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La Courzapat 2016

Oui on va encore parler course sur le blog aujourd’hui, je sais que les articles sur le sujet s’accumulent mais que voulez vous le thème m’inspire (et puis bon j’ai commencé au moins une dizaine d’articles sur d’autres choses mais je n’arrive pas à les finir).

Lundi 31 Octobre, nous avons donc testé avec des collègues la Courzapat, 3ème édition. Cette course se trouve à Courzieu (à 45 minutes de Lyon), là où se trouve le parc animalier avec les loups. Elle se décline en 3 courses : Une rando et un trail de 11 kms (avec 500mD+) et un trail de 21 kms (Avec 1100mD+), deux tracés bien différents. L’une est avec une grande et belle ascension, l’autre avec 3 ascensions aux profils variés. Les trois courses partent à 21 heures, Lundi il y avait donc 500 personnes (environ) en frontales à côté de la salle Polyvalente de Courzieu (sympa l’ambiance). Niveau température, on était plutôt bien, pas trop froid, ni trop chaud, et il n’a pas plu (OUF !) mais je ne regrette pas de mettre habillé en long quand même, les orties et les fougères ça agrippe !

C’était une première nocturne pour moi, du coup j’en ai profité pour essayer la frontale reçue le matin même (vive la livraison rapide).

C‘est la boule au ventre que je me suis dirigée (avec mes collègues) sur la ligne de départ.

En plus d’être une première de nuit, c’est aussi la première fois que je fais autant de dénivelé. J’ai vu le tracé de la course, je sais que ça va être dur et intense et qu’il ne faudra rien lâcher jusqu’au 16ème kilomètres, je n’ai que lui en tête, après ça descend, je pourrais me détendre.

tdr Le départ est dans la bonne humeur, on serait presque bien d’être là à 21H dans le froid, le soir d’Halloween. La séparation avec le 11 kilomètres se fait rapidement, environ au 2ème kilomètres (si je me souviens bien). La première « vraie » montée arrive (même si ça grimpait légèrement déjà jusque là), un bouchon se crée mais ça sera le seul et l’unique et ça ne durera pas vraiment, juste le temps de faire un tri naturel, les autres devant, moi derrière en train de mourir (est ce que je vous ai déjà dis que le dénivelé ce n’était pas DU TOUT mon fort ?!) mais qui le vis plutôt bien pour une première montée.

Je me souviens l’avoir détesté à première vue, et puis aimé après avoir enchainé les deux autres.

On ne s’arrête jamais de monter jusqu’au 4ème kilomètres pour enfin finalement descendre jusqu’au 6ème et repartir de plus belle derrière (j’aurai pas dis non à 1 ou 2 kilomètres de plus). Je n’ai pas l’impression de m’être « reposée » avec la descente, et je sens que cette deuxième difficulté aura peut être bien raison de moi. Lors de cette montée, j’essaye de me motiver, j’ai le cerveau qui cogite sur la douleur et c’est loin de n’être que du bonheur, la difficulté est là, je la sens, et je m’en voudrais presque d’être là.

  A partir du 7ème kms, je souffre, j’ai mal, je subis et je n’arrive pas à décrocher de cette douleur.

La deuxième descente arrive, celle-ci est indiqué comme dangereuse, qu’il faut faire attention, et hop ça sera une glissade au ralentie pour moi avec le cul posé sur un caillou, rien de grave, je repars aussi vite (même si je me serai bien éternisée là, assise). J’essaye de rester concentrer sur la pose de mes pieds, je ne lâche rien, hop j’évite un caillou, Hop j’essaye de ne pas glisser, Hop je reste sur mes appuis, ça glisse plutôt bien, mais je tiens.

Et là, BIM, Miracle, le ravito !

Je n’ai pas très faim mais je ne me sens pas non plus au meilleur de ma forme, je me force et pars sur des valeurs sures pour mon corps : Banane/abricot sec. Mes collègues de course profitent pour taper la discute, et manger Tucs et saucissons. Le mode zombie a déjà commencé, je ne me sens pas autant en forme qu’eux mais j’en profite pour enfin me reposer.

12 kilomètres sont passés, on a fait plus de la moitié, mais je ne me sens pas soulagée car je sais la difficulté qu’il reste encore à accomplir.

On repart pour la dernière ascension. A peine quelques pas d’effectués que j’ai le cerveau qui déconnecte complètement, les deux autres montées ont eu raison de mon dos et de mes cuisses. J’active le mode Robot : »plus tu avances, plus tu approches de la descente, et plus vite c’est fini » en boucle, avec de temps en temps à voix haute des « Allez on y va ».

Cette dernière montée est un vrai calvaire.

Et je me dis que finalement la première était plus abordable que celle-ci alors qu’à la vision du tracée j’avais cru l’inverse. Elle me manquerait presque. Un coureur est devant nous, je reste fixée sur lui, en espérant qu’à chacun de ses pas, il se mette à descendre, mais plus le temps passe, plus il monte, et moins je le vois descendre, je me demande même si à un moment ça sera le cas.

Enfin la délivrance tant attendue arrive. Et ce n’est pas du tout ce que je croyais, je n’ai pas le temps de récupérer, ni de me reposer. Une deuxième descente difficile est annoncée, et c’est du terrain sablé, des énormes cailloux (et des plus petits), des feuilles, et de la boue qui nous accueillent. Le tout avec du brouillard qui ne nous permet pas de voir grand chose.

Cette pente sur 5 kilomètres sera aussi technique que la montée.

Je fais attention où je pose les pieds surtout que je ne suis pas douée naturellement, j’essaye de ne pas trop glisser (pas de deuxième gamelle pour moi), et surtout je me déteste très fort de ne pas avoir pris le temps d’aller chercher mes chaussures de Trail. On croise un panneau 4 kilomètres sur le côté, et j’attends patiemment le panneau 3 kms qui mettra trois plombes à arriver, comme celui du deux d’ailleurs. Le cerveau n’est plus là, trop de brouillard, trop de cailloux, trop de boue, trop de fatigue, j’ai perdu la notion du temps. Seules, les jambes sont toujours là et continuent de courir pour moi.

20,5 kms, on touche ENFIN du bitume.

La fin est là, une légère montée qu’on a pris pour du faux plat (ah ah) nous motive et on file vers l’arrivée qui est à l’intérieur de la salle polyvalente. A ce moment là, c’est l’euphorie qui gagne, et le plaisir d’avoir terminé. Heureusement, une bière de fin nous attends, et là, ce n’est que du bonheur !

imageLe tracé de la course

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7 commentaires

  1. Samedi je vais sur Lyon pour encourager le mec de ma belle soeur dans une course mais je ne sais point laquelle ^^ je penserai à toi !

    • Oh yeaaaah c’est L’urban trail en Nocturne, c’est une superbe course, j’aurai du la faire mais je serai bien occupée 😉 !

  2. Wouahhhh quelle course!!!! Bravo ma belle !!!
    Vite des chaussures de trail pour que tu sois plus en confiance la prochaine fois !!

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