encore)(je vous la refais ?)
– La Montée de la boucle (mais pas top au niveau de la circulation).

IMG_20170320_133734_579Montée du Boulevard (Croix-Rousse)

Rendez-vous sur Hellocoton ! Écrire un commentaire

Running : Les objectifs 2017

C’est le grand retour des articles runs sur le blog après une grande pause hivernale et deux belles semaines de concours, on reprend les choses sérieuses. Avec les collègues, on s’était mis en tête de faire une course officielle par mois et puis les obligations de chacun ont fait que finalement ça ne sera pas trop ça (voir même pas du tout ça). Je garde quand même en tête quelques courses que j’avais faites l’année dernière et que j’avais adoré (que voulez vous on ne se refait pas ?)

L’année 2016 m’aura fait beaucoup de bien et m’aura permise de faire de très belle découverte mais pour cette année 2017, j’ai envie de me pousser au cul avec du défi personnel, histoire de connaître mes limites (sans trop me casser bien sur). C’est donc une grande première pour moi de vous présenter un agenda de course (mais où est passé la nana qui fait TOUT complètement à l’arrache ? (Partie en vacance sûrement)). Le gros avantage c’est que je pourrai me faire un suivi et savoir si je me suis tenue à ce que j’ai marqué ici.

J’avais prévu de faire les Cabornis en Mars (pour tout vous dire c’est même ce week end) mais une blessure s’étant présentée il y a 3 semaines j’ai préféré rester calme, il n’y aura donc rien de prévu pour Mars à part un entrainement 100% montés et escaliers pour gérer (comme je peux) l’ Urban Trail de Lyon.

Pour Avril donc si vous avez bien suivi je me suis inscrite (pour une fois que je m’y prends à l’avance je suis plutôt fière de moi) à L’urban trail de Lyon sur le 35 kilomètres. Pour cette 10ème édition, j’ai eu envie de me bouger les fesses et de relever le défi de la grande édition.

Pour Mai, je ne me souviens plus du tout du nom (ah bah bravo) mais je sais qu’il y a une chouette course et puis au pire ça se fera comme l’année dernière en mode inscription furtive (une histoire de naturel et de galop, non ?).

En Juin, c’est le Pilatrail (mais quel beau nom !) avec c’est 42 kilomètres et 2200 m de dénivelé positif qui m’attend (ooooooh moooon dieu !). Rien que de l’écrire ça me fait peur (mais promis juste un peu mais pas beaucoup). Au final Mai, ça sera peut être 100% entrainement pour survivre à cette 30ème édition de cette course qui m’a l’air bien sympathique en montée.

En Juillet, j’avais prévu de retourner faire les 15 kilomètres de saint Martin comme l’année dernière mais je ne serai pas dans les parages à la date indiquée, ça sera donc de l’entrainement à base de fractionnée court et long (oui parce que bon je me vois mal faire du dénivelé positif en Vendée) pour me préparer à Août et à Octobre.

En Aout donc ça sera le grand retour des foulées saint Pierroises, petite course que j’apprécie énormément par l’ambiance et le parcours qui me permet de jouer avec mon temps sur du 10 kilomètres (donc un premier objectif personnel sur 10 kilomètres que je préciserai plus tard dans l’année (ah ah la maline !)).

En Septembre, je serai en pleine préparation Marathon comme l’année dernière donc aucune course officielle de prévu en tête mais pourquoi pas dire oui pour un truc de dernière minute.

En Octobre, c’est le grand retour de mon ami le marathon de Lyon avec un bel Objectif temps en tête (que je garde aussi again promis je vous en reparlerai dans un article plan de prépa marathon). Cette course restera ma chouchou tant pour le parcours que pour les objectifs avec lequel je peux jouer et éventuellement tenir (ou pas, on verra ça en octobre !).

En Novembre, je retourne mourir sur la Courzapat avec pour seul objectif de me faire plaisir (et de survivre aussi). C’est la seule nocturne que je ferai avant la SaintéLyon en officielle, après il y a de grandes chances qu’en Off j’en fasse avec les collègues (en tout cas je l’espère !).

En Décembre, c’est la complète de la SaintéLyon qui s’ouvre à moi. C’est The Objectif 2017 que j’avais en tête en fin d’année 2016. Je veux y retourner, je veux faire la grande, je veux la finir, je veux me dépasser et surtout je veux mais tellement aimer ça !

Allez soyons fou, et si on arrivait àse tenir à ce plan ? On se donne rendez vous en Mars pour un article prépa Urban Trail à base d’escaliers ?

zealotJe vous présente mes nouvelles copines qui vont me suivre sur ces prochains mois sur la partie route/Chemin.

Rendez-vous sur Hellocoton ! Écrire un commentaire

SaintExpress 2016

Comme pour le marathon et la Courzapat, petit retour sur cette première SaintExpress.

img_20161206_122024On se donne rendez vous avec deux collègues à 19H30 à la Halle Tony Garnier à Lyon. Un p’tit coucou furtif à Runner mais pas que et c’est repos jusqu’au départ des navettes. Je prends le temps de me concentrer juste un peu une première fois. Le moral n’est pas très bon, je ne sais pas si ça va le faire, je suis plutôt inquiète et mes ongles s’en rappelleront.

parcourssainte45 minutes de car plus tard, on découvre Ste Catherine de nuit, on remarque qu’il n’y a qu’une seule tente pour l’attente, elle se remplie assez vite et on se retrouve dehors dans le froid alors que le départ n’est donné que dans 2 heures. On aperçoit un bâtiment à côté avec de la lumière, on en profite pour se glisser dedans avec d’autres coureurs, on apprendra quelques minutes plus tard que c’est le poste de secours et qu’il faut sortir. L’anecdote racontera qu’il aura fallu trois sommations par 3 personnes différentes, et l’ouverture des deux autres tentes réservées pour le ravito pour nous faire sortir de la maison (une trentaine de personnes c’était réfugiée dans cet endroit au chaud). En sortant, on constate que les moins chanceux attendent dans le froid sous les couvertures de survie.

img_20161206_121641Le départ est donné en 3 vagues à partir de 23heures, nous partons dans la dernière à 23H22. Le « chauffeur » fait le récapitulatif des difficultés en boucle, et je rêve qu’il se taise (alors qu’il m’aura été d’une grande aide sur la fin, grâce à lui je me suis souvenue de la dernière montée ce qui m’a permis de me « conserver » jusqu’au bout). Dernier instant pour se concentrer, j’essaye de me détendre, on va bientôt partir.

Décompte en partant de 10.

Contrairement au marathon, je n’ai pas le parcours en tête, je sais seulement où sont les ravitos. On atteint très vite la première difficulté, ce qui créera le premier bouchon. La descente du Bois d’Arfeuille nous accueille avec ses énormes cailloux, heureusement ils ne sont pas trop glissants. Aussitôt descendu, on voit arriver sur notre gauche, la montée du Mont des Rampeau, qui annonce la couleur de cette Saintepxress, ça grimpe et sur la fin je m’aide des arbres pour tenir le coup.

Les coureurs commencent à s’appeler entre eux pour ceux qui sont partis en groupe et j’avoue qu’à chaque prénoms entendus, je souris car naturellement j’appelle mes collègues aussi pour savoir si nous sommes toujours ensemble. Je profite d’un temps calme pour raconter une blague, la même que pour le marathon. Un bouchon se forme, je profite pour me détendre et récupérer du chemin parcouru. Un de mes collègues en profite pour faire une pause technique. On continue d’avancer pour l’attendre légèrement plus loin, et là devant nous, le fameux serpentin de lumière, je réalise qu’on y est, enfin, depuis le temps qu’on en parle.

On est plutôt bien servi en boue pour cette première partie, et certains coureurs prennent des pincettes pour avancer ce qui créera à plusieurs reprises des bouchons et des réflexions dans le peloton, pour le coup ça a été plutôt reposant, ils m’auront aidés à ne pas me griller dès le début. On aperçoit de temps en temps les étoiles, entre deux forêts sur le parcours, ce qui nous change des cailloux, de la boue et des arbres.

Cette nuit, le paysage s’illumine à la lumière des frontales.

On atteint enfin le premier ravito vers 1 heure du matin à Saint Genou, qui est uniquement liquide. Je profite de cette pause pour manger ma première barre de figue (les mêmes que pour le marathon). J‘hésite à prendre du liquide, de peur d’avoir envie de faire pipi (les priorités). J’opterai finalement pour la fin du thé d’un de mes collègues. Nous repartons assez rapidement, le temps de checker un peu notre corps. Cette première partie de parcours a été assez rude et j’espère que la suite sera plus douce.

Une belle montée nous tend les bras vers le 16ème kilomètre, comme pour la première je la fais en marchant, je m’écoute respirer, je me concentre, et j’évite de penser aux cuisses qui chauffent. Les kilomètres continuent de défiler, je ne remarque pas grand chose, je suis concentrée sur la course.

Mécaniquement je monte, je descends, j’aperçois de la forêt, des champs, du chemin et je savoure d’être là cette nuit.

Après une éternité, on atteint enfin le deuxième ravitaillement, il est 2h32 la fatigue ne se fait pas encore ressentir, étonnement. Cette fois-ci on a rendez-vous dans un gymnase à Soucieu-en-Jarrest, il fait chaud, on se détend et on resterait bien là. J’ai encore faim, j’opte pour des pim’s mis à disposition, un morceau de banane et le thé que j’avais finalement adoré au premier ravito.

img_20161206_121432Vers 3 heures du matin, je commence à sentir le froid et je me rappelle avoir vu qu’on descendrait pas loin des -4°C. J’ai rangé mes gants dès le premier ravito et je le regrette, heureusement que ma veste me permet de glisser une partie de mes mains au chaud. Du gel se crée sur la route et les chemins. Les cailloux deviennent glissants et j’essaye de me concentrer sur la pose de mes pieds pour éviter la gamelle. Le brouillard nous entoure. Je profite que ça ne soit que de la descente pour récupérer des kilomètres déjà effectués.

Le 30ème kilomètre nous offre une montée avant d’arriver sur Chaponost.

Le 3ème ravito arrive alors que j’ai l’impression d’avoir quitté le dernier il y a à peine 30 minutes. Je crois que j’ai déconnecté sur cette partie du parcours. Le moral est plutôt bon, le mélange d’endorphine et de fatigue joue très bien son rôle. J’opte pour un combo thé/figue. Je souris au Tweet de Maman de Crapaud qui m’encourage et j’en profite pour faire une photo. Je me répète en boucle dans ma tête qu’il ne reste plus que 10 kilomètres, 10 c’est rien, c’est la fin, on y est presque. La fraicheur de la nuit mélangée à l’étang me donne froid en sortant du gymnase.

La montée de l’Aqueduc de Beaunant est devant nous, c’est la dernière difficulté de ce parcours, je sais qu’après celle-ci ce n’est que de la descente, ouf. On a déjà 38 kilomètres dans les pattes, j’ai actionné le mode « on ne réfléchit plus, on avance, on ne s’arrête pas, plus vite cette montée sera finit, plus vite on sera arrivé ». La descente vers Lyon sur le bitume est une torture, je sens que ça tape dans les genoux et les hanches. Je sers des dents. Heureusement, la descente dans les escaliers me permet de récupérer et de filer vers les quais.

Le cerveau se remet en déconnexion et je n’ai qu’une seule idée en tête : arriver.

Le Pont Raymond Barre annonce la fin du parcours, la Halle n’est pas loin. A 300 mètres de la fin, on me propose un sprint que je refuse, je ne me sens pas en état. On passe la porte d’entrée, on reconnecte avec la réalité, le bruit et la chaleur du lieu nous enveloppe, l’arche est devant nous, on a commencé à 3 et on finira cette SaintExpress main dans la main à 3.
Doucement je laisse l’endorphine finir son travail, contente d’être arrivée, complètement usée, assise par terre et le sourire aux lèvres.

Heure à la montre 5H08 – Temps de course 5h46.

arrivesaint


Je m’étais dis que si ça se passait mal, je ne tenterai pas la grande, malheureusement pour mes jambes, l’année prochaine, j’empile pour le 72 kms.

Rendez-vous sur Hellocoton ! 6 commentaires

Ces choses qu’on ne vous dit pas sur le Run (et heureusement)

Souvent quand on me demande les effets du run (sur votre organisme), je parle du corps qui s’affine, des muscles qui se font ou se créent (Oh tiens un muscle !), du plaisir d’aller toujours plus loin, et bien évidemment de la sécrétion d’endorphine qui fait qu’on se sent super bien et zen après.

J’évite (avec plaisir) tous les côtés moins fun du running, toutes ces petites choses qui font que ce n’est pas forcément glamour de courir… Bah oui parce que courir c’est aussi :

 – Le mal de ventre d’après Run
Je vous l’écris en mode presque sympa mais en fait on appelle ça plus communément le caca d’après course. Oui courir ça fait valdinguer l’estomac et du coup il apprécie pas forcément, et si vous n’avez pas pensé à aller au WC avant il se peut que vous ayez mal au ventre à être plier après (et même si vous y pensez parfois ça arrive d’avoir mal quand même). C’est bien pour ça que la plupart du temps je préfère courir à jeun car je ressens beaucoup moins l’effet mal de ventre.
Comment lutter : A part aller aux wcs avant un run il n’y a pas grand chose à faire et ce n’est pas forcément efficace.

-Les ongles qui tombent
 C’est là qu’on dit Adieux aux Tongs et aux Chaussures ouvertes (bon ça tombe bien on est presque en hiver et je n’aime pas les chaussures à bout ouvert) ! Pour l’instant seulement deux de mes ongles se sont fait la malle et depuis ils sont redevenus presque normaux, mais c’est l’angoisse, le pied qui tape au fond malgré la taille de chaussures adaptée, l’ongle qui devient légèrement noir pour le devenir complètement et tomber quelques temps après pour laisser place à une espèce d’erzatz de on ne sait pas trop quoi.
L’arme contre ce fléau : Les pansements autour des ongles qui ont tendance à devenir noir OU couper très ras les ongles.

-Les pieds abimés
Outre les ongles qui deviennent tout moche, les pieds morflent autrement (en même temps c’est les premiers à subir la course) entre les ampoules qui durcissent pour faire de la corne et la peau qui s’assèche, c’est pas la fête tous les jours pour eux.
L’astuce pour de magnifique pieds de bébé (ou presque): c’est Running et Talons haut qui me l’a conseillé cet été: la Nok à mettre avant une course ET  je vous conseille d’utiliser une crème anti-sécheresse pour les pieds à mettre après la douche, j’ai découvert ça il y a peu et ça fait pas d’mal !

-Les tétons qui saignent
Bon ça pour le coup ça concerne majoritairement les mecs (mais on souffre avec eux), on a la chance en tant que nanas (si on choisit bien et si on en porte) de porter des brassières qui font que nos seins sont maintenus et que les tétons ne frottent pas sur le tissu du t-shirt. Par contre, pour certains gars c’est juste l’horreur, j’ai déjà vu des tshirts en sang, ça donnait 20% de tshirt 80% de sang, pas cool pour eux.
Contre le téton qui saigne: je dis NON (bon surtout pour les hommes) et je rajoute l’option pansements mais attention aux poils ça peut piquer !
(On me glisse à l’oreille que la Nok serait aussi efficace contre les tétons qui saignent !! Efficace cette Nok !)

–  Les vêtement qui frottent
Que ça soit au niveau des cuisses ou sous les aisselles, les vêtements qui frottent peuvent vite devenir gênant et faire mal. Pour le coup, j’ai de la chance, ils ne frottent pas trop mais j’ai déjà eu un cas sur une course avec les aiselles, et j’ai bien souffert, la sueur s’en était mêlée, ça avait bien piqué ! (Je vous raconte même pas la douche après, c’était brulure party !)
Le subterfuge contre le frottement: et là on redit merci à la Nok qui sauve encore et on se badigeonne les aisselles (sans oublier de chantonner) et les entres cuisses pour ceux qui sont concernés.

img_20161122_155443

Bon après à côté de ça, le run c’est top !

Rendez-vous sur Hellocoton ! Écrire un commentaire

La Courzapat 2016

Oui on va encore parler course sur le blog aujourd’hui, je sais que les articles sur le sujet s’accumulent mais que voulez vous le thème m’inspire (et puis bon j’ai commencé au moins une dizaine d’articles sur d’autres choses mais je n’arrive pas à les finir).

Lundi 31 Octobre, nous avons donc testé avec des collègues la Courzapat, 3ème édition. Cette course se trouve à Courzieu (à 45 minutes de Lyon), là où se trouve le parc animalier avec les loups. Elle se décline en 3 courses : Une rando et un trail de 11 kms (avec 500mD+) et un trail de 21 kms (Avec 1100mD+), deux tracés bien différents. L’une est avec une grande et belle ascension, l’autre avec 3 ascensions aux profils variés. Les trois courses partent à 21 heures, Lundi il y avait donc 500 personnes (environ) en frontales à côté de la salle Polyvalente de Courzieu (sympa l’ambiance). Niveau température, on était plutôt bien, pas trop froid, ni trop chaud, et il n’a pas plu (OUF !) mais je ne regrette pas de mettre habillé en long quand même, les orties et les fougères ça agrippe !

C’était une première nocturne pour moi, du coup j’en ai profité pour essayer la frontale reçue le matin même (vive la livraison rapide).

C‘est la boule au ventre que je me suis dirigée (avec mes collègues) sur la ligne de départ.

En plus d’être une première de nuit, c’est aussi la première fois que je fais autant de dénivelé. J’ai vu le tracé de la course, je sais que ça va être dur et intense et qu’il ne faudra rien lâcher jusqu’au 16ème kilomètres, je n’ai que lui en tête, après ça descend, je pourrais me détendre.

tdr Le départ est dans la bonne humeur, on serait presque bien d’être là à 21H dans le froid, le soir d’Halloween. La séparation avec le 11 kilomètres se fait rapidement, environ au 2ème kilomètres (si je me souviens bien). La première « vraie » montée arrive (même si ça grimpait légèrement déjà jusque là), un bouchon se crée mais ça sera le seul et l’unique et ça ne durera pas vraiment, juste le temps de faire un tri naturel, les autres devant, moi derrière en train de mourir (est ce que je vous ai déjà dis que le dénivelé ce n’était pas DU TOUT mon fort ?!) mais qui le vis plutôt bien pour une première montée.

Je me souviens l’avoir détesté à première vue, et puis aimé après avoir enchainé les deux autres.

On ne s’arrête jamais de monter jusqu’au 4ème kilomètres pour enfin finalement descendre jusqu’au 6ème et repartir de plus belle derrière (j’aurai pas dis non à 1 ou 2 kilomètres de plus). Je n’ai pas l’impression de m’être « reposée » avec la descente, et je sens que cette deuxième difficulté aura peut être bien raison de moi. Lors de cette montée, j’essaye de me motiver, j’ai le cerveau qui cogite sur la douleur et c’est loin de n’être que du bonheur, la difficulté est là, je la sens, et je m’en voudrais presque d’être là.

  A partir du 7ème kms, je souffre, j’ai mal, je subis et je n’arrive pas à décrocher de cette douleur.

La deuxième descente arrive, celle-ci est indiqué comme dangereuse, qu’il faut faire attention, et hop ça sera une glissade au ralentie pour moi avec le cul posé sur un caillou, rien de grave, je repars aussi vite (même si je me serai bien éternisée là, assise). J’essaye de rester concentrer sur la pose de mes pieds, je ne lâche rien, hop j’évite un caillou, Hop j’essaye de ne pas glisser, Hop je reste sur mes appuis, ça glisse plutôt bien, mais je tiens.

Et là, BIM, Miracle, le ravito !

Je n’ai pas très faim mais je ne me sens pas non plus au meilleur de ma forme, je me force et pars sur des valeurs sures pour mon corps : Banane/abricot sec. Mes collègues de course profitent pour taper la discute, et manger Tucs et saucissons. Le mode zombie a déjà commencé, je ne me sens pas autant en forme qu’eux mais j’en profite pour enfin me reposer.

12 kilomètres sont passés, on a fait plus de la moitié, mais je ne me sens pas soulagée car je sais la difficulté qu’il reste encore à accomplir.

On repart pour la dernière ascension. A peine quelques pas d’effectués que j’ai le cerveau qui déconnecte complètement, les deux autres montées ont eu raison de mon dos et de mes cuisses. J’active le mode Robot : »plus tu avances, plus tu approches de la descente, et plus vite c’est fini » en boucle, avec de temps en temps à voix haute des « Allez on y va ».

Cette dernière montée est un vrai calvaire.

Et je me dis que finalement la première était plus abordable que celle-ci alors qu’à la vision du tracée j’avais cru l’inverse. Elle me manquerait presque. Un coureur est devant nous, je reste fixée sur lui, en espérant qu’à chacun de ses pas, il se mette à descendre, mais plus le temps passe, plus il monte, et moins je le vois descendre, je me demande même si à un moment ça sera le cas.

Enfin la délivrance tant attendue arrive. Et ce n’est pas du tout ce que je croyais, je n’ai pas le temps de récupérer, ni de me reposer. Une deuxième descente difficile est annoncée, et c’est du terrain sablé, des énormes cailloux (et des plus petits), des feuilles, et de la boue qui nous accueillent. Le tout avec du brouillard qui ne nous permet pas de voir grand chose.

Cette pente sur 5 kilomètres sera aussi technique que la montée.

Je fais attention où je pose les pieds surtout que je ne suis pas douée naturellement, j’essaye de ne pas trop glisser (pas de deuxième gamelle pour moi), et surtout je me déteste très fort de ne pas avoir pris le temps d’aller chercher mes chaussures de Trail. On croise un panneau 4 kilomètres sur le côté, et j’attends patiemment le panneau 3 kms qui mettra trois plombes à arriver, comme celui du deux d’ailleurs. Le cerveau n’est plus là, trop de brouillard, trop de cailloux, trop de boue, trop de fatigue, j’ai perdu la notion du temps. Seules, les jambes sont toujours là et continuent de courir pour moi.

20,5 kms, on touche ENFIN du bitume.

La fin est là, une légère montée qu’on a pris pour du faux plat (ah ah) nous motive et on file vers l’arrivée qui est à l’intérieur de la salle polyvalente. A ce moment là, c’est l’euphorie qui gagne, et le plaisir d’avoir terminé. Heureusement, une bière de fin nous attends, et là, ce n’est que du bonheur !

imageLe tracé de la course

Rendez-vous sur Hellocoton ! 7 commentaires

Nouvel objectif activé : A nous la Saintexpress

Il y a quelques temps on m’a demandé si cette année je souhaitais faire la Saintélyon (Raid Nocturne entre Saint-Étienne et Lyon), ayant le marathon en tête, je ne me sentais pas prête pour aller faire 72 kms dans la nuit et le froid de Décembre. On m’a donc conseillé de faire la Saintexpress (44 kms sur les 72) et je me souviens avoir dit que JAMAIS je ne ferai que les 44 kms de la Saintélyon, pour moi c’était la VRAIE sortie ou rien. L’idée était de la faire une bonne fois pour toute et je ne voyais pas l’intérêt de faire qu’un ersatz de cette course (oui oui vous pouvez préparer les p’tits cailloux je l’ai bien mérité !). Et puis j’ai fais le marathon, et l’envie de faire la Saintélyon c’est fait ressentir, sauf que voilà c’est 72 kms et qu’il faut s’entrainer et que VRAIMENT je ne me sentais toujours pas prête à la faire, même après le marathon, alors au final je me suis dis pourquoi pas partir sur ce 44 qui aidera pour l’année prochaine (vous savez ce qu’on dit sur les cons HEIN ?)(pas trop fort les cailloux, merci).

img_20161016_165413

Alors voilà vous allez encore manger de l’article sur des entrainements (mais pas de plan en tête cette fois-ci je vais juste faire de la côte (beaucoup)) pour cette magnifique course de 44 kilomètres avec 950m D+ et 1500m D- qui sera le 3 décembre à 23 heures (que du bonheur !)(non promis je ne me drogue pas et je le vis bien !).

Le plus dur sur cette course sera pour moi ce dénivelé positif qui picote car je suis bien plus à l’aise sur du plat. Le dénivelé reste une pratique différente de la course, et va falloir beaucoup s’entraîner pour bien le vivre.

Lundi déjà je suis partie sur une première sortie vers Fourvière et ses x marches. C’était rude mais pas impossible, ça m’a permis d’entrevoir l’ampleur du travail qui reste à faire. Et Mercredi soir, nous avons fait un mont Cindre entre collègues avec 433m de D+ qui s’est relativement bien passé, dans le rire et la bonne humeur. Je vous parlerai bien pas de la sortie de Dimanche qui a été catastrophique vers la Croix Rousse mais je sens qu’il va y en avoir beaucoup des comme ça alors au temps déjà aborder le sujet : Les escaliers et moi on est VRAIMENT pas amis. C’était donc trois sorties bien différente pour cette première semaine. J’attends de voir si je tiens la route sur la suite.

Émotionnellement parlant, je suis flippée. J’arrive pas à détailler plus, je suis excitée par l’idée de le faire et j’ai la boule au ventre de me dire qu’on recommence 40 bornes mais dans des conditions pas du tout Runner Friendly.

On se fait un compte rendu à mi-parcours ?

img_20161013_114128P’tite photo prise hier soir discrètement pendant une pause vers le Mont Cindre.

Rendez-vous sur Hellocoton ! 4 commentaires

42 kms avec moi

Après ces 10 semaines de préparation en raison de 3 entrainements par semaine, je reviens sur le blog pour vous parler du Jour J et de ce fameux premier marathon. Nous sommes donc à J+1, le moral toujours là avec de nouveaux objectifs en tête : le refaire, en mieux, et pousser encore plus loin le nombre de kilomètres au compteur.

Réveil à 7H00, je commence à me préparer doucement, ma tenue n’a pas bougé depuis la veille. Je fais un rapide tour de mon état, je me sens bien et le moral est là. A 5 minutes de partir, je me force à manger une banane et une barre à la figue. Je remplis ma gourde d’eau et je mets dans ma ceinture 2 barres de plus, des tickets de métro et toute ma motivation.

8H00, Bellecour m’ouvre les bras, et Fourvière me regarde du coin « de l’oeil ».

ril

Je retrouve mon binôme à 8H30 à l’entrée du sas, à peine le temps de discuter que 9H00 arrive.

10,9,8,7,6,5,4,3,2,1… Clic, on enclenche les montres et c’est parti !

On ne voit pas passer les 10 premiers Kilomètres qui sont plutôt roulants comme dirait l’autre. On croise beaucoup de monde motivé, on check pas mal de mains d’enfants qui nous transmettent leur bonne humeur, et la première heure passe toute seule. Dix heures sonne à l’abbaye, on entend une douce musique en sortir, mon binôme se met à chantonner. On savoure ce début agréable et l’ensemble se passe bien, on apprécie même la petite montée vers Coullonges au mont d’or. Après avoir traversé le pont, on entame le retour qui nous dirige vers le tunnel de la croix rousse en mode doux. A force de le voir et de m’entraîner dedans, je ne le crains même plus.

L’ambiance est là.

Plusieurs groupes de musiciens nous font profiter de leur savoir faire, certains coureurs font des blagues, d’autres commencent à lâcher l’affaire, beaucoup moins en forme, ils sont sûrement partis trop vite. Mon binôme commence à râler (et râlera souvent sur la course (en même temps son travail était de me faire tenir l’objectif)) qu’on va trop vite et qu’à cette vitesse on ne finira pas la course.

Vers le 14ème kilomètres, je commence à avoir légèrement faim, ce qui me fait penser qu’un collègue m’avait prévenu de manger avant le 15ème pour profiter du bien fait alors j’en profite pour manger ma première barre à la figue que j’avais glissé dans ma Flipbelt.

Je profite d’un moment de calme pour raconter une blague !

A peine fini de manger que le tunnel de la croix rousse que j’ai détesté les autres années est là. Les semi-marathoniens se décalent à droite et nous à gauche. Des coureurs se mettent à crier « On est pas fatigués, On est pas fatigué » en boucle, ça en fait sourire certains, et en rire d’autres, en tout cas la bonne humeur est là et ça fait du bien au moral. J’espère au fond de moi que la même ambiance sera là au 30ème Kms. Le tunnel est une vraie bouffée d’air frais, je le savoure à chaque kilomètres, et cela me fait une fois de plus aller trop vite (*instant ralage du binôme*). A la sortie, on retrouve le semi le temps de traverser le pont pour de nouveau se séparer, les marathoniens se dirigent vers le Parc de la tête d’or alors que le semi rentre. Je n’ai même pas envie de les suivre, je suis là, je reste là et je vais jusqu’au bout.

Pour la première fois depuis le début de la prépa, je sais que je finirais ce marathon !

montreJe refais le parcours dans ma tête, je me souviens qu’on rentre dans le Parc au 20ème Kilomètres et qu’on y ressort au 23ème, là où m’attendent les filles. Je n’ai que ça en tête sur tout le parcours du parc : « voir les filles et l’homme ». Je sais qu’ils sont là, au bout du chemin, on accélère légèrement (*râlage*), et on en vient à rattraper le meneur d’allure qui est censé gérer sa course avec les ravitos. On en profite pour le coller. La sortie du parc est là, et mon +3 aussi, les « allez maman » de Mini me motivent plus que jamais et me réchauffent le cœur.

On arrive au 25ème sans aucun soucis, et je mange ma deuxième barre, je finis donc la course avec rien d’autre dans le ventre et ça ne me vient même pas à l’idée que je pourrais avoir besoin d’un boost. A la cité internationale, on profite pour doubler notre lièvre que l’on suit depuis le milieu de la tête d’or. Je sais qu’à partir de là, je n’ai jamais été aussi loin.

L’inconnu s’offre à moi, et je le prend avec plaisir.

28ème Kilomètres, ma montre me lâche, j’ai complètement zappé de prendre le nécessaire pour la recharger la veille, je n’en tiens pas compte car mon binôme a la sienne, un gpx ça se récupère vite.On ne voit pas passer la ligne droite du quai de Rhône, on regarde les péniches, on profite du paysage et de la douceur du fleuve.

Je sais que Gerland n’est plus trop loin et c’est le panneau 30 kilomètres qui est là. Le « mur » ne devrait pas tarder, je l’attends de pieds fermes et rien ne se passe. Je remarque que je n’ai plus d’eau dans ma gourde, je profite donc pour m’arrêter quelques secondes pour la remplir au ravito, un bénévole m’aide. Mon binôme est presque étonné de me voir repartir aussi vite. Et on file vers le Parc des Berges du Rhône.

A ce niveau du parcours c’est le calme plat, je réclame une blague à mon binôme, la première.

34ème kilomètres, je sens que quelque chose cloche, comme une légère faiblesse dans les jambes, je préfère donc m’arrêter au ravito qui est là avant que ça me tombe dessus. Je prend une bouteille d’eau et la boit en marchant rapidement. 200 mètres, le temps de réclamer une autre blague à mon collègue et on repart.

J’engage mon mode Zombie en voyant le panneau 35 kilomètres. Je calcule sans cesse dans ma tête, comme un disque rayé je boucle : « 36 kms, 4 pour arriver à 40 et 2 pour finir, 6 kilomètres donc, c’est rien ça je sais faire, 37 kms, 3 pour arriver à 40, 2 pour finir ». Je laisse mes jambes courir toutes seules, comme un mécanisme, je ne suis plus là, je tiens juste. Les marcheurs se font de plus en plus fréquents, et ma motivation ne prend pas une seule égratignure.

Je commence à réaliser que je vais finir mon premier Marathon.

Le 39 ème Kilomètres est là, et je sens mes jambes qui me lâchent d’un coup, elles n’ont plus envie d’avancer. Je préviens mon binôme qu’il va falloir marcher, juste un peu, pour que mes jambes reprennent le pli de la course. Je me mets à trottiner pour ralentir la cadence, puis je marche vite pour m’étirer les jambes en faisant des montées genoux. 200 mètres plus loin, je reprend la course. Les 40 arrivent tout seul, comme inespéré mon moral est encore là et mes jambes ne disent plus rien.

Je cherche le panneau 41 des yeux sauf que je ne le vois pas. Les mètres continuent de passer, et toujours rien, alors je me mets à chercher le 42 que je n’aperçois pas non plus, à croire que mon cerveau me joue des tours.

Je vois les coureurs tourner pour aller vers Bellecour, et j’entends mon binôme me dire : « ça y est, c’est fini ». J’en conclus qu’il doit rester environ 300 mètres. On tourne à notre tour, il y a beaucoup de bruits, des applaudissements, des cris et de cette explosion de motivation, on en fait un sprint. On passe les photographes et la barrière de fin avec soulagement.

Sourire jusqu’aux oreilles, je ne réalise pas et je savoure ces kilomètres engloutis.

3 heures 56 minutes et 32 secondes de pure bonheur.

montrebis
Je finis cette course avec qu’une idée en tête : recommencer dès que possible !

Rendez-vous sur Hellocoton ! 8 commentaires

Marathon J-7

La prépa marathon est en train de toucher à sa fin (Ayééééé c’est finiiii ! Youhouuuu c’est la fêteeeeuh), je me suis dis que c’était le bon moment pour revenir sur ces 4 dernières semaines avant le grand Jour. Un dernier compte rendu avant le retour sur expérience du Marathon (The one !).

s6e3Petit retour sur la Semaine 6 séance 3

Ces 4 dernières semaines ont donc donné ça niveau entrainement :

Semaine 7
Séance 1 : 45’ de footing à 8,5 km/h.
Séance 2 : 1 heure de footing à 9,5 km/h
Séance 3 : 1h15 de footing à 9,5 km/h

Semaine 8
Séance 1 :
30’ d’échauffement + 12 x 500m (2’10 par 500m – Récup de 1’30)+ 10’ retour au calme
Séance 2 : 1h de footing à 8,5 km/h.
Séance 3 : 2 heures de footing à 10,55km/h.

Semaine 9
Séance 1 : 30’ d’échauffement + 10 x 400m (1’42 par 400m – Récup’ 50’’) + 15’ retour au calme
Séance 2 : 1h30 de footing à 9,5 km/h
Séance 3 : 30’ d’échauffement + 2 x 4000m à allure marathon (soit 22’44 par 4000m – Récup 3’) + 2 x 1000m (4’23 par 1000m – Récup= 3’ ) + 15’ retour au calme

s9e1
Semaine 9 Séance 1

Semaine 10
Séance 1 (aujourd’hui) : 20’ d’échauffement + 10 x 200m (49 » par 200m – Récup 200m) + 15’ retour au calme
Séance 2 (mercredi) : 45’ de footing à 9,5 km/h + 5 lignes droites de 100m à 10,55km/h

Séance 3: MARATHON (La sentence !)

J’ai vraiment savouré la 7ème semaine qui m’a permise de me détendre après les 25 kms du vendredi d’avant, même si ça a été très dur de se cantonner à une vitesse qui n’est pas la mienne. Les séances d’endurance m’ont vraiment permis de calmer mon cardio et ça c’est vraiment top surtout pour la suite du run après le marathon (oui oui je ne compte pas m’arrêter j’ai un saintélyon qui m’attend l’année prochaine).

J’ai beaucoup souffert lors des séances de fractionnés long et j’ai même abandonné en pleine séance 1 dans la 8ème semaine avec en guest les pleurs et tout le tatouin (Promis la prépa marathon ce n’est que du bonheur !). Je me suis sentie dépassé, fatigué, moralement au plus bas (mais pour ma défense je sortais d’un gros weekend copines), j’ai préféré arrêter le massacre. Pas d’excuse, j’en paierai les conséquences si il le faut.

Physiquement les 10 semaines m’ont filé une faim de fou (pour ne pas dire une faim de loup), et j’ai hâte de reprendre ma routine et d’arrêter de manger comme 3. Je ne suis pas cassée (à part si on met de côté la S1 de la semaine 8), et j’ai plutôt la pêche en mode happy toute la journée (et moins happy la nuit car je reste fatiguée quand même).

Moralement ? Pour l’instant je n’ai pas encore trouvé la réponse, pourtant ce n’est pas faute qu’on me demande (au moins 5 fois aujourd’hui pour savoir si j’étais prête). En vrai, je me sens bien, je me sens motivée, mais la distance et les conséquences sur le corps me font peur. Je ne sais pas si j’aurai la motivation pour les tenir, en résumé je flippe grave ! J’ai tenu le coup dans le plan malgré quelques couacs j’ai fais comme je fais d’habitude je me suis adaptée.

J-7 c’est ça ? Plus possible de reculer on est bien d’accord ?

s9e3
Semaine 9 Séance 3

Rendez-vous sur Hellocoton ! 5 commentaires

A mi-chemin de la prépa Marathon

Cette semaine, j’entame la 6ème semaine du plan de préparation pour le marathon. J’avais envie de faire un petit retour à mi-parcours, histoire de mettre à plat toutes ces émotions. C’est compliqué de sortir la tête de l’eau lorsqu’on est en plein dedans et qu’il ne faut rien lâcher.

Au niveau du plan en général, je crois que je tiens bon, plus que 4 semaines et demi, et ça sera le grand saut. Je me suis faites à l’idée de suivre des exercices et je pense même que je vais garder quelques exos sous le coude pour après, histoire de faire 1 fois par semaine une course « technique ».

2Sans titre Semaine 3, Séance 3

Sur cette deuxième partie de l’entrainement les exercices ont donnés ça  :

Semaine 3 (suite) :

Séance 2 : 1 heure 15 de footing à 9,5 km/h

Séance 3 : Sortie de 2 heures en allure progressive avec au moins 1 heures à une allure proche de 10,55km/h

Semaine 4 :

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 15 x 300 m (1’15 sur 300 m – Récup de 1’) + 10′ retour au calme

Séance 2 : 1h30 de footing à 9,5 km/h

Séance 3 : 30′ d’échauffement + 3 à 4x2000m (4’28 par 1000m – récup 30′30) + 15′ retour au calme (Non effectué)

Semaine 5

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 2 séries de 8x200m (49’’ sur 200 m – Récup de 1’ entre chaque 200m et 3′ entre les séries) + 10′ retour au calme

Séance 2 : 1h30 de footing à 8,5 km/h

Séance 3 : 45′ d’échauffement + 3 x1000m (4’33 par 1000m – récup 4′) + 15′ retour au calme

Semaine 6

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 12 x 400 m (1’42 sur 400 m – Récup de 1’) + 10′ retour au calme

Séance 2 (demain) : 1h de footing à allure calme (8,5 km/h).

Séance 3 (Jeudi): Semi marathon en 2 heure ou SL de 20 à 25 km en allure marathon.

La semaine 3 a été mitigée un peu comme les 2 autres avant, j’ai fais les exercices comme il le fallait (ou presque), mais j’avais comme une impression de me trainer, comme si je n’évoluais pas. Du coup, lors de la semaine 4, j’ai préféré mettre de côté la séance 3 pour effectuer une course officielle (pas cool mais bon j’en avais besoin): un 10 km. Je m’étais mise en tête de le faire en 50 minutes, et l’objectif a été presque rempli. Au final le chrono a affiché 50 minutes et 17 secondes, une petite victoire dans le méandre de ces entrainements. Et pour tout vous dire ça a fait du bien à ma motivation, ça m’a donné un p’tit coup de pouce au moral.

Les entrainements ont continué mais la chaleur n’a presque jamais baissé. Et y’a pas à dire faire du fractionné sous une chaleur étouffante ce n’est pas hyper agréable, du coup la plupart du temps j’ai préféré réduire les exercices histoire de ne pas m’effondrer. Par exemple, au lieu de faire x12, je faisais x10 (ouai je sais boooouh re pas bien).

Le but est de se faire plaisir et non d’être dans la souffrance.

Au niveau du mental, si je voulais résumer je dirai que c’est comme les entrainements je suis mitigée. Toujours motivée, mais je ne sais pas si ça va le faire. J’aime l’idée de faire des exercices et j’ai bien ressenti que c’était nécessaire pour m’améliorer. On va dire que le verre est à moitié rempli histoire de rester sur du positif.

En parfaite débutante de plan, je le conseille vivement, et oui moi la grande fan du bordélique « Runnesque », j’apprécie le faite de faire du « technique » et surtout d’y arriver. Je pense que de temps en temps ça ne peut qu’aider après à savoir quel plan il faut choisir pour du quotidien (améliorer sa vitesse/cardio/distance), je ne saurai vous dire alors je vous laisse entre les mains de mon ami Google. En tout cas, après le marathon, j’y retournerai plutôt deux fois qu’une.

On reparle de tout ça le 2 octobre ?

jdbLe 10 kms (avec le gros beug de la montre qui a oublié de partir…)

Rendez-vous sur Hellocoton ! 2 commentaires

Ma Prépa marathon : Plan Objectif 4 heures

Cette année je me suis mise en tête de faire un Marathon, la première étape de mon objectif personnel. Pour réussir ce challenge, j’ai décidé de suivre une préparation, une grande première pour moi qui a toujours favorisé le plaisir à la discipline (et pas que dans le running).

Sur internet on trouve un peu de tout, des plans de toutes sortes avec de la fréquence cardiaque, de la vitesse, des kms, en 4 ou 3 séances, en 8 ou 10 semaines, du coup j’ai tenté de coller au mieux à mes habitudes et surtout à ce que je pouvais faire. Je suis (du verbe suivre donc) un plan sur 10 semaines avec 3 exercices de running par semaine (à côté de ça j’ai rajouté une séance de renfo de 30 minutes + 1 séance de piscine par semaine). Ce plan est pour finir le marathon en 4 heures mais vu que c’est mon premier, je préfère me dire que l’objectif sera déjà de le finir tout court. 3 entrainements par semaine sur 10 semaines, c’est ce qui me paraissait le mieux pour gérer le travail, la vie de famille et cette addiction à la course. La plupart du temps je cours entre midi et deux à mon travail, sinon pour les sorties plus longues, je cours le soir. Je suis réglée pire qu’un coucou suisse : Lundi/Mercredi/Vendredi pour la course, et repos le week-end pour profiter un peu de la tribu.

2Sans titreSemaine 2 Entrainement 1

Les entrainements pour vous faire une idée de ce que j’endure :

Semaine 1 :

Séance 1 : 1 heure de footing à 9,5 km/h

Séance 2 : 1 h de footing à 9,5 km/H + 5 x 100 m à allure marathon (10,55km/h)

Séance 3 : 30′ d’échauffement + 4×1000 m (4’23 par 1000 m – Récup de 2′) + 15′ retour au calme

Semaine 2 :

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 10 x 400 m (1’42 sur 400 m – Récup de 1’15) + 10′ retour au calme

Séance 2 : 1h15 de footing à 9,5 km/h

Séance 3 : 30′ d’échauffement + 6 x1000m (4’23 par 1000m – récup 2′) + 15′ retour au calme

Semaine 3

Séance 1 : 30′ d’échauffement + 10 x 500 m (2’10 sur 500 m – Récup de 1’30) + 10′ retour au calme

Je n’arrive pas encore à savoir ce que je déteste le plus entre le fractionné qui me déguenille à chaque coup, et les sorties à allure modérée où je passe mon temps à contrôler ma vitesse (en vrai j’adore les sensations après une sortie fractionnée).

Cette préparation me permet de fournir la concentration et la rigueur qui me manque sûrement à mon quotidien de runneuse du dimanche (ça se sent là que j’essaye de me convaincre que ça me fait du bien ?).

En fait, j’ai l’impression d’être tout le temps mitigée, j’aime bien courir, je suis contente de réussir les exercices (ou presque) mais purée qu’est ce que c’est chiant de devoir se tenir à quelque chose.

Avoir De la discipline, suivre un entrainement, être obliger de faire, en gros tout ce que je déteste.

En terme d’entrainement, j’ai vraiment hâte de faire mes sorties longues qui sont plus flexibles, un peu de lâché prise ne fera pas de mal. Et au final, j’ai plus que hâte de pouvoir faire le marathon, savoir si les entrainements aident, et surtout voir si j’en suis capable. Finir cette première étape pour pouvoir m’entrainer plus pour réaliser mon vrai objectif.

On en reparle en Octobre ?

Sans titreSemaine 2, Entrainement 2.

Rendez-vous sur Hellocoton ! 7 commentaires