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Catégorie : Blablas et Compagnie

Pile ou Face

Une fois de plus je viens de cliquer sur ajouter un article, une fois de plus je commence à taper quelques mots, une fois de plus je crains à l’inutilité de l’article (qui est sûrement justifié).
Une fois sur deux, lorsque je commence un article, je me demande pourquoi ? Quel est l’intérêt ? Qui est ce que ça va intéresser ? Est ce vraiment utile ce que je raconte ? Et puis au final qui s’en fou ?

Qui se fou de tout ça ?

Moi ? Pour tenir un journal ? pour me souvenir ? Me souvenir de quoi ? De l’âge à laquelle Mini a eu sa première dent ? Des souvenirs personnels ? Des souvenirs que je pourrais garder pour nous, pour notre bulle comme j’aime le dire.

Bloguer, c’est comme se regarder dans un miroir h24

Tu te montres, tu t’exposes, tu subis, et puis tu exploses. Tu as les critiques, tu as les conseils, tu as les bons sentiments, tu as les belles personnes. Tu reçois de tout, du bon comme du mauvais sauf que tu ne peux faire le tri, tu prends le tout. Tu te regardes sur tout les angles, on te regarde sur tout les angles, au milieu du bordel que tu crées.

Il y a comme un côté « égoïste » qui fait que j’aime bloguer autant que je déteste ça, cette ambivalence de sentiments. Cette fenêtre que j’ouvre sur notre vie, ce voyeurisme constant m’épuise. Comme dirait Jean-Paul Sartre : « l’enfer c’est les autres », alors pourquoi s’y exposer ? Je pourrais très bien l’écrire dans un journal, que je perdrais sûrement me connaissant. Ce serait presque une bonne idée mais qui le lirait ? Moi ? Finalement, ce voyeurisme je l’accepte (ou je le tolère ?).

J’ai toujours autant envie de lire, de commenter, d’écrire mais il me manque quelque chose.

Ce carnet de bord ne me suffit plus.

Ou m’a-t-il assez suffit ? Je ne saurais le dire. J’aime écrire, j’aime parler de tout de rien (bon surtout de rien). J’aime l’exercice que peut donner un article sponso ou même un concours. J’ai appris beaucoup sur moi, sur les autres. Peut être trop ?

Et une fois de plus j’écris tout ça comme si ça avait de l’importance, comme si il y avait un impact quelconque à ce que je raconte.

Je crois qu’au fond j’ai « grandis ».

Je ne ressens plus le besoin de m’exprimer sur certains sujets qui me hantaient. Comme une impression d’être passé de l’autre côté, je n’ai plus besoin d’écrire, je n’ai que l’envie.

Je crois que j’en ai fini de vider mon placard.

Je pourrais dire que je n’ai pas le temps pour tout ça, mais ça serait mentir. Le temps je l’ai, je procrastine juste. Par envie sûrement, par envie de ne pas avoir envie.

Encore écrire ou ne pas écrire ? Publier ou ne pas publier ?

Je me sens lourde d’indécision.

Alors Pile ? Ou Face ?

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Blédina répond à vos questions

Cela fait maintenant quelques mois que Fleur a commencé la diversification, les fruits et les légumes ça la connait, elle commence même à y avoir ces p’tits chouchous ! Fleur n’a pas dérogé à la règle, et a donc le droit à mes p’tits pots fait maison. Je l’ai fais pour Mini, j’ai donc continué pour Fleur. Cependant, il arrive que le timing ne soit pas toujours parfait et qu’on soit en rade de purée, quand ça arrive je me laisse tenter par quelques petits pots Industriels, le temps de refaire une fournée de fait maison !

Avant de faire partie de la Blédifamily, j’étais aussi très réticente à l’idée de donner de l’industriel à mon bébé, j’étais blindé d’aprioris (booooouh c’est pas beau !!) et de questions, c’est pour cela que j’ai voulu rejoindre l’équipe, je voulais en savoir plus, et qu’on réponde à toutes ces questions qui me taraudaient (et je n’ai bien sur pas été déçu.)

Aujourd’hui, je vous reparle de tout ça car Blédina a commencé une démarche de transparence depuis quelques temps déjà et souhaite continuer sur ce chemin là. Elle a tout d’abord développé le programme parents/témoins qui a permis à des parents de visiter des sites de productions et de voir la fabrication d’un petit pot de A à Z ! Maintenant, avec la blédifamily, elle souhaite répondre à toutes vos questions (de la transparence je vous dis !!).

Ainsi, si vous avez des questions sur les produits Blédina : Choix des producteurs, choix des produits, charte qualité, méthode d’agriculture, N’hésitez plus, je donnerai TOUTES vos questions (et ouiiii pas de langue de bois par ici ) à Blédina qui prendra le temps de vous répondre !!

Alors à vos claviers, je vous écoute (vous lis donc) qu’est ce que vous voulez savoir sur Blédina ?

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Une sombre histoire de Piscine

J’aurai pu laisser mourir cette histoire, j’aurai pu laisser passer de côté ce léger soucis de logistique, cela m’était même un peu sorti de la tête, et puis je me suis dis que c’était bien dommage de ne pas vous faire profiter de notre expérience Locatour.

Flash Back sur notre superbe aventure

Nous avions prévu de prendre 1 semaine de vacance en Avril, et de partir tranquiloo au soleil. Notre seul contrainte est que nous n’avions pas 400 euros à claquer dans un logement pour 1 semaine. Nous sommes donc passés par une vente privée. Le simple logement était à 189 euros la semaine (sans la taxe de séjour), nickel pour notre petit budget.

Au vue de nos aventures, et pour l'ensemble  de la prestation, nous sommes bien content de n'avoir payé que cette somme à ce jour (avis perso).

A peine arrivé, on nous indique que nous avons une maison juste en face de la piscine. Nous avions vu sur le site de vente privée que celle-ci était ouverte en Avril, c’était donc un emplacement de rêve !

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Finalement, nous avons préférés piquer une tête sous la douche, plus adapté à notre besoin de rafraîchissement.

Le lendemain, avec mon légendaire optimisme, je suis retourné voir la piscine d’un peu plus près. Dans le doute, j’aurai très bien pu me tromper la veille, et finalement on aurait peut être pu nager deux/trois longueurs.

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Pourtant le soleil avait mis tout son cœur pour la rendre la plus belle possible.

Après mettre raisonné sur l’idée que voir Mini jouer avec les bouteilles d’eau vide qui flottait n’était pas une bonne idée, nous sommes partis vaquer à d’autres activités.

Lundi matin, alors que j’étais en train de faire le poirier sur la terrasse à la recherche d’une connexion Internet pour trouver une idée de sortie pour la journée, je vois des Tweets de la cm de Vente privée défiler devant mes yeux. Elle voulait en savoir plus sur cette sombre histoire de piscine.

Après quelques Tweets et DM échangés, on en vient là :

tweet3Coucou le dédouanement : "Ce n'est pas de notre faute voyons, si Locatour fait une erreur et qu'en plus nous la publions sur notre site".

Je souris, et puis je la remercie (Râleuse mais polie). Elle estimait qu’elle avait fait son travail, très bien pour elle.

J’étais déjà psychologiquement prête à tourner la page, et puis à ce niveau là de l’histoire je vous avouerai que je ne m’attendais pas avoir réellement des nouvelles de l’agence.

Mais alors que je suis en plein tête à tête amoureux avec un requin, je reçois un appel de Locatour.
(TIN TIN TIN TIN musique de rebondissements).

img_20160418_101751.jpgLe requin Pas hyper content qu'on nous dérange tu vois

Il me propose un relogement, et m’envoie l’ensemble de la proposition par mail, histoire de bien comprendre cette SUPERBE opportunité qui s’offre à nous.

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Je vous laisse apprécier le "Dans une typologie supérieur"
(Appartement de 31m² vs Maison de 34m²)

et le "Pas de supplément tarifaire"
(AH AH AH AH)(Pardon)

Je veux bien vous l’avouer, que le 500 m de la plage nous a vendu du rêve, le temps de le lire.

Prenant en compte cette magnifique proposition et afin de ne surtout pas louper ce « sur classement » qui s’offrait à nous, Nous avons bien pris le temps de réfléchir, puis ne voulant être impoli, nous avons répondu :

reponseA ce jour, aucune « vraie solution » n’a été proposé. Nous attendons toujours, sagement, calmement, comme des pigeons sur une branche.

FIN
(Peut être)
Il parait que ce problème a un nom, il parait qu'on nomme ça de la publicité mensongère, il parait même qu'on aurait pu se plaindre, Râler, entendre raison ? Mais pourquoi faire ? Perdre encore plus d'énergie et de temps ? S'agacer encore plus ? 

Aujourd'hui, écrire un article ne me coûte rien (bon à part un peu de temps c'est vrai), mais partager notre expérience pour que ça n'arrive pas à d'autres, c'est le minimum (Quand pour certains le minimum est de proposer un relogement qui n'apporte que des contraintes) que je puisse faire.

A l'avenir si vous avez besoin de partir en vacance, vous savez quoi faire (du moins nous on saura quoi faire en tout cas).

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2016

Une nouvelle année a commencé, une année de plus. Les heures défilent tellement vite que ce sont les années qu’on ne voit plus passer. Il parait que c’est l’heure du récapitulatif, il parait qu’il faut faire un tour de 2015 pour voir si au final ça a été ou pas.
Contrairement à mes habitudes, je me souviens de pas mal de choses de cette année 2015, elle n’a pas été extrêmement joyeuse, elle a même été bien moisie, malgré une fin d’année meilleure pour nous, cette année 2015 aura été une année catastrophique.

L’année 2015 a été comme mes émotions : Bordélique. Ça a été le souc dans mon cœur comme dans ma tête, ça été le bazar dans notre bulle, ça a été la pagaille dans notre vie, ça a été pire que le boxon. Bref, 2015 a été en dent de scie avec une grosse chute de Janvier à Septembre, avec des angoisses mélangées à un superbe week-end en mai, une annonce de grossesse complètement loupé en Février, suivi d’une grossesse horriblement longue (Je viens de remarquer que je vous avais bien bassiné avec ça tiens).

2015 nous a vu nous détruire, nous a vu attristé, nous a vu seul chacun de notre côté, 2015 nous a vu plongé dans nos angoisses, dans notre brouillard, dans une bulle bien trop fendue.

Et pourtant 2015 a vu naitre 2 beaux projets dans notre chez nous : L’achat de notre appartement, et la venue au monde de Fleur. 2015 aura finalement été plus de tristesse que de joie et pourtant elle a fini par nous voir heureux, amoureux, complet, ensemble, à 4 plus que jamais, plus que tout. J’ai vu mon premier bébé grandir, et mon deuxième arriver (Et un troisième a montré le bout de son nez mais chuuut (Non je ne suis pas enceinte, ne vous inquiétez pas)).

2015, année presque de merde si on voudrait la résumer comme elle se doit.

2015 ça a été beaucoup de choses. 2015 ça a été trop et pas assez en même temps. Bref 2015 est maintenant derrière nous, heureusement.

2016 a l’air de bien commencer avec une nouvelle qui nous a fait beaucoup de bien, qui nous a permis de respirer, d’écarter les nuages qui arrivaient.

2016 sera peut être meilleure, 2016 sera peut être magique, 2016 sera sûrement unique, 2016 sera.

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La découverte du moment : la chouette Oliba

Au tout début du blog, j’avais commencé une rubrique qui s’appelait (et s’appelle toujours) La découverte du moment, j’en avais profité pour vous parler de Comme des papas, des bouillottes Calinéo, et même des superbes découvertes au Efluent #3.

Je vous avouerai que fautes de temps (et d’envie) j’ai un peu laissé à l’abandon cette rubrique, qui a pour but de vous parler des petites perles qu’on peut recevoir par mail via les communiqués de presse des marques donc aucune obligation pour moi de vous en parler, juste le plaisir de partager et de vous faire découvrir des choses (et c’est là que je retrouve mon p’tit côté chaudoudou du blog).

Aujourd’hui j’avais envie de la ré-ouvrir par plaisir, et aussi parce que j’ai le temps (merci les jours conventionnels offert par la boite), je vais donc en profiter pour vous parler d’une jolie découverte.

Et celle-ci porte le nom d’Oliba. Oliba est une chouette qui s’attache sur les doudous, mais pas que. Elle a plusieurs particularités qui fait que vous ne pourrez plus vous en passer. Oliba raconte des histoires, chante des chansons et diffuse si vous le souhaitez votre voix enregistrée (et ouai elle est hightech la chouette).

oliba

Oliba est surtout là pour garder un œil sur le doudou de votre enfant (et on sait à quel point doudou c’est important, ici pas de doudou, pas de sieste (l’angooooiiiisse)). Il peut faire tout ça grâce à une application qui est à installer sur le téléphone, elle permet de programmer tout ce que l’on souhaite (non pas les prochaines courses, du moins pas encore) en tant que veilleuse musicale. Et elle permet de retrouver Oliba qui est accroché au doudou et donc le doudou. Le petit plus de l’application : Elle prévient si le doudou est à plus de 30 mètres et montre même la dernière position connue du doudou. Imaginez donc le gain de temps le matin quand vous êtes à la recherche du doudou et qu’au lieu de retourner toute la maison, il vous suffira de dégainer l’application qui vous dira où est doudou !

Pas d’inquiétude sur les ondes car Oliba n’en a pas, il est passif comme le participe, il émet juste un signal et n’envoie aucune donnée (Non mais quand je vous dis qu’elle est trop bien cette chouette).

Si vous voulez en savoir plus ou si vous êtes déjà accro à ce petit animal intelligent, on peut le pré-commander par ici !!

Oliba n’est malheureusement pas encore commercialisé mais grâce à nous, à vous, aux voisins, aux Tontons, à la grand-mère, et si il est suffisamment pré vendu alors Oliba se verra mis en vente (Sinon tout le monde sera remboursé hein pas d’inquiétude), non mais vraiment imaginez que votre grande vous appelle pour la 512ème fois car elle n’arrive pas à dormir, il suffit de lui mettre une petite histoire ou d’enclencher une chanson, et hop vous pouvez rester tranquille dans votre canapé pendant qu’elle profite de ce moment avec SON doudou !

Oliba fillette

En ce moment, avec Noël qui arrive, vous pouvez recevoir en plus de mettre sous le sapin une carte cadeau (qui correspond au futur envoi de Oliba qui ne sera disponible qu’au printemps 2016),  un coloriage crée par Pandora, la créatrice d’Oliba au côté de Marc (son créateur aussi donc).
Marc Forster et Pandora Samios

Et sinon une dernière fois, imaginez votre loulou raconter fièrement à l’école que son doudou à lui il fait de la musique et il raconte des histoires, si c’est pas la classe, ça !!

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Abandonner,

On m’a dit de l’aimer pleinement, on m’a dit de m’abandonner à l’amour que j’ai pour lui.

On me l’a dit, j’ai trouvé l’idée plutôt chouette mais je n’arrive pas à m’y résoudre. On m’a dit que ça serait pour le mieux, qu’il fallait que je fasse tomber les barrières, les murs, cette carapace que j’ai dans mon cœur. Tristement (peut être), je ne me sens pas prête, je sens cette résistance au fond de moi, pas par manque d’envie, mais par peur. Je veux, mais je n’arrive pas à m’en défaire. Cette peur et moi, on est devenu amies il y a bien trop longtemps pour que je m’en défasse comme ça, elle m’a complété tellement longtemps, on s’est cherché, et maintenant que nous vivons une quasi harmonie, je ne peux me résoudre à l’abandonner lâchement.

Abandon, le mot est posé, je n’ai pas peur de lui, du moins juste un peu, je préfère le voir écrit ici que le voir divaguer dans mon esprit. J’aime l’homme, j’aime mes filles, mais je ne les aime pas pleinement car je sais qu’un jour je pourrais les perdre, alors je me cache, je fais de l’humour, je souris beaucoup, je savoure l’instant présent.
Je les regarde, je prend chaque moment, je les embrasse fort, je les serre tout autant, je leur dis que je les aime mais tout ça n’est pas assez car au fond de moi, je ressens ce petit morceau de peur, cette angoisse, cette voix qui me dit : « profite car un jour ils pourraient ne plus être là ».

J’ai aimé, j’ai souvent aimé, j’ai beaucoup aimé car c’est ce que je fais quand j’aime, je le fais vraiment, et j’ai aimé sûrement beaucoup trop car dans cet amour je m’y sens bien, au chaud comme dans un cocon, cet amour c’est mon chocolat chaud au quotidien. Et de cet amour, je me suis pris une claque, deux claques, une dizaine, je les ai prises, et la seule leçon que j’en ai tiré, c’est cette peur.

On ne m’a jamais aimé à la hauteur des sentiments que j’ai pu éprouver, et ça a inscrit le fossé que j’ai dans mon cœur.

La peur de l’abandon, Ma peur de l’abandon. La peur d’aimer pour être ensuite abandonner, on a pas besoin d’aller chercher loin pour savoir pourquoi, pas besoin de creuser, pas besoin d’aller voir un psy ou une autre personne, je sais pourquoi, je sais comment, je reconnais les années de lutte pour être aimé par le seul être qui aurait du m’aimer en premier mais je n’ai pas réussi, alors si je n’arrive même pas à avoir la base comment je pourrais me résoudre à les aimer pleinement ?

J’aime mais seulement à 99% car au fond de moi ce 1% me permettra de tenir quand ils m’abandonneront.

Abandon, j’écris ton nom mais si tu pouvais aller voir ailleurs, ça me ferait des vacances.

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La schizophrénie du vendredi

Vendredi, j’ai divagué entre le « ça va bien » et le « vite j’ai besoin de remplir ma jauge d’amour », je ne saurais pas dire pourquoi mais j’avais les émotions en miettes, je me suis ressourcee de câlins. La journée est passée, on a trouvé de quoi s’occuper, les heures ont défilées, on a pris des nouvelles, on a sourit aux bêtises de Mini, on a gagatisé aux areuh de Fleur, et la vie a glissé de l’autre côté.

Ce soir là, nous avons couché tôt les filles. Comme à mon habitude, j’ai regardé une dernière fois Twitter pour dire bonne nuit, pour savoir si tout le monde allait bien, pour faire taire cette angoisse qui m’avait collée toute la journée, et puis l’information est tombée, j’aurais préféré lire qu’il pleuvait tout simplement, et j’aurai dis à l’homme : »tiens il pleut à tel endroit » ça aurait été tellement mieux, on aurait fini cette journée comme elle avait commencé, futilement.

Mais non, c’est un « ça recommence » qui est sorti à la place. On s’est connecté au monde extérieur et à son flot incessant d’informations. Accroché au téléphone, on a espéré une contradiction, on a attendu le « C’est bon, c’était une erreur, tout le monde va bien » qui n’est jamais arrivé. Et comme des machines, on a continué de lire avec le seul sentiment capable de survivre ce soir là, l’espoir. S’endormir avec, au moins encore une nuit.

Recevoir le coup de massue le lendemain, le contre-coup. Avoir l’espoir qui vacille. Lire les Tweets, les mots, les avis de recherches, les avis de décès et s’accrocher aux personnes qui ont été retrouvées en vie, espérer encore que tous le seront. Voir le chiffre s’accumuler, voir les informations défiler, se robotiser, atteindre la centaine, vivre l’enfer au fond de soi, et regarder au loin les filles qui profitent de la vie, ne rien laisser transparaître, vivre.

Se sentir schizophrène au fond de soi. Vivre dans deux mondes différents, entre l’angoisse et la douceur, entre la futilité et la tristesse, voir le présent et l’avenir. Lire l’enfer dans le calme ambiant.

Glisser un « Je t’aime » innocent à Mini. Serrer fort l’homme. Regarder Fleur dans les yeux et y voir son monde si doux. Réclamer un dernier câlin à Mini avant qu’elle ne dorme, le graver dans son cœur.

Faire le tour de ses amis, faire l’appel, envoyer des sms, des messages privés, lire les réseaux sociaux, voir arriver un « je vais bien », souffler le temps d’une minute. Sentir ses émotions se briser. Être inutile. Tenter de réconforter son cœur, son entourage, ceux toucher, ceux qui vivent l’horreur.

Imaginer le pire. Rester enfermer dans cette bulle. Respirer entre deux informations. Espérer une bonne nouvelle parmi cette vague de mauvaise.

Faire le choix d’en parler. Avoir envie de ne pas le faire. Faire le choix de continuer de vivre et d’avancer pour ceux qui sont partis, pour ceux qui restent.

Être touché, avoir les sentiments pris en otage. Réagir. Ne pas le faire. Subir les contradictions d’émotions. Chercher la ligne à suivre pour vivre sereinement. Se demander ce qui se passe. Ce qui va encore nous toucher, si ça va continuer, s’arrêter, et puis prier comme jamais.

Prier pour des cœurs en paix, Prier pour l’amour, Prier pour l’avenir, Prier pour l’espoir, Prier pour la vie.

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10 idées pour ne plus avoir un mauvais caractère

Je ne le cache plus, j’ai mauvais caractère, j’ai même un très mauvais caractère, mais que voulez vous je suis bélier et je l’assume. Au bout d’un moment (assez long faut bien l’avouer), je me suis rendu compte qu’avoir mauvais caractère ce n’était pas une bonne chose (si si je vous assure).

Déjà, principalement ça n’aide pas à se faire des amis, ni à se faire une place dans la société, et apparemment tenir tête à son manager, ce n’est pas si bien vu que ça (qui l’aurait cru ?). Du coup, je me suis dis que j’allais vous aider à vous en sortir avec votre sale caractère, pour moi c’est fichu, je l’assume déjà.

Les « je sais tout mieux que tous le monde », apprenez à vous taire, surtout quand vous avez tort, vous êtes agaçant, et si il le faut, laisser les gens dans l’erreur, je vous assure ça peut être drôle et ça fera des anecdotes avec vos amis « je sais tout ». Oui car le « je sais tout » vit en communauté, comme ça ensemble ils se font des concours de celui qui sait le plus de choses, communément appelé « concours de zizi ».

Les têtus, sachez qu’un âne ce n’est vraiment pas glamour, non vraiment personne ne rêve de faire l’amour avec un âne, ni de l’embrasser (non ce n’est pas sale). Apprenez plutôt à être un chien, il parait que c’est séduisant, du moins plus charmeur qu’un âne ça c’est sur.

Les « batailleurs », il y a déjà assez de batailles comme ça, et puis vraiment je comprends le combat, la lutte, mais vraiment apprenez à faire la part des choses, et puis si vous voulez vraiment une bataille, jouez à Risk, ça vous occupera une petite heure.

Les compétiteurs, apprenez à être le meilleur pour des choses pratiques, comme faire la vaisselle le plus vite ou le rangement de linge le plus efficace, au moins il y aura une utilité et un vrai mérite. Et puis après vous pourrez aussi faire des « concours de zizi » de celui qui va le plus vite (à ne pas confondre avec les concours de zizi du celui qui en sait le plus hein, ce n’est pas le même genre).

Les « je dis tout ce que je pense » communément appelé les grandes gueules , pensez à activer le mode silencieux de temps en temps, ça nous fera des vacances, et je suis sur à vous aussi. Je n’ose imaginer votre stock de pastilles contre les maux de gorge (ou de boites de doliprane), imaginez les économies en vous stoppant rien qu’une fois sur deux. Alors pour se taire rien de plus facile, tournez sept fois votre langue dans votre bouche avant de parler, mordez vous la langue, pincez vous fort, ou répétez cent fois dans votre tête « les chaussettes de l’archiduchesse sont telles sèches », à coup sur votre interlocuteur ou le truc qui vous dérangeait aura disparu, à défaut recommencer les méthodes dites avant (oui plusieurs fois si il le faut). Et si vraiment vous craignez l’ulcère à ne rien dire, écrivez sur un carnet, sortez un blog où vous râlez, achetez un punchingball, faites du sport, fumez, mais détendez-vous, bordel !

Les boudeurs, la boude c’est moche, le boudin c’est mieux (surtout avec des pommes).

Les colériques, pensez à péter un coup de temps en temps, ça détend, ça dégaze, et grâce à ça vous évitez les maux d’estomac et donc d’acheter de l’Imodium (et encore des économies de faites, ça me fait plaisir). Bon par contre pensez à le faire dans un endroit discret, les transports en commun étant déconseillés surtout si vous tombez sur des « je dis tout ce que je pense » ou des enfants, ça vous évitera un beau « le monsieur/madame il sent pas bon des fesses » ou un magnifique « vous n’avez pas honte de dégazer dans un lieu public, nous n’avons pas élever les cochons ensemble ». Favorisez les prés, votre terrasse/balcon, vos toilettes, une impasse, les toilettes du travail sans collègue à côté pour vous entendre etc…

Les jaloux, ce n’est pas beaaaaaaaaaau de jalouser sur ce que vous n’avez pas ! Jalousez plutôt sur ce que vous avez !

Les gens cons, alors vous, non rien. Les gens cons sont cons, on ne peut rien faire pour eux. urlsource

Oui il n’y a que 9 idées, je vous vois venir avec vos « mais heu… tu avais dis qu’il y aurait 10 idées, tu nous as mentis » Sachez que ce n’est pas beau de réclamer ! (Et na !)

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Être mère, être femme, être tellement plus que ça

Quand j’étais petite on m’a appris à faire le ménage, la vaisselle, le repassage, la popote, à être une parfaite femme d’intérieur (c’est moche comme nom, nous sommes d’accord). Je ne comprenais pas pourquoi on me forçait à faire toutes ces choses alors qu’à mon frère on ne lui demandait rien. Ce n’était pas juste, moi aussi je voulais ne rien faire, moi aussi je voulais aller jouer, ou faire autre chose qu’être là. On m’a souvent donné comme réponse que c’était normal car j’étais une fille et que c’est le travail d’une femme de bien entretenir sa maison. Bizarrement je ne l’ai jamais vu comme ça, j’ai souvent refusé (et je refuse toujours) cette manière de faire, au temps vous dire que le chemin n’a pas été facile pour en arriver là : Colères, prises de tête et incompréhensions ont été de la partie, mais je n’ai rien lâché (et je ne lâche toujours rien).

On m’a souvent répété que j’étais une souillon (je vous fais la version polie bien sur), que je finirai seule, que personne ne voudrait de moi car je n’étais pas capable de faire les choses correctement. On m’a reproché mon comportement désinvolte et indépendant. On m’a reproché d’être moi même, de ne pas suivre les « règles », d’être un garçon manqué, d’être quelqu’un de différent de ce qu’on voulait que je sois, d’être qui je suis au final.

Depuis toute petite, j’estime que je suis bien plus que ce qu’on a voulu faire de moi, et à défaut de suivre ce qu’on a souhaité m’inculquer car c’était comme ça depuis des années et qu’il ne fallait surtout pas changer cette éducation. J’ai décidé d’aller à contre courant, de ne pas subir cette pression constante, ce lavage de cerveau, de devoir être ce qu’on me disait d’être, et j’ai décidé d’assumer qui j’étais, une femme tout simplement, une personne qui n’était pas obligé de se coltiner toutes les tâches ménagères parce qu’au final elle était née du « mauvais côté de la barrière ».

On m’a souvent reproché ce caractère indépendant, on me le reproche sûrement encore, mais assumant ce que je suis, je préfère être autonome que de dépendre de quelqu’un.

On m’a souvent dit que je saurai pourquoi quand j’aurai des enfants, et encore pire si j’avais une fille. Mini est une fille, et je ne comprend toujours pas pourquoi mais je sais une chose, c’est que je ne lui inculquerai pas ce qu’on m’a fait subir, je ne lui dirai pas de bien entretenir sa maison, je ne lui dirai pas qu’il faut se faire belle pour une autre personne, je ne la forcerai pas à être quelqu’un d’autre. Je lui dirai de s’assumer telle qu’elle est, je lui dirai de s’aimer, et de faire ce qui lui plait à elle, de suivre son instinct, d’être tout simplement elle.

Depuis plus de 2 ans maintenant, en plus d’être une femme, j’ai récupéré la casquette de Maman. Je suis donc une femme, une mère, une informaticienne, une amante, une blogueuse et tellement plus que ça.
Nous sommes nous avec un grand N, nous sommes plus qu’une tenue parfaite, qu’un enfant bien éduqué, qu’un diner préparé, qu’un appartement propre, qu’un linge rangé et plié. On est tellement plus qu’une recherche d’un corps parfait, que le superficiel qu’on essaye de nous coller depuis des années, tellement plus que cette démarche droite et parfaite, tellement plus qu’une mère aux enfants bien habillés, et parfait sur eux, tellement plus qu’un packaging. On est tellement plus que les clichés, les étiquettes, les images qu’on nous colle depuis des années, et j’aimerai tellement que les femmes de maintenant arrêtent de se prendre la tête d’être quelqu’un d’autre, qu’elles se mettent à se détendre, à respirer, à se dire que ce n’est pas grave si rien n’est parfait, que de toute façon la vie n’est pas parfaite, et que c’est mieux ainsi, j’aimerai tellement qu’elles soient tout simplement elles.

Sachez qu’on est tellement plus que ça, on est tout simplement nous.

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Édit : je sais que tous le monde n’a pas reçu cette éducation et heureusement, mais malgré ça la pression qu’on fait encore aux femmes (pas à toutes) est trop présente. Et J’aimerai que les choses changent et qu’on arrête d’imposer les choses aux gens. Je suis contente de voir que certaines choses évoluent mais il y a encore trop de femmes qui subissent la pression du quotidien alors que ça ne devrait pas être le cas. Respirez bien fort et laissez couler, vous verrez ça fait un bien fou.

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Ma mémoire, cette connasse

Depuis que je suis petite, j’écris, que ça soit sur des feuilles volantes ou dans des cahiers, je marque tout avec la date du jour et ce qu’il se passe, même le truc le plus insignifiant soit-il, car depuis toujours voyez vous j’ai peur d’oublier, alors je note tout afin qu’un jour lorsque je les relirai, je saurai.

Même en grandissant je n’ai pas perdu cette manie, j’écris toujours juste pour ne pas oublier. J’écris un peu moins sur les choses insignifiantes et je n’écris plus autant qu’avant c’est sur, mais il m’arrive par ci par là de laisser quelques mots pour me souvenir, pour plus tard ou même pour Mini.

Le soucis que j’ai aujourd’hui est que j’ai perdu les cahiers que j’avais quand j’étais plus jeune (j’ai commencé à écrire à 7 ans (les dates je vous dis)), et pour me souvenir ce n’est jamais évident, je raconte une histoire, remarque qu’il y a des erreurs, des incohérences, et je tente tant bien que mal à dénouer le vrai du faux, car le soucis quand tu as peur d’oublier et qu’au final tu oublies quand même.

Je n’arrive plus à savoir si j’ai vraiment vécu certaines choses ou si c’est mon cerveau qui a imaginé pour me protéger, car il fait les choses « bien » le cerveau, il modifie la réalité pour que tu ne sois pas trop déstabilisé, je ne le savais pas étant petite, j’avais juste mon angoisse, ma peur d’oublier avec moi. Et à force d’avoir peur, j’ai oublié. Heureusement, j’ai quand même les plus gros morceaux encore avec moi, mais ce sont juste les détails, les pointillés dans les grandes lignes, les minuscules points d’interrogations: « c’était quand? il faisait jour ou nuit? que lieu? Quel âge j’avais ? Autant d’interrogations que de trous de mémoire.

J’ai beau y réfléchir, à tourner les choses en boucle, il me manque des morceaux. J’ai beau tenter de faire une chronologie, de regarder les photos, il y a des passages que j’ai du mal à remettre à leur place, des choses dont je serai incapable de me souvenir à moins de relire mes textes ou de faire un come back dans le passé en mode hypnose (et ça jamais, on ne touche pas à mon cerveau il est déjà dans un sale état).

Je tente de me souvenir, j’écris, j’essaye d’extirper ces souvenirs car il le faut, car ces trous dans mon histoire me perturbent, car je veux comprendre, je veux savoir ce qui c’est vraiment passé et je ne veux pas me faire avoir par ce temps qui passe et qui détruit les choses sur son passage.

Se souvenir malgré la douleur, se souvenir malgré les obstacles, et chercher à comprendre.

Aussi long soit le chemin, j’espère qu’au final il vaudra la peine.

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