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La maison du bonheur

Ce week-end, je les ai regardé jouer ensemble, j’ai pris le temps de me poser 5 minutes, et je les ai observés. Longuement pour une fois, pour de vrai, je les ai vu, là en plein milieu du salon, entre la chaise et la table basse, l’une instable, debout, mettant en suspense sa future gamelle, l’autre assise, en tailleur, le regard ailleurs.  Les deux, les filles, ensemble comme une évidence, en train de jouer, en train de se chercher, en train d’être eux, comme un tout.

Ce Week-end, Ça rigolait sec, la grande forcée, un peu, la petite naturelle, pour l’instant, et puis les deux ensemble. Ça rigole souvent, ça se marre même plutôt bien. Surtout pour faire des bêtises, celles qui font sourire, celles qui font dire que ce n’est pas grave, celles qu’on apprécierait presque. Ça arrache le papier peint, la petite mais la grande aussi, ça saute dans le lit, la grande surtout, ça essaye de grimper dedans, la petite en majorité. Ça joue dans les DVD, ça les sort, puis les remets, les balance, les machouilles. Ça mange les croquettes du chat, la petite seulement. Ça écrit sur les murs avec de la craie, la grande pour une fois. Ça joue dans le bol du chat, la petite, again, ça se mouille, ça se lave, ça glisse dedans, ça s’amuse et ça tombe.

La grande et la petite, ça sonne un peu comme Laurel et Hardy, ensemble, deux êtres si différents, et qui pourtant rigolent à l’unisson. Ce double rire, ce « HEY » qui sonne comme un « attends moi, j’arrive », ces jambes qui galopent les unes derrière les autres, ce duo qui va nous en faire baver. Ce 4 pattes qui va presque aussi vite que les 2 de devant.

Avec elles, la maison n’est jamais parfaitement rangée, beaucoup de choses trainent, les jouets, les papiers à ranger, les papiers passés du stade à ranger à presque mis dans les pochettes, les dessins de l’école, ceux de chez la nounou, ceux fait à la maison. Les dessins, les peintures, les montages de bric et de broc, le bazar, leur bordel.

Leur bordel qui fait sourire comme leurs cris qui font râler, leurs larmes, leurs bleus, le ras le bol, les raaaaaaaaaaah, les lâches ta sœur, les ‘yen a marre », les remises en question, les saturations, les dodos tristes et les complications. Le stress de ne pas arriver à les comprendre, de trop en vouloir, les analyses constantes, les angoisses de ne pas bien faire, de vouloir trop en faire. Ce bric et broc d’émotions. Cette instabilité qui fait de nous des experts du chat perché.

Ce chat qui au milieu des 2 se cache, se méfie, file entre les jambes et vit à l’heure des 2.

Dans cette maison qui n’en n’est pas totalement une, on sourit, on rit, on pleure, on s’interroge, on se questionne, on se câline, mais surtout on s’aime.

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