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Catégorie : Blablas et Compagnie

« Penser est à la source de la souffrance »

Cela fait quelques temps que cet article a été commencé comme la plupart des brouillons mais pour celui-ci j’en ai effacé le contenu pour en écrire un tout autre car la donne a changé de beaucoup, pour moi en tout cas.

Cela fait maintenant quelques mois que je ne viens plus sur le blog, je n’écris plus, je ne viens même pas sur le tableau de bord d’administration, j’ai même été étonné de me souvenir de mon mot de passe (bon ça en vrai pas tellement avec la mémoire que j’ai ça serait dommage de l’avoir oublié) mais voilà il est passé en tâche de fond, très loin dans mes activités et j’ai eu bien du mal à faire bouger ça et maintenant ce n’est plus l’objectif.

Je crois qu’il ne reviendra jamais.

J’écris encore, j’écris beaucoup sur mon téléphone dans les post-it, dans les livres de vie des filles, dans des fichiers word qui squattent à droite à gauche mais je ne partage plus. Par choix sûrement, par envie peut être. Ce blog survivra jusqu’à ce que le temps de l’hébergement OVH se finisse, il s’éteindra donc de lui même dans quelques mois. Je suis toujours sur quelques plateformes où j’écris en anonyme et je crois que c’est là où je me sens le plus à l’aise.

J’ai toujours envie d’écrire ce n’est pas la raison principal de ce silence doux et agréable. Je fais d’autres choses qui me prennent du temps, je favorise ma vie personnelle à ce bout de moi qui se promène sur internet. Je me plonge dans des écrits plus aboutis, des projets qui prennent aux tripes, de ceux qui font du bien au corps et au cœur.

Penser a été à la source de ma souffrance, elle est aussi le commencement d’un de mes plus grands projets, celui de me construire enfin en connaissance de cause.

Penser est simplement la source de ma vie.

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Top 10 de mes manies à la c**

Il y a les tics et les tocs, et puis il y a les manies que je fais inconsciemment et qui au final me fait bien rire :

1- Je finis TOUJOURS par ce que j’aime lorsque je mange
(Histoire de finir le repas avec une touche que j’apprécie, ce qui me met de bonne humeur)

2 – Je commence TOUJOURS par mettre la chaussure droite puis après la chaussure gauche
(Et j’ai remarqué cette manie il y a quelques mois)

3 – Dès que je rentre dans la voiture du côté conducteur, la première chose que je fais c’est de verrouiller la porte.
(Ce qui est assez drôle quand j’oublie que je dois emmener quelqu’un et qu’il galère à ouvrir la porte)

4 – Lorsque j’active une alarme sur mon téléphone, je mets soit un 5 soit un 0 en dernier chiffre.
(Ce qui me fait penser que lorsque je remets l’heure sur une horloge, j’attends un compte rond pour le faire)(Je crois que je ne supporte pas les comptes non finis).

5 – Lorsque je fais du renforcement musculaire et que je dois faire un nombre d’exercices (genre 50 squats), je commence en comptant par ordre croissant (le truc logique), puis lorsqu’il m’en reste 20, je le fais pas ordre décroissant.
(Et quand j’en ai marre je compte en langue étrangère (la plupart du temps en espagnol)).

6- Je ne peux m’endormir que sur le ventre et ma tête tournée vers la gauche.
(ce qui a été plutôt galère lorsque j’étais enceinte, heureusement j’avais trouvé une technique avec un coussin pour réussir à dormir en fin de grossesse)

7- Pour baisser le son de la télévision, j’utilise TOUJOURS la télécommande de la box.
(J’ai même une technique pour ça, je monte le son de la télé jusqu’à 40 (compte rond), et je gère le reste avec l’autre)(Le pire, c’est que ça me stresse si le son n’est pas géré avec la bonne télécommande (celle de la box donc))

8- Quand je suis angoissée je me touche le bout du nez avec le majeur et l’annulaire de la main droite.
(Du coup quand on le sait ça se grille à 5 kilomètres que j’angoisse)

9- Lorsque je porte un pantalon je ne peux m’empêcher de vérifier que la fermeture éclair est bien mise dès que je me lève de ma place ou que je sors des toilettes.
(On pourrait penser que je me touche et au final même pas, c’est juste que j’ai une obsession de la braguette ouverte).

10 – J’optimise TOUJOURS Tout ce que je fais.
Par exemple, lorsque je range le linge, je me débrouille toujours pour ne faire qu’un seul trajet. Je commence toujours par notre chambre, en premier c’est mon côté (qui est au fond), puis celui de l’homme (qui me ramène vers la porte), après je fais la chambre des filles, le tiroir de Fleur (qui est en bas donc je m’accroupis) et après celui de Mini (qui me permet de me mettre debout et de sortir)(optimisation des mouvements).
Et je fais ça aussi avec les sacs, le rangement, le ménage, la vaisselle, les trajets lorsque je sors..

11 – Bonus : quand j’étais petite et que j’ouvrais la porte je laissais TOUJOURS un espace plus grand pour laisser passer les fantômes ou un ami imaginaire quelconque.
(au fond je me disais même « au cas où on sait jamais dans le doute « )

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Les gens & les miches du voisin

-« Hé bah dis donc tu manges beaucoup aujourd’hui »

-« Oh bah tu marches pas droit, tu as trop couru ? »

-« Oh hé tu as trop chaud pour t’habiller comme ça »

-« Qu’est ce que tu peux boire comme eau ! »

-« Bah pourquoi tu as ton écharpe ? Tu as froid ? »

-« Mmh ça a l’air bon ce que tu manges, tu te régales là »

-« Il est joli ton short »

-« Arrêtes de boire tu vas pisser ! »

-« Oh bah tu as une petite mine aujourd’hui »

-« Tu as l’air fatigué, faut dormir la nuit »

-« Allez fait moi voir comment tu marches pour voir si tu as des courbatures »

-« Tu es en colère ou quoi ? Souris un peu »

-« Oh bah la gourmande ça mange bien, fais gaffe on va te pousser après »

-« Tu en as jamais marre de t’enerver pour un rien dès qu’on te dit quelque chose ? »

-« Oh bah tu es toute belle aujourd’hui »

-« Pfff tu te vexes vraiment pour un rien »

-« Ah non mais si on te dit ça, c’est pour faire la conversation »

Je.Non.RIEN.

*Et sinon vous occupez de vos miches ça vous arrive ? »

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Je suis

Je suis Marie, Je suis Lucie, Je suis Mathilde. Je suis cette fille qui n’a pas pensé à la pilule du lendemain car il n’y avait pas de raison que ça arrive. Je suis cette adolescente qui ne connait pas très bien ses cycles et qui n’a pas remarqué qu’il y allait avoir un soucis. Je suis celle qui est en plein examen et qui ne remarque pas qu’elle n’a pas ses règles. Je suis celle qui a été parmi les 220 000 cette année là.

Je suis Fiona, Je suis Tony, Je suis Nahla, Je suis Thierry. Je suis cette enfant sur 10, je suis cette petite fille qui s’est cachée plus qu’elle n’a fait de partie de cache cache. Je suis celle qui sait ce que ça fait. Je suis celle qui se repli aux cris. Je suis celle qui a eu la chance que le coup de trop n’ait pas été donné et je la remercie pour ça. Je suis la petite fille souriante, chiante, avec un sacré caractère. Je suis celle qui refuse l’autorité des adultes, qui créée des conflits, et qui ne laisse rien paraître.

Je suis France, Je suis Isabelle, Je suis Anne, Je suis Jeanne. Je suis une parmi 4 millions en France, je suis l’adulte qui a toujours peur du noir. Je suis celle qui ne supporte pas son corps depuis longtemps. Je suis celle qui a longtemps cru que c’était de sa faute. Je suis celle qui vit avec comme une seconde peau. Je suis celle qui a refusé longtemps d’en parler. Je suis la culpabilité, la honte, l’amnésie.

Je suis la porte fermée pour ne plus entendre les cris, je suis la musique augmentée pour ne pas entendre les coups. Je suis le regard baissé devant les questions, je suis les larmes aux yeux devant une mauvaise nouvelle, je suis la porte qui claque, je suis le sourire inversé, je suis la coquille vide. Je suis la blessure qui ne se voit pas trop. Je suis les cernes d’un enfant. Je suis le geste de trop. Je suis la colère, je suis l’alcoolisme, je suis l’enfant qui apprend trop tôt. Je suis la vie entière qui fait semblant. Je suis celle qui fait comme avant, je suis celle qui connait par cœur la peur. Je suis le mur derrière la carapace, je suis tous les autres qui n’ont pas eu la chance de survivre, je suis ceux qui ont préféré oublier pour toujours. Je suis le jugement.

Je suis la personne qui n’ose pas en parler, je suis le voisin qui a été témoin mais qui ne dira rien, je suis vous qui tournez la tête pour ne pas voir. Je suis vous qui pensez que c’est un plaisir d’en parler. Je suis cet homme, la cinquantaine, père de 3 enfants qui pense qu’elle l’a fait exprès. Je suis ce chirurgien qui n’en peut plus de ces avortements à répétition. Je suis ce professeur qui en a ras le bol de cet adolescent colérique. Je suis cette femme, la trentaine, pas encore maman qui pense que ce n’est pas si grave, qu’il l’avait sûrement bien mérité. Je suis cette grand-mère qui a des doutes mais qui ne veut pas déranger et qui ne souhaite pas mettre dans l’embarras cette famille qui a l’air si gentille. Je suis l’ami qui ne veut pas en parler pour ne pas perdre une amitié. Je suis la copine qui ne comprend pas pourquoi sa meilleure amie boude. Je suis les mains devant les yeux. Je suis vos œillères. Je suis les mensonges que vous vous dites pour faire taire votre conscience. Je suis les autres. Je suis celle qui n’oublie jamais.

Je suis eux, Je suis elles, Je suis vous.

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On oublie jamais, on s’habitue.

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E-crire au féminin : Le marché

J’ai décidé comme l’année dernière de participer au concours d’écriture écrire au féminin. Il s’agit d’écrire un texte sur un des 4 thèmes présentés. Cette année il y avait : tout a commencé sur Snapchat, Voilà un an que j’ai semé cette grain, rien ne sera plus jamais comme avant et celui que j’ai choisi c’était la photo parfaite.  Une des règles du concours c’est de ne pas dépasser les 3000 signes, malheureusement ma nouvelle de base en faisait plus de 5000, c’est pour cela que j’ai décidé de la publier ici, histoire de vous montrer ce qu’elle donne en intégralité.
Bien sur si vous le souhaitez vous pouvez aller voir sa version concours sur le site .Et même cliquer sur J’aime si vous l’aimez (promis ce n’est pas obligatoire).
Je vous laisse donc avec mon texte original Bonne lecture à vous :

-« Vous vous souvenez de cette photo ? »

– « oui Bien sûr »

En même temps qui ne se souvenait pas de cette photo ? Lui, peut-être ? Eux, sûrement ? Moi je m’en souviens.

-« Vous aviez quel âge dessus ? »

-« Je ne sais pas je dirais 6, peut-être 7 ans »

Oui c’est ça 7 ans, l’année où tout a commencé, la première année, celle où les souvenirs sont vacillants où on ne sait plus très bien ce qui s’est passé, cette longue année qui en a fait suivre des dizaines d’autres.

« Maintenant, respirez, et dites-moi ce dont vous vous souvenez ? »

-« Je me souviens des pleurs, et de la peur aussi. Je crois que j’avais mal au ventre, j’avais tellement mal… Je me souviens.. Je »

-« Doucement, respirez calmement. Reprenons au tout début, il faisait quel temps ce jour-là ? »

Il faisait beau ce jour-là, il faisait même très chaud. Il y avait un grand soleil, c’était un de ces jours où il faisait bon dans le sud, où on passait notre journée allongée au bord de la piscine, à rire, à créer de bons souvenirs. C’était le matin, le soleil ne tapait pas encore trop, mais on savait que ça n’allait pas durer. Maman avait sorti la crème solaire et les chapeaux, on se préparait pour partir sur le marché, il fallait trouver quelque chose à manger pour le midi, papa avait envie d’un Barbecue avec une salade d’été, maman pensait plus à un bon melon avec un peu de charcuterie, les deux m’allaient très bien.

Maman cherchait désespérément son panier alors que papa était déjà dans la voiture, prêt à partir, il nous attendait.

-« Partez sans nous, je gère Sophie, ne vous inquiétez pas, vous irez plus vite, et puis ça sera long pour elle, elle va s’ennuyer. »

Maman a acquiescé, c’est vrai que ce genre de sortie c’était long pour Sophie, mais bon ça l’embêtait de la laisser toute seule avec son frère, elle est vite ingérable, et puis ça serait la première fois qu’elle les laisse seuls tous les deux. Elle se retourna vers Papa pour voir ce qu’il pensait de cette idée. Il a haussé ses épaules comme à son habitude. Il était plutôt content de pouvoir faire une sortie à deux, sans les enfants, maintenant qu’ils sont grands, il se dit qu’ils peuvent se gérer tous les deux.

Maman sourit, pourquoi pas les laisser seuls, et puis si ça se passe bien, ils pourront recommencer et profiter à nouveau d’un moment à deux. Elle retrouva son panier posé en évidence sur la table du salon et fila vite vers la voiture.

-« Soyez sages, on revient vite. Sophie ne fait pas de bêtises, c’est ton frère qui te garde. »

La porte se referma pour laisser place à la pénombre, les volets étaient presque tous fermés pour garder un peu de fraicheur.

-« Viens on va jouer dans la chambre de papa et maman»

J’étais contente pour une fois, il voulait jouer avec moi. J‘aurais cru qu’il allait me laisser devant la télé pour qu’il puisse aller s’amuser avec ses amis. Lui qui aspirait à un peu de tranquillité sans moi, pour une fois, il me réclamait.

-« N’allume pas la lumière Sophie, rejoins moi on va jouer à cache-cache sous la couette »

Il était en sous vêtement sur le lit, il devait avoir trop chaud, pas étonnant de cette chaleur sous une couette. Il était bizarre, pour une fois il ne disait rien, il a commencé par me toucher le ventre, comme si il cherchait quelque chose, j’ai cru qu’il voulait qu’on se chamaille sauf que cette fois-ci il me faisait mal. J’ai senti ses mains descendre plus bas, j’ai commencé à me mettre à pleurer, je ne comprenais pas pourquoi il faisait ça et surtout ce qu’il me voulait, j’avais juste envie de jouer, qu’on rigole ensemble. Dans ce lit au milieu de cette chambre, il n’y avait rien de drôle dans ce qu’il se passait, ses gestes et sa manière de faire me faisaient peur, j’avais l’impression d’avoir en face de moi une autre personne. Plus il continuait, plus je pleurais, je n’avais qu’une envie c’est qu’il s’arrête.

-« Chut tais-toi, arrête de faire du bruit, tu m’embêtes.»

Se taire, ne plus bouger, c’était le mieux à faire alors je me suis arrêtée et j’ai attendu que ça passe. Ça piquait, ça brûlait, alors j’ai essayé de m’imaginer Maman et Papa sur le marché en train de flâner sur les étals, entre le saucisson et les légumes. J’ai vu leurs sourires, ils se rappelaient de bons souvenirs, ils rigolaient, Maman était rayonnante, Papa était content de pouvoir se promener sans s’inquiéter.

J’espère qu’ils me prendront des abricots, et qu’ils penseront aux sablés de la dame au chapeau. Ils sont si bons, aux pépites de chocolat, j’aime bien cette dame, elle est si douce, et si gentille, elle nous offre toujours  un chocolat, même si maman et papa ne prennent rien chez elle.

L’horloge de la cuisine sonna onze heures.

-« Tu ne diras rien à Maman et papa, on est d’accord ? »

Acquiesçant un oui de la tête, je retournais dans le salon pour m’asseoir sur le canapé. Maman et Papa étaient en train de revenir du marché. On entendait la voiture qui passait la porte de la cour, les graviers glissaient sous les pneus. Maman était radieuse, un large sourire aux lèvres, Papa en profita pour se glisser discrètement vers la terrasse. Ils ont dû passer un bon moment, Maman chantonnait.

-« Alors Sophie tu as été sage ? »

-« Oui maman ».

La réponse la satisfaisant, je fila voir Papa qui profitait encore un peu du soleil sous le pommier.

-« Je peux m’assoir sur tes jambes papa ? »

-« Bien sur Sophie, ça a été avec ton frère ? »

-« Oui papa, j’avais hâte que vous reveniez »

-« Moi aussi Sophie »

On profita à deux, du calme de cette maison dans les montagnes, l’un regardant les nuages, l’autre profitant d’un peu de réconfort.

Un craquement derrière, nous sortit de cette bulle de silence, je vis maman, l’appareil photo dans les mains, prête à dégainer, toujours les yeux pétillant de bonheur.

-« Allez Sophie, fais-moi un sourire, ça fera un beau souvenir » 

Comme c’est la première fois que je publie un de mes textes ici, j’aurai bien aimé votre avis (sans obligation toujours), j’accepte toutes critiques constructives (promiiiiiis bon en vrai ça m’angoisse d’écrire ça mais j’aimerai tellement avoir des avis extérieurs), en espérant que cela vous ait plu.

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Ces enfants-là

Souvent lorsqu’on se promène, je les vois ces enfants-là, ceux qui se reculent légèrement à la vue d’un simple geste, presque invisibles, attentifs aux moindres signes, en alertes constantes. Ceux qui n’ont peur de rien, juste peur d’eux. Ces enfants-là qu’on dénigre, ces enfants-là qu’on pointe du doigt parce qu’on ne les comprend pas, de l’extérieur comme de l’intérieur. Ces enfants-là qui ont le sourire, la bêtise facile, la larme difficile et l’enfance discrète. Ces enfants-là qui grandissent trop vite, qui apprennent trop vite. Ces enfants-là qui ne le sont déjà plus.

Ces enfants-là qui reconnaissent le bruit de la porte qui claque, de la colère qui monte, du verre de trop qui pousse à. Ces enfants-là qui savent ce qui va leur arriver rien qu’au son du pas qui approche. Ces enfants-là qui ont appris bien trop tôt à savoir survivre, à savoir quoi dire, à savoir comment réagir. Ces enfants-là qui ne connaissent pas le mot confiance. Ces enfants-là qui ont cessé de crier, qui ont cessé de penser. Ces enfants-là qui ne sont plus là. Ces enfants-là dont l’entourage se fou.

Ces enfants-là, je les reconnais presque trop bien. Les habitudes qu’ils ont, les gestes de repli, leurs colères grandissants, leurs haines pour survivre, leurs yeux presque vides, leurs sourires faux. Ces enfants-là qui n’ont jamais cru aux mains tendus. Ces enfants-là qui sont là malgré eux, qui attendent le prochain cri, la prochaine colère, le prochain coup. Ces enfants-là qui pensent encore que c’est de leurs fautes, qui s’excusent d’être là, qui veulent simplement que ça se finisse. Ces enfants-là qui ont appris à se modeler, à être autrement, à faire comme il faut ou presque. Ces enfants-là, à la coquille vide et aux murs immenses.

Ces enfants-là qui ne comprennent pas pourquoi. Ces enfants-là qui pleurent loin des regards, ces enfants-là qui n’ont aucune faiblesse. Ces enfants-là qui grandissent malgré tout. Ces enfants-là qui ne savent pas comment. Ces enfants-là qui ne s’étonnent plus. Ces enfants-là qui savent que la seule chose qui peut les protéger, c’est eux-même, et encore parfois ils doutent. Ces enfants-là qui ne voient pas le bout du tunnel. Ces enfants-là qui ne connaissent que ça.

Ces enfants-là qui deviennent des adultes. Ces adultes qui savent. Ces adultes qui se sont construits comme ils pouvaient, avec des fondations faussées, des murs branlants. Ces adultes qui ont une partie en moins. Ces adultes qui ne sont pas vraiment des adultes et qui n’ont jamais été vraiment des enfants. Ces adultes qui ne comprennent toujours pas pourquoi, ni comment.

Cet enfant-là, cet adulte-là.

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Rêver

Depuis toute petite j’adore rêver, j’aime me glisser dans ce monde qui n’est pas réel, cet endroit où je peux être ce que je suis, où je peux contrôler ce que je veux, où je me sens bien, où je me sens moi.

Je ne sais pas si en grandissant je me suis mise plus de barrières, je ne sais pas si elles ont toujours été là, ces barrières. Ce manque de confiance pour sauter le pas, ce pas qui me ferait rêver pour de vrai.

J’aimerai savoir danser et le faire sur la muraille de Chine ou en haut de la Tour Eiffel.

J’adorerai Voyager au bout du monde

Apprendre plusieurs langues comme le Japonais ou la langue des signes

J’aimerai savoir coder pour de vrai

J’aimerai ne plus me soucier de rien

J’aimerai refaire le monde

J’aimerai que chaque Hommes et Femmes se sentent égaux, aimés, heureux dans leurs vies.

J’aimerai être en paix à l’intérieur de mon cœur

J’aimerai que cette colère cesse.

J’aimerai arrêter d’être tirailler entre la joie et la tristesse

J’aimerai plus de simplicité dans les relations

J’aimerai, je souhaiterai, je voudrai

Arrêter d’utiliser ce Je.

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Vouloir retrouver son âme d’enfant

Qui n’a jamais rêvé de retrouver un bout de son enfance ? Cette innocence que nous avions lorsque nous étions tout petit ? Nos yeux qui s’écarquillent le lendemain de Noël devant les cadeaux ? Notre cœur qui se gonfle parce que nos parents ont pensé à nous en revenant du travail en nous prenant quelque chose qu’on aime ? Le plaisir de jouer à chat avec nos copains d’école ? Faire d’une montagne une petite bosse ? Notre âme d’enfant donc, où est-elle partie ? Et si chaque jour nous voulions la retrouver ?

Depuis quelques semaines, avec l’homme nous jouons à PokemonGo (oooooh mooon dieu quelle horreur), comme certains pourraient nous le reprocher nous avons un travail tous les deux, des enfants plus ou moins bien éduqués (nous n’avons pas la prétention de dire qu’ils le sont bien mais Mini dit bonjour, au revoir, merci, pardon), et nous nous inquiétons pour l’avenir.

En fait, on est bien assez inquiet pour l’avenir, pour le notre, pour celui des filles, pour notre travail, pour notre quotidien que nous chérissons, pour nos parents, notre famille. Oui nous sommes inquiets, Oui nous voyons aussi la montée du terrorisme, Oui nous pleurons les morts, les attentats, Oui on a le cœur au fond de l’estomac lorsque nous voyons les infos, Oui ça craint car nous voyons la haine gagner. Oui se faire taxer par l’état on connait, Oui on a peur de perdre notre travail nous aussi. Oui tout ça on le sait, on nous le rabâche, on le vit au quotidien. Et Merci de nous rappeler chaque jour que la vie ça craint, merci vraiment, on oublie tellement vite.

Oui, il se passe des choses graves dehors, oui il serait temps de réagir, d’arrêter d’être devant nos écrans, bouger, crier, faire entendre nos choix, notre voix, Oui je comprend votre colère, votre énervement devant cette génération qui pour vous n’en a que faire des autres, qui pour vous ne pense qu’à eux, qui pour vous sont égoïstes (si vous pouviez apprendre à les connaître avant de les juger, ça vous aiderait à arrêter de dire des conneries).

Oui mais voilà l’espace d’un instant, 10/20 minutes, le temps que Mini aille s’éclater au parc, le temps que Fleur fasse un tour en poussette, nous on est là comme deux gamins à jouer aux Pokémons, à les chercher, à se défier, à savoir lequel en a le plus. Oui c’est Puéril, Oui ça ne sert à rien, Oui ça ne va pas nous sauver du Terrorisme, ni faire baisser le chômage. Oui, Nous sommes bien d’accord la dessus, mais sachez que l’espace d’un instant, l’espace d’une sortie, on oublie l’horreur, on oublie l’angoisse, on oublie ce qui ne va pas.

Un Jeu n’a jamais eu la prétention de faire des miracles.  Un jeu comme le nom l’indique est fait pour jouer, pour passer du bon temps, pour se distraire, pour arrêter de penser à ce putin de quotidien qui commence à faire chier (pardon pour ma vulgarité mais merde quand même).

Les jeux vidéos, nous sommes nés dedans avec l’homme, des consoles on en a vu passer dans nos mains, et pourtant nous ne sommes pas devenu totalement abrutis, nous n’avons (encore) tué personne(s), nous sommes (presque) des adultes responsables. Avec le temps, nous avons vu la haine monter contre ce phénomène qui est le gaming, à croire qu’il fallait trouver un fautif. On a bien trop souvent pointé les jeux vidéos car ce jeune homme était mal dans sa peau, qu’il ne sort plus; car le voisin a pris son fusil et est allé tuer une dizaine de personnes, car cette fille qui était si souriante avant c’est suicidée. Sachez que ce jeune homme qui se sent mal dans sa peau, c’est peut être lié au faite qu’on se raille de lui à l’école, que ses parents divorcent, qu’il n’a pas confiance en lui, que personne ne fait attention à lui. Sachez que peut être ce voisin si il est si mal c’est qu’il a perdu sa femme, ses enfants, qu’il n’en peut plus de la vie. Sachez que cette fille si elle s’est tuée, c’est peut être parce qu’elle s’est faite agresser. En fait, les gens n’ont pas attendu les jeux vidéos pour être mal, c’est juste un passe temps comme un autre (sacré révélation, hein ?). Si ils avaient tous joué au bilboquet, on l’aurait accusé d’être lié à tous ces malheurs ?

Et là, je vois encore que le jeu vidéo est un bouc émissaire, une fois de plus, on le pointe du doigt. Il faut bien accuser quelque chose, on s’ennuyait tellement entre deux attentats, entre deux morts. Je vais vous avouer quelque chose (oui encore j’avoue beaucoup de choses ce matin), les gens n’ont pas attendu les jeux vidéos pour être con, ils n’ont pas attendu de jouer à Pokémon pour se tuer en voiture, pour aller faire chier les voisins, pour ne pas faire attention à eux.

Alors si vous pouviez laisser notre madeleine tranquille, si vous pouviez arrêter de pointer du doigt ce léger besoin de décrocher de ces horreurs, ça nous soulagerait, légèrement.

Et vous savez quoi ? Tout ça, ça ne changera pas du jour au lendemain. Comme disait George : « quand on est con, on est con ».

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Pile ou Face

Une fois de plus je viens de cliquer sur ajouter un article, une fois de plus je commence à taper quelques mots, une fois de plus je crains à l’inutilité de l’article (qui est sûrement justifié).
Une fois sur deux, lorsque je commence un article, je me demande pourquoi ? Quel est l’intérêt ? Qui est ce que ça va intéresser ? Est ce vraiment utile ce que je raconte ? Et puis au final qui s’en fou ?

Qui se fou de tout ça ?

Moi ? Pour tenir un journal ? pour me souvenir ? Me souvenir de quoi ? De l’âge à laquelle Mini a eu sa première dent ? Des souvenirs personnels ? Des souvenirs que je pourrais garder pour nous, pour notre bulle comme j’aime le dire.

Bloguer, c’est comme se regarder dans un miroir h24

Tu te montres, tu t’exposes, tu subis, et puis tu exploses. Tu as les critiques, tu as les conseils, tu as les bons sentiments, tu as les belles personnes. Tu reçois de tout, du bon comme du mauvais sauf que tu ne peux faire le tri, tu prends le tout. Tu te regardes sur tout les angles, on te regarde sur tout les angles, au milieu du bordel que tu crées.

Il y a comme un côté « égoïste » qui fait que j’aime bloguer autant que je déteste ça, cette ambivalence de sentiments. Cette fenêtre que j’ouvre sur notre vie, ce voyeurisme constant m’épuise. Comme dirait Jean-Paul Sartre : « l’enfer c’est les autres », alors pourquoi s’y exposer ? Je pourrais très bien l’écrire dans un journal, que je perdrais sûrement me connaissant. Ce serait presque une bonne idée mais qui le lirait ? Moi ? Finalement, ce voyeurisme je l’accepte (ou je le tolère ?).

J’ai toujours autant envie de lire, de commenter, d’écrire mais il me manque quelque chose.

Ce carnet de bord ne me suffit plus.

Ou m’a-t-il assez suffit ? Je ne saurais le dire. J’aime écrire, j’aime parler de tout de rien (bon surtout de rien). J’aime l’exercice que peut donner un article sponso ou même un concours. J’ai appris beaucoup sur moi, sur les autres. Peut être trop ?

Et une fois de plus j’écris tout ça comme si ça avait de l’importance, comme si il y avait un impact quelconque à ce que je raconte.

Je crois qu’au fond j’ai « grandis ».

Je ne ressens plus le besoin de m’exprimer sur certains sujets qui me hantaient. Comme une impression d’être passé de l’autre côté, je n’ai plus besoin d’écrire, je n’ai que l’envie.

Je crois que j’en ai fini de vider mon placard.

Je pourrais dire que je n’ai pas le temps pour tout ça, mais ça serait mentir. Le temps je l’ai, je procrastine juste. Par envie sûrement, par envie de ne pas avoir envie.

Encore écrire ou ne pas écrire ? Publier ou ne pas publier ?

Je me sens lourde d’indécision.

Alors Pile ? Ou Face ?

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Blédina répond à vos questions

Cela fait maintenant quelques mois que Fleur a commencé la diversification, les fruits et les légumes ça la connait, elle commence même à y avoir ces p’tits chouchous ! Fleur n’a pas dérogé à la règle, et a donc le droit à mes p’tits pots fait maison. Je l’ai fais pour Mini, j’ai donc continué pour Fleur. Cependant, il arrive que le timing ne soit pas toujours parfait et qu’on soit en rade de purée, quand ça arrive je me laisse tenter par quelques petits pots Industriels, le temps de refaire une fournée de fait maison !

Avant de faire partie de la Blédifamily, j’étais aussi très réticente à l’idée de donner de l’industriel à mon bébé, j’étais blindé d’aprioris (booooouh c’est pas beau !!) et de questions, c’est pour cela que j’ai voulu rejoindre l’équipe, je voulais en savoir plus, et qu’on réponde à toutes ces questions qui me taraudaient (et je n’ai bien sur pas été déçu.)

Aujourd’hui, je vous reparle de tout ça car Blédina a commencé une démarche de transparence depuis quelques temps déjà et souhaite continuer sur ce chemin là. Elle a tout d’abord développé le programme parents/témoins qui a permis à des parents de visiter des sites de productions et de voir la fabrication d’un petit pot de A à Z ! Maintenant, avec la blédifamily, elle souhaite répondre à toutes vos questions (de la transparence je vous dis !!).

Ainsi, si vous avez des questions sur les produits Blédina : Choix des producteurs, choix des produits, charte qualité, méthode d’agriculture, N’hésitez plus, je donnerai TOUTES vos questions (et ouiiii pas de langue de bois par ici ) à Blédina qui prendra le temps de vous répondre !!

Alors à vos claviers, je vous écoute (vous lis donc) qu’est ce que vous voulez savoir sur Blédina ?

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